activité physique

Suggéré

5 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 21 février 2026

activité physique – Cancer de la prostate
Suggéré5 études

L'exercice régulier améliore la condition physique, la santé cardiovasculaire et la qualité de vie des patients atteints d'un cancer de la prostate.

Dans cinq études (dont trois essais contrôlés randomisés, un essai contrôlé randomisé en grappes et une étude de cohorte) impliquant plus de 674 000 participants, l’activité physique s’est avérée bénéfique pour les hommes atteints d’un cancer de la prostate. Un essai contrôlé randomisé sur 12 mois (n = 50) a démontré qu’une activité physique d’environ 140 minutes par semaine réduisait la masse corporelle de 2,0 kg, la pression artérielle systolique de 13 mmHg et améliorait la qualité de vie de 13 points sur l’échelle EQ-5D, sans effets indésirables graves. Un essai contrôlé randomisé en grappes (n = 119) a montré que 12 semaines d’exercices communautaires amélioraient significativement la distance parcourue en 6 minutes (+50 m, p = 0,001) et la force des jambes (+22 kg, p = 0,001). Une activité physique supervisée pendant 12 semaines a amélioré la fonction endothéliale (dilatation médiée par le flux +2,2 %, p = 0,04, taille de l’effet 0,60) chez les hommes suivant une thérapie de privation d’androgènes. Une vaste cohorte suédoise (n = 673 443) a révélé que les hommes sédentaires présentaient un risque de cancer de la prostate 11 % plus élevé. Les bienfaits nécessitent une participation continue, car les améliorations cardiovasculaires diminuent après l’arrêt de l’exercice.

Preuves

Auteurs: A Bandura, AK Eriksen, B Gardner, B Verplanken, C Bosco, C Renzi, FC Hamdy, G Godin, GA Borg, GJ Koelwyn, HH Kyu, HJ Tan, J Sim, L Bourke, LA Kaminsky, MR Law, R Horne, SM Eldridge, T Hvid, T Kroll, T Li, TJ Wilt, WC Willett, YL Le

Publié: 14 mai 2018

Dans une étude randomisée multicentrique en ouvert sur 50 hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé à faible/risque intermédiaire, qui ont été répartis au hasard dans un groupe recevant 12 mois d’entraînement physique (n=25) ou un groupe recevant des soins habituels avec des conseils sur l’activité physique (n=25), 92 % des participants ont terminé les évaluations. Le groupe d’exercice a atteint une moyenne de 140 minutes par semaine (IC à 95 % : 129–152 min), soit 94 % de la dose cible, à 75 % de leur fréquence cardiaque maximale. L’exercice a entraîné une réduction moyenne de la masse corporelle de 2,0 kg (IC à 95 % : -2,9, -1,1), une réduction de la pression artérielle systolique de 13 mmHg (IC à 95 % : 7, 19), une réduction de la pression artérielle diastolique de 8 mmHg (IC à 95 % : 5, 12) et une amélioration de la qualité de vie de 13 points sur l’échelle EQ-5D (IC à 95 % : 7, 18). Seuls 3 hommes ont nécessité un traitement invasif (2 dans le groupe recevant des soins habituels). Aucun événement indésirable grave n’a été signalé.

Auteurs: Bourke, Liam, Fairhurst, Caroline, Gilbert, Stephen, Rosario, Derek J., Saxton, John, Tew, Garry, Winter, Edward

