Matières grasses alimentaires

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Matières grasses alimentaires – Cancer de la prostate
Prudence2 études

Une consommation élevée de matières grasses dans l’alimentation pourrait augmenter le risque et accélérer la progression du cancer de la prostate.

Deux études – une déclaration de consensus et une revue systématique portant sur la littérature de 1990 à 2013 – établissent un lien entre la consommation de matières grasses dans l’alimentation et le risque accru de cancer de la prostate. Le groupe de travail chargé d’élaborer le consensus a identifié le cancer de la prostate comme étant l’un des sept types de cancer potentiellement liés à la consommation de graisses, en soulignant que les populations qui tirent 43 % de leur énergie des graisses présentent un risque plus élevé. Toutefois, le mécanisme causal et le rôle des différents types d’acides gras restent incertains. La revue systématique, qui synthétise les données épidémiologiques et interventionnelles issues de diverses études, a conclu que la consommation de matières grasses dans l’alimentation devrait être réduite afin de diminuer le risque de cancer de la prostate. Les deux sources reconnaissent l’existence de facteurs de confusion importants et d’hétérogénéité au sein des populations, et plaident en faveur de davantage d’essais contrôlés randomisés pour mieux comprendre le lien entre les graisses et le cancer de la prostate. La réduction globale de la consommation de matières grasses représente une mesure diététique raisonnable à prendre par précaution.

Preuves

Auteurs: Mandair, D, Rossi, R, Pericleous, M, Whyand, T, Caplin, M

Publié: 1 janvier 2007

Une revue systématique de la littérature PubMed de 1990 à 2013, portant sur des études épidémiologiques et interventionnelles relatives à l'alimentation et au cancer de la prostate, a identifié les lipides alimentaires comme un facteur de risque de cancer de la prostate. Cette revue a synthétisé les données issues de différents types d'études examinant la relation entre la nutrition, la biologie du cancer de la prostate et la tumorigénèse. La conclusion selon laquelle il convient de minimiser les lipides alimentaires repose sur l'abondance des données disponibles. Toutefois, les auteurs soulignent la nécessité de mener davantage d'essais contrôlés randomisés en raison de facteurs de confusion et de l'hétérogénéité des populations étudiées.

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Dragsted, Lars, Enig, Bent, Hansen, Jens, Haraldsdóttir, Jóhanna, Hill, Michael J., Holm, Lars Erik, Knudsen, Ib, Larsen, Jens-Jorgen, Lutz, Werner K., Osler, Merete, Overvad, Kim, Sabroe, Svend, Sanner, Tore, Sorensen, Thorkild I. A., Strube, Michael, Thorling, Eivind B.

Publié: 1 janvier 1993

Le groupe de travail, qui a cherché à établir un consensus, a identifié le cancer de la prostate comme l’un des sept types de cancer potentiellement liés à la consommation de graisses, aux côtés du cancer du sein, du côlon, du rectum, de l’endomètre, de l’ovaire et de la vésicule biliaire. La population danoise tire 43 % de son énergie des graisses, principalement issues de la margarine et du beurre, et cette proportion a augmenté régulièrement au cours des 30 dernières années. On ne sait pas avec certitude si le lien entre les graisses et le cancer est causal, ni s’il dépend de la quantité totale de graisses ou de types spécifiques d’acides gras (saturés, monoinsaturés, polyinsaturés). De plus, cette relation peut varier selon les différents types de cancers liés aux graisses. La tendance générale observée dans le cadre du Programme européen contre le cancer entre 1985 et 1991 a été d’atténuer les déclarations antérieures concernant le lien entre les graisses et le cancer.