boissons non alcoolisées

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Dernière mise à jour: 25 février 2026

boissons non alcoolisées – Diabète de type 2
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Une consommation régulière de boissons sucrées augmente considérablement le risque de diabète de type 2, soit de 21 % par portion consommée quotidiennement.

Deux vastes études européennes prospectives, qui ont réuni plus de 35 000 participants, établissent un lien constant entre la consommation de boissons sucrées et un risque accru de diabète de type 2. Dans la cohorte EPIC-Norfolk (25 639 adultes, 847 cas de diabète, suivi sur 10,8 ans), chaque portion quotidienne de boisson sucrée était associée à un rapport de risque de 1,21 (IC à 95 % : 1,05–1,39), ce qui persistait même après ajustement en fonction de l’obésité. L’étude cas-cohorte EPIC-InterAct (9 682 cas de diabète dans sept pays européens) a identifié les boissons sucrées comme un facteur clé des habitudes alimentaires associées à un risque accru de diabète, et a constaté que le respect d’un régime alimentaire protecteur entraînait une réduction du rapport de risque à 0,87–0,91. Le remplacement d’une portion quotidienne par de l’eau ou du thé/café non sucré réduisait l’incidence de 14 % à 25 %. Une modélisation de la population a estimé que réduire la consommation de boissons sucrées à moins de 2 % de l’apport énergétique total pourrait prévenir 15 % des nouveaux cas de diabète, avec une relation claire entre dose et effet (rapport de risque de 1,18 pour chaque augmentation de 5 % de l’apport énergétique provenant des boissons sucrées).

Preuves

Auteurs: Forouhi, Nita G, Imamura, Fumiaki, Khaw, Kay-Tee, Lentjes, Marleen AH, O'Connor, Laura, Wareham, Nicholas J

Publié: 1 janvier 2015

Dans une cohorte prospective de 25 639 adultes britanniques issus de l’étude EPIC-Norfolk et suivie pendant une moyenne de 10,8 ans, 847 nouveaux cas de diabète de type 2 ont été confirmés. Une régression de Cox ajustée a révélé que la consommation de boissons sucrées était associée à un ratio de risque (RR) de 1,21 (IC à 95 % : 1,05–1,39) par portion/jour, et ce, même après ajustement pour l’obésité. Le remplacement d’une portion quotidienne de boissons sucrées par une portion d’eau ou de thé/café non sucré a réduit l’incidence de 14 % à 25 %. L’apport énergétique total provenant des boissons sucrées présentait une relation dose-réponse : RR de 1,18 (IC à 95 % : 1,11–1,26) par tranche de 5 % d’énergie. Une modélisation de la population a estimé que si les consommateurs de boissons sucrées réduisaient leur consommation à moins de 2 % de leur apport énergétique total, il serait possible de prévenir 15 % des nouveaux cas de diabète.

Auteurs: InterAct Consortium

Publié: 1 février 2014

Dans le cadre de l’étude EPIC-InterAct (cohorte cas et sous-cohorte, comprenant 9 682 cas de diabète, 12 595 participants à la sous-cohorte, provenant de sept pays européens), les habitudes alimentaires déduites du RRR (régression linéaire réduite) et caractérisées par une faible consommation de boissons sucrées se sont révélées significativement corrélées de manière inverse au diabète de type 2. Les rapports de risque (HR) pour chaque augmentation d’un écart-type dans l’adhésion à ces habitudes alimentaires étaient de 0,91 (IC à 95 %: 0,86–0,96) et de 0,87 (IC à 95 %: 0,82–0,92) après ajustement multivarié, y compris la taille corporelle. Les boissons sucrées ont été spécifiquement identifiées comme faisant partie des groupes d’aliments qui contribuent aux modèles de régression linéaire réduite associés à un risque accru de diabète.