Vitamine D

Suggéré

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Vitamine D – ostéoporose
Suggéré2 études

Des niveaux adéquats de vitamine D favorisent la densité osseuse et réduisent le risque de fractures chez les personnes atteintes d’ostéoporose.

Un guide de bonnes pratiques cliniques et une vaste étude de cohorte (n = 14 624) confirment le rôle de la vitamine D dans la prévention et la prise en charge de l’ostéoporose. La vitamine D est essentielle à l’homéostasie du calcium et au métabolisme osseux, et son insuffisance est directement liée à une faible densité minérale osseuse. Dans la cohorte EPIC-Norfolk, les participants présentant des taux sériques de 25(OH)D compris entre 50 et 70 nmol/L avaient un risque de fracture inférieur de 29 % (RR : 0,71) par rapport à ceux dont le taux était inférieur à 30 nmol/L, après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, de l’IMC, du tabagisme, de la consommation d’alcool et des antécédents de fractures. Les populations ayant une exposition limitée au soleil présentent un risque accru de carence. Chez les adultes de plus de 65 ans, la relation entre la vitamine D et le risque de fracture suit une courbe en forme de J plutôt qu’une tendance linéaire. Il est recommandé de maintenir le taux sérique de 25(OH)D au-dessus de 50 nmol/L comme traitement standard pour les populations à risque.

Preuves

Auteurs: Huybrechts, I, Julian, C, Khaw, K-T, Lentjes, MAH, Luben, R, Moreno, LA, Wareham, N

Publié: 1 janvier 2016

Dans la cohorte EPIC-Norfolk, qui comprenait 14 624 hommes et femmes âgés de 42 à 82 ans et qui a été suivie de 1998 à 2000 jusqu’en mars 2015, on a enregistré 1 183 fractures. Après ajustement complet en fonction de l’âge, du sexe, du mois, de l’IMC, du statut tabagique, de la consommation d’alcool, de l’utilisation de compléments alimentaires et des antécédents de fractures à l’aide de modèles de Cox sur les risques proportionnels, les participants présentant un taux sérique de 25(OH)D de 50 à 70 nmol/L avaient un risque de fracture inférieur de 29 % (RR : 0,71) par rapport à ceux du groupe ayant le taux le plus faible (< 30 nmol/L). Les catégories de vitamine D ont été définies comme suit : < 30, 30-50, 50-70, 70-90 et > 90 nmol/L. Les rapports de risque ajustés en fonction de l’âge et du sexe pour les différentes catégories croissantes de vitamine D n’étaient pas significativement différents avant un ajustement supplémentaire des covariables. Chez les personnes âgées (> 65 ans), la relation était plutôt en forme de J qu’elle linéaire.

Auteurs: Tarver, William J.

Publié: 15 mai 2013

Les recommandations relatives aux pratiques cliniques définissent l’insuffisance et la carence en vitamine D, mesurées par de faibles taux sériques de 25-OH vitamine D, comme étant directement liées à l’ostéoporose et à une faible densité minérale osseuse. Les recommandations soulignent que la vitamine D est essentielle au maintien de l’homéostasie du calcium et au métabolisme osseux. Les populations qui ne sont pas suffisamment exposées au soleil – notamment celles situées dans les régions nordiques où l’ensoleillement hivernal est réduit – sont considérées comme particulièrement vulnérables à la carence en vitamine D et à la perte de densité osseuse qui en découle. Une surveillance étroite et le maintien de niveaux adéquats de vitamine D sont recommandés comme norme de soins pour les populations à risque.