perte de poids

Suggéré

3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

perte de poids – Diabète de type 2
Suggéré3 études

Atteindre et maintenir un poids corporel sain réduit considérablement le risque de développer un diabète de type 2.

Trois études à grande échelle, portant sur plus de 364 000 participants dans plusieurs pays européens, démontrent que le poids corporel est un facteur modifiable essentiel pour la prévention du diabète de type 2. Une analyse par randomisation mendélienne menée auprès de 337 536 participants de l’étude UK Biobank a révélé une relation causale : chaque augmentation de 4,1 kg/m² de l’IMC augmente le risque de diabète d’un facteur de 2,72 (IC à 95 % : 2,33–3,29). L’étude cas-cohorte EPIC-InterAct (11 559 cas de diabète, 15 258 sous-cohortes) a révélé que l’ajustement de l’IMC atténue l’association protectrice des fibres alimentaires contre le diabète (RR : 0,82, IC à 95 % : 0,69–0,97), ce qui confirme que le poids est un facteur médiateur indépendant. Une analyse multicohorte menée dans quatre pays a montré que les personnes sans obésité et sans autres facteurs de risque comportementaux vivaient en moyenne six années supplémentaires sans maladie chronique par rapport à celles présentant deux facteurs de risque ou plus. L’obésité réduit indépendamment l’espérance de vie saine et l’espérance de vie sans maladie, quel que soit le sexe ou la nationalité.

Preuves

Auteurs: Biener, Bowden, Burgess, Burgess, Burgess, Bycroft, Chaker, Chiolero, Cronin, Davies, Denny, Dixon, Gkatzionis, Hartwig, Hemani, Kulkarni, Lau, Locke, Michailidou, Millard, Nyberg, Panoutsopoulou, Ruhl, Schoemaker, Sudlow, Sun, Todd, Tyrrell, Verbanck, Verma, Wills, Xu

Publié: 1 janvier 2019

Dans cette étude cas-témoins menée auprès de 337 536 participants de la UK Biobank âgés de 37 à 73 ans, une analyse de randomisation mendélienne a démontré que l’IMC, déterminé génétiquement, était causalement associé au diabète de type 2, avec un odds ratio de 2,72 (IC à 95 % : 2,33-3,29) par augmentation d’un écart-type (4,1 kg/m²) de l’IMC. Cette association a résisté à une correction de Bonferroni rigoureuse (p < 5,4 × 10⁻⁵) et a été confirmée par les cinq méthodes d’analyse de sensibilité testées, incluant la médiane pondérée, le mode pondéré et la régression d’Egger.

Auteurs: Aalto, Ville, Goldberg, Marcel, Hanson, Linda Magnuson, Head, Jenny, Kawachi, Ichiro, Kivimaki, Mika, Stenholm, Sari, Vahtera, Jussi, Westerlund, Hugo, Zaninotto, Paola, Zins, Marie

Publié: 1 août 2016

Une étude multicohorte menée en Angleterre, en Finlande, en France et en Suède a analysé trois facteurs de risque modifiables – le tabagisme, l’inactivité physique et l’obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) – afin d’évaluer leur impact sur l’espérance de vie sans maladie chronique chez les personnes âgées de 50 à 75 ans. Le diabète était l’une des quatre maladies chroniques suivies. Les personnes ne présentant aucun facteur de risque comportemental pouvaient s’attendre à vivre en moyenne six années de plus sans maladie chronique et huit années de plus avec une bonne perception de leur état de santé, par rapport aux personnes présentant au moins deux facteurs de risque. L’obésité, considérée comme un facteur de risque isolé, était indépendamment associée à une réduction du nombre d’années de vie saine et sans maladie. Des analyses spécifiques en fonction du sexe, utilisant des tables de vie multi-états, n’ont révélé aucune différence significative entre les quatre cohortes nationales.

Auteurs: InterAct Consortium

Publié: 1 juillet 2015

Dans l’étude de cohorte cas-témoin EPIC-InterAct (11 559 cas de diabète de type 2 identifiés au cours d’une période de suivi de 10,8 ans, sous-cohorte de 15 258 participants), l’association inverse entre l’apport total en fibres alimentaires et le risque de diabète (RR 0,82, IC à 95 % de 0,69 à 0,97 pour Q4 par rapport à Q1) s’est atténuée et n’était plus statistiquement significative après ajustement en fonction de l’IMC. Cette tendance à l’atténuation suggère que le poids corporel joue un rôle partiel dans la relation protectrice des fibres contre le diabète de type 2, ce qui soutient l’idée que la gestion du poids est une cible indépendante et réalisable pour la prévention du diabète.