Gestion du poids

Suggéré

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Gestion du poids – cancer de l'ovaire
Suggéré2 études

Le maintien d’un poids corporel sain réduit le risque de cancer de l’ovaire et l’agressivité des tumeurs.

Une vaste analyse regroupée de données provenant d’une cohorte de 1,3 million de femmes issues de 21 cohortes prospectives (4 584 cas de cancers ovariens invasifs) a révélé qu’un indice de masse corporelle élevé (IMC ≥ 35 par rapport à 20–< 25 kg/m²) doublait presque le risque de cancer ovarien particulièrement agressif (RR : 1,93 ; IC à 95 % [1,46–2,56]), et ce résultat était cohérent entre les différents sous-types histologiques. Le groupe de travail du CIRC a conclu, indépendamment, que le cancer ovarien présentait des preuves suffisantes d’un lien entre l’excès de graisse corporelle et un risque accru, en indiquant un risque relatif de 1,1 (IC à 95 %, 1,1–1,2) pour la catégorie d’IMC la plus élevée. Les données issues d’une analyse par randomisation mendélienne confirment une relation causale. Il est important de noter que cette association était absente chez les femmes suivant un traitement hormonal substitutif. Ces deux études montrent qu’éviter le surpoids est un facteur modifiable qui permet de réduire à la fois l’incidence du cancer ovarien et la probabilité d’une forme agressive de la maladie.

Preuves

Auteurs: Adami, H-O, Arslan, AA, Bernstein, L, Black, A, Brinton, LA, Buring, J, Clendenen, TV, Fortner, RT, Fournier, A, Fraser, G, Gapstur, SM, Gaudet, MM, Giles, GG, Gram, IT, Hartge, P, Hoffman-Bolton, J, Idahl, A, Kaaks, R, Kirsh, VA, Knutsen, S, Koh, W-P, Lacey, JV, Lee, I-M, Lundin, E, Merritt, MA, Milne, RL, Onland-Moret, NC, Patel, AV, Peters, U, Poole, EM, Poynter, JN, Rinaldi, S, Robien, K, Rohan, T, Schairer, C, Schouten, LJ, Setiawan, VW, Sánchez, M-J, Tjonneland, A, Townsend, MK, Trabert, B, Travis, RC, Trichopoulou, A, Tworoger, SS, Van den Brandt, PA, Vineis, P, Visvanathan, K, Weiderpass, E, Wentzensen, NA, White, E, Wilkens, L, Wolk, A, Yang, HP, Zeleniuch-Jacquotte, A

Publié: 5 novembre 2018

Une analyse combinée portant sur 1,3 million de femmes issues de 21 cohortes prospectives et comprenant 4 584 cas de cancers épithéliaux ovariens invasifs a révélé qu’un indice de masse corporelle (IMC) élevé (≥ 35 par rapport à 20–< 25 kg/m²) était associé à un risque accru de 93 % de développer un cancer ovarien particulièrement agressif (RR : 1,93 ; IC à 95 % [1,46-2,56]). Le test d’hétérogénéité entre les catégories d’agressivité s’est révélé statistiquement significatif (phet ≤ 0,04). La maladie très agressive a été définie comme le décès survenant dans l’année suivant le diagnostic (n = 864 cas). Les résultats sont restés cohérents lors des analyses spécifiques aux histotypes, ce qui suggère que l’IMC influence l’agressivité de la tumeur indépendamment du sous-type histologique.

Auteurs: Anderson, Annie S., Baker, Jennifer L., Bianchini, Franca, Breda, João, Byers, Tim, Clearly, Margot P., Colditz, Graham, Di Cesare, Mariachiara, Gapstur, Susan M., Grosse, Yann, Gunter, Marc, Herbert, Ronald A., Hursting, Stephen D., Kaaks, Rudolf, Lauby-Secretan, Béatrice, Leitzmann, Michael, Ligibel, Jennifer, Loomis, Dana, Renehan, Andrew, Romieu, Isabelle, Scoccianti, Chiara, Shimokawa, Isao, Straif, Kurt, Thompson, Henry J., Ulrich, Cornelia M., Wade, Katlin, Weiderpass, Elisabete

Publié: 24 août 2016

Le groupe de travail du CIRC a récemment reclassé le cancer de l’ovaire en indiquant qu’il existe des preuves suffisantes que l’absence d’excès de graisse corporelle réduit le risque de développer cette maladie. Une association positive modérée a été observée pour le cancer épithélial de l’ovaire, avec un risque relatif de 1,1 (IC à 95 %, 1,1 à 1,2) pour la catégorie d’IMC la plus élevée par rapport à un IMC normal. Les résultats d’une étude de randomisation mendélienne étaient cohérents avec ces observations, ce qui soutient l’existence d’un lien causal. Chez les femmes ayant reçu une hormonothérapie substitutive, aucune association n’a été observée entre le cancer de l’ovaire et l’excès de graisse corporelle. La prévalence mondiale de l’obésité était estimée à 10,8 % chez les hommes et à 14,9 % chez les femmes en 2014, et la charge liée au cancer attribuable à l’obésité représentait jusqu’à 9 % de la charge totale du cancer chez les femmes en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient.