Alcool

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8 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 27 février 2026

Alcool – Cancer de la bouche
Éviter8 études

La consommation d’alcool augmente directement le risque de développer un cancer buccal, et il n’existe pas de seuil de consommation considéré comme sûr.

Au terme de huit études impliquant plus de 22 000 participants – dont une revue synthétique, une méta-analyse, des études cas-témoins, des études de cohorte et une déclaration de consensus –, l’alcool s’avère être un facteur déterminant majeur du cancer buccal. L’analyse combinée des données provenant de 5 127 cas et de 13 249 témoins révèle que les personnes qui consomment beaucoup d’alcool et qui ont une faible consommation de folate présentent un rapport de cotes (RC) de 4,05 (IC à 95 %: 3,43–4,79) pour le cancer buccal et pharyngé. L’interaction entre l’alcool et le folate explique 11,1 % du risque attribuable. Le cancer buccal figure parmi les quatre types de tumeurs qui présentent le lien le plus fort avec la consommation d’alcool, aux côtés des cancers de l’œsophage, du larynx et du foie. La consommation combinée d’alcool et de tabac augmente le risque au-delà de ce que chaque substance entraînerait individuellement. Même une consommation quotidienne modérée accroît le risque de cancer, et aucun seuil sûr n’a été établi. Réduire la consommation en passant d’une consommation excessive à une consommation modérée peut réduire considérablement le risque de cancer buccal.

Preuves

Auteurs: AJ Wight, Anuradha Ratna, BY Goldstein, C Pelucchi, CA Squier, D Anantharaman, DM Winn, DW Lachenmeier, EM Varoni, G Rosenberg, G. R. Ogden, H Harada, I Tramacere, J Berthiller, J Hahn, JME Reidy, L Giraldi, Mikko Nieminen, NK LoConte, P Boffetta, S Pettigrew, S Shepherd, V Bagnardi, V Paiano, V Salaspuro, W Ahrens

Publié: 9 novembre 2018

Cette revue systématique synthétise les résultats de plusieurs revues systématiques et méta-analyses publiées au cours de la dernière décennie, établissant que le risque de cancer de la bouche augmente proportionnellement à la consommation d'alcool. L'effet combiné de l'alcool et du tabac accroît encore ce risque. Aucune limite de consommation d'alcool sans risque n'a été identifiée en lien avec le cancer de la bouche. Cette revue consolide les données probantes sur le rôle de l'alcool dans la transformation cancéreuse des tissus buccaux, en s'appuyant sur des analyses groupées de vastes études populationnelles examinant le risque relatif associé à différents niveaux de consommation d'alcool.

Auteurs: Altieri, A., Bosetti, C., Conti, E., Dal Maso, L., Franceschi, S., Gallus, S., La Vecchia, C., Levi, F., Negri, E., Zambon, P.

Publié: 2 août 2017

Dans cette étude cas-témoins portant sur 749 cas de cancer buccal et pharyngé et 1 770 témoins, menée en Italie et en Suisse (1992-1999), la consommation d’alcool a été prise en compte comme covariable dans des modèles de régression logistique multivariée, aux côtés de l’âge, du sexe, du centre d’étude, du niveau d’éducation et des variables liées au tabagisme. L’étude identifie l’alcool comme l’un des principaux facteurs de risque pour les cancers buccaux, pharyngés et œsophagiens dans les pays développés, et a été utilisé dans toutes les analyses ajustées afin d’isoler l’effet indépendant du rendement en goudron des cigarettes sur le risque de cancer.

Auteurs: Barón, Anna E., Bidoli, Ettore, Franceschi, Silvia, La Vecchia, Carlo

Publié: 2 août 2017

Dans cette étude cas-témoins portant sur 107 patients atteints d’un cancer de la cavité buccale et 505 témoins hospitaliers provenant d’une région où la consommation d’alcool est particulièrement élevée, l’effet défavorable du maïs sur le risque de cancer de la cavité buccale (OR = 3,3) n’était évident que chez les personnes consommant 42 boissons alcoolisées ou plus par semaine. La population étudiée dans la province de Pordenone présentait une incidence élevée de néoplasmes du tractus digestif supérieur, ainsi qu’une consommation élevée d’alcool et de tabac. Une forte consommation d’alcool était le facteur contextuel essentiel qui activait le risque de cancer associé aux régimes alimentaires riches en maïs et à leurs carences résultantes en niacine et en riboflavine.

