Arrêt du tabac

Suggéré

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 27 février 2026

Arrêt du tabac – Obésité
Suggéré2 études

Arrêter de fumer réduit les risques de maladies liées à l’obésité et favorise la gestion du poids.

Une vaste étude de cohorte menée dans le cadre du UK Biobank sur 438 583 adultes, suivie pendant 12,8 ans, a révélé que les personnes obèses qui adoptaient un mode de vie sans tabagisme et d’autres habitudes saines présentaient des risques significativement plus faibles de maladies cardiaques ischémiques (RR 0,72, IC à 95 % 0,65–0,80), d’insuffisance cardiaque (RR 0,65, IC à 95 % 0,53–0,80), de goutte (RR 0,51, IC à 95 % 0,38–0,69) et de troubles de l’humeur (RR 0,66, IC à 95 % 0,56–0,78) par rapport aux personnes qui n’avaient aucun facteur de mode de vie sain. Une analyse systématique de méta-analyses et d’études systématiques a également permis de déterminer que la réduction du tabagisme est un facteur protecteur contre l’obésité, en particulier pendant la grossesse, où l’arrêt du tabac réduit les risques de diabète gestationnel et de césariennes. Dans les deux études, il est apparu clairement que le fait de ne pas fumer est un facteur clé modifiable pour atténuer les complications liées à l’obésité dans le cadre des stratégies de prévention primaire et secondaire.

Preuves

Auteurs: Carette, Claire, Czernichow, Sébastien, Hamer, Mark, Rassy, Nathalie, Rives-Lange, Claire, Van Straaten, Alexis

Publié: 26 mai 2023

Cette étude de cohorte a évalué 438 583 participants de la UK Biobank, âgés de 40 à 73 ans, suivis pendant une durée moyenne de 12,8 ans. L’absence de tabagisme était l’un des quatre facteurs de mode de vie sains pris en compte. Les adultes obèses qui remplissaient les quatre critères, dont l’absence de tabagisme, présentaient des risques significativement réduits par rapport à ceux ne remplissant aucun de ces critères : cardiopathie ischémique (HR 0,72 ; IC à 95 % : 0,65-0,80), insuffisance cardiaque (HR 0,65 ; IC à 95 % : 0,53-0,80), goutte (HR 0,51 ; IC à 95 % : 0,38-0,69) et troubles de l’humeur (HR 0,66 ; IC à 95 % : 0,56-0,78). Les profils de mode de vie présentant les risques les plus faibles incluaient notamment l’absence de tabagisme associée à une alimentation saine.

Auteurs: Konstantina Karaouli, Petros Pappas

Publié: 1 janvier 2010

Une analyse systématique regroupant des revues systématiques et des méta-analyses évaluées par des pairs, issues de Medline, PubMed et de la base de données Cochrane, a examiné le lien entre les facteurs de risque modifiables et l’obésité. Il a été constaté que la réduction du tabagisme pendant la grossesse avait un effet protecteur contre l’obésité, ce qui a été évalué en même temps que la durée de l’allaitement comme facteur de prévention précoce. L’analyse a établi que l’obésité est directement liée à une incidence accrue des césariennes et du diabète gestationnel, le tabagisme maternel étant un facteur modifiable contribuant à ces effets indésirables. Les données étayant la nécessité d’éviter de fumer faisaient partie de la conclusion générale de l’analyse, selon laquelle les stratégies de prévention primaire et secondaire permettent de réduire les taux d’obésité dans les populations des pays développés et en développement.