perte de poids

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3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 21 février 2026

perte de poids – Cancer de la prostate
Suggéré3 études

La gestion du poids améliore les résultats des traitements contre le cancer de la prostate et réduit le risque d'intensification des soins.

Trois études contrôlées randomisées impliquant 897 participants établissent une corrélation constante entre la perte de poids et l'amélioration des résultats en cas de cancer de la prostate. Dans une étude portant sur 206 hommes atteints d'un cancer de la prostate à risque défavorable, les hommes en surpoids ou obèses ont eu besoin d'une thérapie de suppression androgénique de sauvetage significativement plus tôt que les hommes ayant un poids normal (médiane de 3,7 ans contre 6,9 ans ; HR de 1,11 par unité d'IMC ; p = 0,002), avec une relation dose-réponse claire (p < 0,001 pour la tendance). Une étude contrôlée randomisée axée sur l'exercice physique portant sur 50 hommes atteints d'un cancer de la prostate localisé a permis de réduire en moyenne la masse corporelle de 2,0 kg (IC à 95 % : -2,9 à -1,1) au cours de 12 mois, ce qui s'est accompagné d'améliorations cliniquement significatives de la pression artérielle (systolique : -13 mmHg, diastolique : -8 mmHg) et d'une rétention de 92 %. Une troisième étude portant sur 641 personnes en surpoids ayant survécu à un cancer à long terme a démontré que le maintien d'un régime alimentaire et d'une activité physique réduisait significativement l'IMC (β = -0,06, p < 0,05). Le maintien d'un poids santé grâce à une modification combinée de l'alimentation et à une activité physique régulière peut retarder la progression de la maladie et réduire le besoin d'une thérapie hormonale supplémentaire.

Preuves

Auteurs: A Bandura, AK Eriksen, B Gardner, B Verplanken, C Bosco, C Renzi, FC Hamdy, G Godin, GA Borg, GJ Koelwyn, HH Kyu, HJ Tan, J Sim, L Bourke, LA Kaminsky, MR Law, R Horne, SM Eldridge, T Hvid, T Kroll, T Li, TJ Wilt, WC Willett, YL Le

Publié: 14 mai 2018

Dans cette étude randomisée contrôlée portant sur 50 hommes atteints d’un cancer de la prostate à faible ou intermédiaire risque, le groupe soumis à un entraînement physique (n=25) a obtenu une réduction moyenne de la masse corporelle de 2,0 kg (IC à 95 % : -2,9 à -1,1) sur 12 mois par rapport au groupe recevant des soins habituels et des conseils en matière d’activité physique (n=25). Cette perte de poids s’est accompagnée d’une réduction de la pression artérielle systolique de 13 mmHg (IC à 95 % : 7 à 19) et de la pression artérielle diastolique de 8 mmHg (IC à 95 % : 5 à 12), ce qui indique une amélioration des indicateurs de santé cardiovasculaire. Le taux de rétention de 92 % dans les deux groupes démontre la faisabilité de modifications durables du mode de vie dans cette population de patients.

Auteurs: Demark-Wahnefried, Wendy, Morey, Miriam C., Mosher, Catherine E., Rand, Kevin L., Snyder, Denise C., Winger, Joseph G.

Publié: 20 mars 2014

Une étude contrôlée randomisée a testé une intervention combinant des séances téléphoniques et l’envoi de supports imprimés sur le régime alimentaire et l’exercice physique auprès de 641 personnes âgées, en surpoids et ayant survécu à long terme au cancer du sein, de la prostate ou du côlon, pendant une période d’un an. La participation aux séances téléphoniques a montré une relation indirecte négative significative avec l’IMC (β = -0,06, p < 0,05), cette relation étant médiatisée par les comportements alimentaires et d’exercice physique adoptés pendant la période de l’intervention. L’étude a spécifiquement recruté des personnes en surpoids ayant survécu au cancer et a suivi les changements comportementaux à 14 moments différents, ce qui a démontré que le maintien d’une adhérence aux composantes du régime alimentaire et de l’exercice physique contribuait à la réduction de l’IMC (NCT00303875).

Auteurs: Chandra, Ravi A., Chen, Ming-Hui, D'Amico, Anthony V., Loffredo, Marian, Zhang, Danjie

Publié: 1 janvier 2014

Dans une étude prospective randomisée et contrôlée portant sur 206 hommes atteints d’un cancer de la prostate à risque défavorable, traités par radiothérapie, 49 hommes ayant présenté une progression de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et ayant reçu une thérapie de suppression androgénique de sauvetage (TSAS) ont été analysés. Les hommes en surpoids ou obèses ont nécessité une TSAS significativement plus tôt que les hommes de poids normal (médiane de 3,7 ans contre 6,9 ans ; rapport de risque ajusté de 1,11 par unité d’augmentation de l’IMC ; IC à 95 % : 1,04–1,18 ; p = 0,002). Une tendance dose-réponse a été observée : les hommes en surpoids ou obèses atteints d’une maladie à haut risque ont eu le délai le plus court avant la TSAS (2,3 ans), suivis des hommes en surpoids ou obèses atteints d’une maladie à autre risque (4,6 ans) et des hommes de poids normal (6,9 ans ; p < 0,001 pour la tendance).