Tabac

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4 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 27 février 2026

Tabac – Cancer de la bouche
Éviter4 études

La consommation de tabac augmente considérablement le risque de développer un cancer buccal, quel que soit le taux de goudron.

Quatre études, portant sur plus de 128 000 participants, établissent systématiquement un lien entre le tabac et un risque accru de cancer buccal. Une étude cas-témoin portant sur 749 cas de cancer buccal a révélé que les fumeurs actuels présentaient un risque de cancer buccal et pharyngé 6 à 10 fois plus élevé que les non-fumeurs, avec un risque excédentaire significatif qui persistait même dans la catégorie des cigarettes ayant le moins de goudron. Une cohorte de jumeaux nordiques comprenant 127 575 participants suivie pendant 27 ans a démontré une relation causale indépendante de la génétique : les fumeurs actuels présentaient un risque de cancer 85 % plus élevé que leur jumeau identique non-fumeur (HR 1,85, IC à 95 %: 1,15–2,98). Des données de cohortes régionales provenant de 615 patients atteints d’un carcinome épidermoïde buccal ont confirmé que le tabac est un facteur important dans la carcinogenèse buccale. Le schéma dose-réponse observé en fonction des niveaux de goudron et la conception de l’étude sur des jumeaux, dont les caractéristiques génétiques sont contrôlées, fournissent des preuves solides qu’il est essentiel d’éviter le tabac pour prévenir le cancer buccal.

Preuves

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Clemmensen, Signe, Harris, Jennifer R., Hjelmborg, Jacob, Kaprio, Jaakko, Korhonen, Tellervo, Nordic Twin Study Canc NorTwinCan

Publié: 1 janvier 2022

Dans une étude nordique portant sur un groupe de jumeaux comprenant 127 575 participants (47 314 fumeurs actuels, 21 168 anciens fumeurs et 59 093 personnes n’ayant jamais fumé), suivie pendant une période médiane de 27 ans, le cancer de la cavité buccale a été observé dans 7 379 cas de cancers liés au tabac. Les fumeurs actuels présentaient un ratio de risque (RR) de 2,14 (IC à 95 %: 1,95–2,34) pour tous les cancers liés au tabac. Parmi 109 paires de jumeaux monozygotes présentant des différences en matière de tabagisme et de cancer, les fumeurs actuels ont présenté un RR de 1,85 (IC à 95 %: 1,15–2,98) et les anciens fumeurs un RR de 1,69 (IC à 95 %: 1,00–2,87) par rapport à leur jumeau identique qui n’a jamais fumé, ce qui démontre une relation causale indépendante de la susceptibilité génétique partagée.

Auteurs: López-Cedrún Cembranos, José Luis, Seoane Lestón, Juan Manuel, Seoane Romero, Juan M., Tomás Carmona, Inmaculada, Varela Centelles, Pablo Ignacio, Vázquez Mahía, I.

Publié: 1 janvier 2012

Dans cette cohorte rétrospective et prospective de 88 patients consécutifs atteints d’un carcinome épidermoïde buccal (âge moyen de 60 ± 11,3 ans, 65,9 % d’hommes) traités entre janvier 1998 et décembre 2003, les antécédents tabagiques ont été évalués comme un facteur potentiel lié au diagnostic à un stade avancé. Bien que le tabagisme n’ait pas eu de signification indépendante dans le modèle de régression pour l’apparition à un stade tardif, il a été inclus parmi les principaux facteurs de risque étudiés, parallèlement à la consommation d’alcool, au site tumoral et au degré de différenciation. La cohorte a démontré que 54,5 % des cas n’ont pas présenté de retard diagnostique et que 45,5 % ont été diagnostiqués à un stade précoce (I-II).

Auteurs: Beck, Zoltán, D. Tóth, Ferenc, Dezso, Balázs, Fekésházy, Attila, Kiss, Csongor, Márton, Ildikó, Redl, Pál, Sikula, Judit, Simon, Ágnes, Szarka, Krisztina Zsuzsanna

Publié: 1 janvier 2008

Dans une étude de cohorte combinant des données rétrospectives et prospectives sur 615 patients atteints d’un carcinome épidermoïde buccal et 109 patients présentant des lésions précancéreuses (leucoplasie buccale et lichen plan buccal) dans le nord-est de la Hongrie, les facteurs de risque environnementaux ont été évalués de manière systématique. La région diagnostique entre 100 et 150 nouveaux cas de carcinome épidermoïde buccal chaque année, avec une incidence croissante des tumeurs à un stade avancé. L’étude a identifié des facteurs de risque environnementaux, notamment le tabac, comme des éléments importants contribuant à la carcinogenèse buccale dans cette population.

Auteurs: Altieri, Andrea, Bosetti, Cristina, Conti, E., Dal Maso, Luigino, Franceschi, Silvia, Gallus, Silvano, La Vecchia, Carlo, Levi, Fabio, Negri, Eva, Zambon, Paola

Publié: 1 janvier 2003

Dans une étude cas-témoin portant sur 749 cas de cancers de la cavité buccale et du pharynx et 1 770 témoins en Italie et en Suisse (1992-1999), les fumeurs actuels présentaient des rapports de cotes multivariés de 6,1 (pour < 20 mg de goudron) et de 9,8 (pour ≥ 20 mg de goudron) par rapport aux non-fumeurs, après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, du centre d’étude, du niveau d’éducation et de la consommation d’alcool. En comparant les cigarettes contenant ≥ 10 mg à celles contenant < 10 mg de goudron fumées au cours des six mois précédents, le rapport de cotes était de 1,9 pour les cancers de la cavité buccale et du pharynx, après prise en compte du nombre de cigarettes et de la durée du tabagisme. Des risques excédentaires significatifs persistaient même dans la catégorie présentant la plus faible teneur en goudron.