Auteurs: Almadori, Andersson, Aune, Bailey, Barak, Blot, Blount, Boccia, Bosetti, Botto, Bravi, Chuang, Conway, Cui, D'Avanzo, De Stefani, DerSimonian, Divaris, Duthie, Globocan 2012 v1.0, Gnagnarella, Gnagnarella, Graziano, Hannon-Fletcher, Hashibe, Heimburger, Higgins, Higgins, Jayaprakash, Leoncini, Leoncini, Levi, Lucock, Mason, Matsuo, McLaughlin, Pelucchi, Peters, Piyathilake, Rothman, Rothman, Rozen, Schantz, Shanmugham, Smith, Suzuki, Tio, Vecchia, Weinstein, Winn, Zhuo

Publié: 1 janvier 2014

Dans une analyse regroupant 5 127 cas et 13 249 témoins, les consommateurs excessifs d’alcool présentant un faible apport en folate avaient un odds ratio (OR) de 4,05 (IC à 95 % : 3,43-4,79) pour le cancer de la cavité buccale et du pharynx, comparativement aux non-consommateurs ou consommateurs occasionnels d’alcool ayant un apport élevé en folate. La proportion attribuable à l’interaction alcool-folate était de 11,1 % (IC à 95 % : 1,4-20,8 %), ce qui indique un effet synergique entre la consommation excessive d’alcool et la carence en folate sur le risque de cancer, au-delà de leurs contributions indépendantes.

Auteurs: López-Cedrún Cembranos, José Luis, Seoane Lestón, Juan Manuel, Seoane Romero, Juan M., Tomás Carmona, Inmaculada, Varela Centelles, Pablo Ignacio, Vázquez Mahía, I.

Publié: 1 janvier 2012

Dans une étude de cohorte prospective et rétrospective portant sur 88 patients consécutifs atteints d’un carcinome épidermoïde buccal confirmé par analyse pathologique (65,9 % d’hommes, âge moyen de 60 ± 11,3 ans), la consommation d’alcool a été évaluée comme un facteur potentiel lié au stade de la maladie au moment du diagnostic. L’étude comprenait des données sur la consommation d’alcool, les antécédents tabagiques, le site tumoral, l’aspect macroscopique et le degré de différenciation, ces éléments étant considérés comme des variables à étudier. Sur les 88 patients, 45,5 % ont été diagnostiqués à un stade précoce (I-II) et 54,5 % à un stade avancé (III-IV).

Auteurs: Beck, Zoltán, D. Tóth, Ferenc, Dezso, Balázs, Fekésházy, Attila, Kiss, Csongor, Márton, Ildikó, Redl, Pál, Sikula, Judit, Simon, Ágnes, Szarka, Krisztina Zsuzsanna

Publié: 1 janvier 2008

Les facteurs de risque environnementaux ont été évalués dans une cohorte de 119 patients atteints d’un carcinome épidermoïde buccal (CEB), étudiée rétrospectivement, et dans une cohorte de 496 patients atteints d’un CEB, étudiée prospectivement, dans le nord-est de la Hongrie. La région signale entre 100 et 150 nouveaux cas de CEB par an, avec une augmentation documentée des lésions avancées. L’analyse des facteurs de risque environnementaux dans cette cohorte combinée de plus de 600 patients a révélé que l’alcool est un facteur modifiable important contribuant au développement du cancer buccal dans la population étudiée.

Auteurs: Altieri, Andrea, Bosetti, Cristina, Conti, E., Dal Maso, Luigino, Franceschi, Silvia, Gallus, Silvano, La Vecchia, Carlo, Levi, Fabio, Negri, Eva, Zambon, Paola

Publié: 1 janvier 2003

Dans cette étude cas-témoins portant sur 749 cas de cancer buccal et pharyngé et 1 770 témoins en Italie et en Suisse, la consommation d’alcool a été prise en compte comme covariable dans les modèles de régression logistique multivariée, aux côtés de l’âge, du sexe, du centre d’étude et du niveau d’éducation. L’étude identifie clairement le tabagisme et la consommation d’alcool comme principaux facteurs de risque des cancers buccaux, pharyngés et œsophagiens dans les pays développés. Bien que l’analyse principale se soit concentrée sur le rendement en goudron, l’ajustement pour tenir compte de la consommation d’alcool confirme sa contribution indépendante au risque de cancer du tractus digestif supérieur dans cette population.

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Dragsted, Lars, Enig, Bent, Hansen, Jens, Haraldsdóttir, Jóhanna, Hill, Michael J., Holm, Lars Erik, Knudsen, Ib, Larsen, Jens-Jorgen, Lutz, Werner K., Osler, Merete, Overvad, Kim, Sabroe, Svend, Sanner, Tore, Sorensen, Thorkild I. A., Strube, Michael, Thorling, Eivind B.

Publié: 1 janvier 1993

Le groupe de travail de l’Organisation européenne pour la prévention du cancer a approuvé le consensus selon lequel les boissons alcoolisées sont classées comme cancérigènes pour l’homme, conformément à la classification de l’IARC. Le cancer de la cavité buccale est identifié comme étant l’un des quatre types de tumeurs les plus étroitement liés à la consommation d’alcool (avec les cancers de l’œsophage, du larynx et du foie). La consommation d’alcool par habitant au Danemark est passée d’environ 4 litres à 11-12 litres d’éthanol pur par an entre 1955 et 1990, ce qui correspond à 2 ou 3 consommations par adulte et par jour, avec une augmentation concomitante des maladies aiguës liées à l’alcool. Une proportion importante des cancers de la cavité buccale induits par l’alcool est due à une consommation excessive, et une réduction à des niveaux modérés devrait réduire considérablement le risque. Le groupe de travail a souligné que même une consommation quotidienne d’alcool à un niveau modéré augmente les risques de cancer.