Publié: 14 janvier 2016

Une étude contrôlée randomisée a réparti 50 hommes suivant une thérapie à long terme de privation d'androgènes pour un cancer de la prostate dans deux groupes : un groupe bénéficiant d'une intervention supervisée comprenant des exercices et des conseils diététiques pendant 12 semaines, et un groupe recevant les soins habituels. Après 12 semaines, le groupe ayant suivi l'intervention a présenté une amélioration significative de la fonction endothéliale, avec une différence moyenne relative de dilatation médiée par le flux de 2,2 % (IC à 95 % : 0,1 à 4,3, p = 0,04) et une taille d'effet de 0,60 (IC à 95 % : < 0,01 à 1,18). La masse musculaire squelettique, le temps de marche sur tapis roulant et le comportement lié à l'exercice se sont également améliorés de manière significative dans le groupe ayant suivi l'intervention (p < 0,05 pour tous). Au suivi à 24 semaines, seule l'amélioration du temps de marche sur tapis roulant a persisté, ce qui indique qu'une participation continue à l'exercice est nécessaire pour maintenir les bénéfices cardiovasculaires.

Auteurs: Craike, Melinda, Fraser, SF, Gaskin, CJ, Livingston, PM, Orellana, L, Owen, PJ

Publié: 1 janvier 2016

Une étude randomisée contrôlée en grappes (n = 119 ; groupe d’intervention n = 53, groupe témoin n = 66) menée dans 15 établissements cliniques a évalué un programme d’entraînement physique communautaire de 12 semaines. Par rapport aux soins habituels, le groupe d’exercice a amélioré significativement la distance parcourue en 6 minutes (différence moyenne = 49,98 m, p_adj = 0,001), la force des jambes (différence moyenne = 21,82 kg, p_adj = 0,001), la force du torse (différence moyenne = 6,91 kg, p_adj = 0,001), le nombre de répétitions d’un exercice consistant à se lever et à s’asseoir en 30 secondes (différence moyenne = 3,38 répétitions, p_adj = 0,001) et la distance atteinte (différence moyenne = 4,8 cm, p_adj = 0,024). Le rythme cardiaque au repos a également été amélioré (différence moyenne = -3,76 battements/min, p = 0,034, non ajustée). La thérapie de privation d’androgènes n’a pas modifié les réponses à l’exercice.

Auteurs: Demark-Wahnefried, Wendy, Morey, Miriam C., Mosher, Catherine E., Rand, Kevin L., Snyder, Denise C., Winger, Joseph G.

Publié: 20 mars 2014

Une étude contrôlée randomisée a inclus 641 personnes âgées, en surpoids et ayant survécu à long terme au cancer du sein, de la prostate et du côlon. Elles ont participé pendant un an à une intervention par téléphone et par courrier concernant l'alimentation et l'exercice physique. Le comportement lié à l'exercice a permis d'observer des effets indirects significatifs sur la fonction physique (β = 0,11, p < 0,05), la fonction de base des membres inférieurs (β = 0,10, p < 0,05), la fonction avancée des membres inférieurs (β = 0,09, p < 0,05), la santé mentale (β = 0,05, p < 0,05) et la réduction de l'IMC (β = -0,06, p < 0,05). Les comportements ont été évalués à 14 moments différents pendant toute la période d'intervention.

Auteurs: Norman, Anna

Publié: 28 mai 2004

Dans une cohorte nationale suédoise de 673 443 hommes suivis pendant 19 ans (1971-1989) grâce au croisement des données de recensement et du registre du cancer, 19 670 cancers de la prostate ont été identifiés. Les hommes exerçant une profession sédentaire présentaient un risque accru de 11 % de développer un cancer de la prostate, statistiquement significatif, comparativement aux hommes ayant une activité physique professionnelle très élevée ou élevée. L’activité physique quotidienne totale a été mesurée à l’aide d’un questionnaire validé (coefficient de corrélation de Spearman : r = 0,56 par rapport aux relevés d’activité sur 7 jours, r = 0,69 après correction de l’atténuation ; reproductibilité : r = 0,65) chez 33 466 hommes âgés de 45 à 79 ans. Les niveaux d’activité physique ont été évalués en MET-heures/jour. L’activité physique totale a diminué de 4 % entre 45 et 79 ans dans les analyses transversales et de 4 % entre 15 et 50 ans dans les analyses longitudinales.