Programme d'exercices intenses

Suggéré

3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Programme d'exercices intenses – Cancer de la prostate
Suggéré3 études

Une activité physique intense réduit le risque de cancer de la prostate et améliore les résultats après un traitement.

Trois études portant sur plus de 7 700 hommes établissent systématiquement un lien entre une activité physique intense et les effets bénéfiques sur le cancer de la prostate. Deux essais contrôlés randomisés en groupes (ECR) (n = 147) menés auprès d’hommes ayant terminé un traitement contre le cancer de la prostate ont révélé qu’un programme d’exercices de 12 semaines, recommandé par un professionnel de la santé, augmentait significativement l’activité physique intense (d de Cohen = 0,46 ; IC à 95 % : 0,09–0,82 ; p = 0,010), les participants pratiquant des exercices étant près de quatre fois plus susceptibles d’atteindre le seuil recommandé d’au moins 150 minutes par semaine (RC = 3,9 ; p = 0,002). Il est à noter que seule l’activité physique intense a entraîné un effet bénéfique ; la combinaison d’exercices modérés et intenses n’a pas eu d’effet significatif. Une étude de cohorte prospective (n = 7 588 ; suivi sur 18,8 ans) a confirmé une réduction significative de la probabilité du cancer de la prostate en fonction de la dose, plus particulièrement pour les niveaux d’activité physique modérés à intenses ou intenses, sans effet bénéfique lié à une activité physique légère. Les symptômes dépressifs ont également montré une tendance à l’amélioration (d = −0,35 ; p = 0,06). Les programmes structurés comprenant des séances supervisées suivies d’exercices effectués de manière autonome en salle de sport offrent un cadre pratique pour maintenir une activité physique intense.

Preuves

Auteurs: Courneya, KS, Craike, Melinda, Gaskin, CJ, Livingston, PM, Mohebbi, M

Publié: 1 mai 2017

Dans l'essai contrôlé randomisé multicentrique ENGAGE, 147 hommes atteints d'un cancer de la prostate ont été répartis dans un groupe recevant une orientation par un clinicien et participant à un programme d'entraînement physique de 12 semaines (n=54) ou dans un groupe recevant des soins habituels (n=93). Une interaction positive statistiquement significative pour l'activité physique intense a été observée six mois après la randomisation. Cependant, cet effet n'a pas été maintenu à 12 mois. L'intervention comprenait des séances d'exercice supervisées et non supervisées en communauté, suivies d'un abonnement à prix réduit à une salle de sport. Aucun effet significatif n'a été constaté pour les critères secondaires, notamment la qualité de vie, l'anxiété ou les symptômes dépressifs.

Auteurs: Botti, Mari, Broadbent, Suzanne, Courneya, Kerry S, Craike, Melinda J, ENGAGE Uro-Oncology Clinicians\u27 Group,, Fraser, Steve F, Gaskin, Cadeyrn J, Kent, Bridie, Livingston, Patricia M, Mohebbi, Mohammadreza, Salmon, JO

Publié: 1 janvier 2015

Une étude randomisée en grappes menée sur 147 hommes ayant terminé un traitement actif contre le cancer de la prostate a démontré qu’un exercice d’intensité soutenue entraînait un effet thérapeutique significatif (d de Cohen = 0,46 ; IC à 95 % : 0,09–0,82 ; p = 0,010). Le fait de respecter le seuil des recommandations en matière d’exercice, soit au moins 150 minutes par semaine, était significativement plus probable dans le groupe pratiquant l’exercice (OR = 3,9 ; IC à 95 % : 1,9–7,8 ; p = 0,002). La combinaison d’un exercice modéré et intense n’a pas atteint un niveau de signification (d = 0,08 ; IC à 95 % : -0,28 à 0,45 ; p = 0,48), ce qui suggère que l’activité d’intensité soutenue est spécifiquement responsable des bénéfices observés. L’amélioration des symptômes de la dépression a frôlé un niveau de signification (d = -0,35 ; p = 0,06).

Auteurs: A G Shaper, Albanes D, Bennett A, Cox DR, Gerhardsson L, Giovannucci E, Giovannucci E, Hackney AC, Hartman TJ, Kampert JB, Lee I-M, Lee I-M, Lee I-M, Lee I-M, Liu S, M Walker, McTiernan A, Moore MA, Oliveria SA, Oliveria SA, Paffenbarger RS, Reddy BS, S G Wannamethee, Severson RK, Shaper AG, Shaper AG, Shaper AG, Shephard RJ, Singh P, Slattery ML, Taylor HL, Thune I, Thune I, Thune I, Walker M, Weiderpass E, Wilson PWF

Publié: 2 novembre 2001

Étude de cohorte prospective menée auprès de 7 588 hommes âgés de 40 à 59 ans, suivis pendant une moyenne de 18,8 années, au cours de laquelle 969 cancers se sont développés (à l’exclusion des cancers de la peau). Après ajustement en fonction de l’âge, du tabagisme, de l’indice de masse corporelle, de la consommation d’alcool et de la classe sociale, une activité sportive a été associée à une réduction significative du risque de cancer de la prostate, cette réduction étant proportionnelle à l’intensité de l’activité. Seuls les niveaux d’activité modérément intenses ou intenses ont permis d’obtenir des bénéfices significatifs ; aucune réduction n’a été observée pour les niveaux d’activité moins importants. Les activités récréatives non sportives n’ont montré aucune association avec le risque de cancer.