Vitamine D

PrudenceSuggéré

3 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Vitamine D – Cancer de la prostate
Prudence1 études

Des niveaux modérés de vitamine D pourraient être optimaux ; des niveaux trop bas ou trop élevés augmentent les risques.

Une relation en forme de «…U…» entre le taux de vitamine D dans le plasma et le risque de cancer de la prostate signifie qu’une carence ou un excès sont tous deux associés à un risque accru. Les hommes dont les niveaux de vitamine D sont adéquats devraient éviter une supplémentation inutile, car augmenter ces niveaux au-delà d’un certain seuil pourrait être préjudiciable. La plage optimale semble être relativement étroite.

Preuves

Auteurs: Goodman, G. E, Goodman, P. J, Klein, E. A, Kristal, A. R, Meyskens, F. L, Minasian, L. M, Neuhauser, M. L, Parnes, H. L, Schenk, J. M, Song, X., Tangen, C. M, Thompson, I. M, Till, C.

Publié: 14 avril 2014

Dans cette analyse cas-cohorte imbriquée au sein de l’étude SELECT (1 731 cas, 3 203 membres de la cohorte), le taux de 25-hydroxyvitamine D dans le plasma a révélé une association en forme de U avec le risque global de cancer de la prostate. Par rapport au quintile inférieur, le troisième quintile présentait l’association protectrice la plus forte (RR 0,74, IC à 95 % 0,59-0,92, p = 0,008), tandis que le quintile supérieur n’a montré aucun bénéfice (RR 0,98, IC à 95 % 0,78-1,21, p = 0,823). Pour les formes de cancer de haut grade (Gleason 7-10), le deuxième et le troisième quintile étaient protecteurs (RR 0,63, IC à 95 % 0,45-0,90, p = 0,010 ; RR 0,66, IC à 95 % 0,47-0,92, p = 0,016), mais le quintile supérieur ne l’était pas (RR 0,88, IC à 95 % 0,63-1,22). Les auteurs en concluent que la supplémentation des hommes ayant des taux adéquats pourrait être néfaste.

Suggéré2 études

La vitamine D favorise la santé des os et peut aider à prévenir la progression du cancer de la prostate.

Deux études – un essai contrôlé randomisé (n = 96) et une revue systématique – soutiennent la supplémentation en vitamine D pour les patients atteints d’un cancer de la prostate. Dans l’étude RTOG 0518, la vitamine D et le calcium ont été administrés comme traitement standard à tous les hommes atteints d’un cancer de la prostate localement avancé ou de haut grade, qui suivaient une thérapie par agoniste LHRH et une radiothérapie. Sur une période médiane de suivi de plus de 35 mois, les patients suivis ont présenté une diminution modérée de la densité minérale osseuse (-5 % au niveau des vertèbres lombaires, -8 % au niveau de la hanche totale et du col fémoral), avec seulement une fracture chez environ 48 patients. Cela a permis d’établir que la vitamine D est un élément essentiel de la prise en charge de la santé osseuse pendant la thérapie de privation androgénique. Une revue systématique distincte, menée dans plusieurs bases de données, a identifié le cancer de la prostate comme l’un des types de tumeurs pour lesquels la vitamine D présente des effets antiprolifératifs, pro-différenciateurs et chimiopréventifs, les modèles expérimentaux confirmant un ralentissement de la croissance tumorale. L’ensemble des données disponibles permet de considérer la vitamine D à la fois comme une mesure protectrice de la santé osseuse pendant le traitement et comme un agent chimiopréventif potentiel pour le cancer de la prostate.

Preuves

Auteurs: Aiello, S, Crescimanno, M, Di Majo, D, Flandina, C, Giammanco, M, La Guardia, M, Leto, G, Tumminello, FM

Publié: 9 avril 2015

Une revue systématique menée à partir des bases de données ISI Web of Science, Medline, PubMed, Scopus et Google Scholar a évalué le rôle de la vitamine D dans la prévention du cancer. Des études expérimentales ont démontré les effets antiprolifératifs et pro-différenciateurs de la vitamine D sur les cellules tumorales in vitro, tandis que des études in vivo ont confirmé un ralentissement de la croissance tumorale. Des observations cliniques et expérimentales ont spécifiquement identifié le cancer de la prostate parmi les types de tumeurs pour lesquels la vitamine D et ses analogues se sont révélés efficaces pour prévenir la transformation maligne et la progression de la maladie. L'ensemble des données issues de ces différentes bases de données suggère que la vitamine D pourrait constituer un agent chimiopréventif potentiel du cancer de la prostate.

Auteurs: Gore, Elizabeth, Kachnic, Lisa A., Kim, Harold E., Lawton, Colleen AF, Martin, Andre-Guy, Nabid, Abdenour, Pugh, Stephanie L, Shah, Amit B., Smith, Matthew, Tai, Patricia

Publié: 7 juillet 2014

Dans l’étude RTOG 0518, une étude contrôlée randomisée portant sur 96 patients éligibles atteints d’un cancer de la prostate localement avancé ou de haut grade et recevant un agoniste de la LHRH et une radiothérapie, tous les patients ont reçu des suppléments de vitamine D dans le cadre des soins standard. Après une période médiane de suivi de 34,8 à 36,3 mois, les patients du groupe témoin qui recevaient de la vitamine D et du calcium sans bisphosphonate ont présenté des modifications de la densité minérale osseuse (DMO) de -5 % au niveau de la colonne lombaire, de -8 % au niveau de la hanche totale et de -8 % au niveau du col fémoral. Une seule fracture s’est produite chez environ 48 patients du groupe témoin. Bien que ces suppléments n’aient pas complètement empêché la diminution de la densité osseuse due à la thérapie par agoniste de la LHRH, leur inclusion en tant que soins standard universels dans cette étude menée par un groupe coopératif soutient leur rôle dans la gestion de la santé osseuse initiale des patients atteints d’un cancer de la prostate.