Vitamine C

Suggéré

5 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 4 février 2026

Vitamine C – Goutte
Suggéré5 études

La supplémentation en vitamine C apporte un soutien modeste à la réduction de l'acide urique en tant que traitement d'appoint de la goutte

Cinq études, dont deux recommandations cliniques majeures (ACR 2020, BSR/BHPR), deux revues systématiques et un essai contrôlé randomisé (ECR) portant sur 200 patients, soutiennent l'utilisation de la vitamine C comme traitement adjuvant de la goutte. Les recommandations de la BSR (niveau de preuve I, force de recommandation de 89 %) documentent un léger effet uricosurique à des doses de 500 à 1 500 mg par jour. L'ECR pakistanais a comparé les inhibiteurs de la xanthine oxydase seuls à leur association avec la vitamine C chez des patients atteints de goutte hyperuricémique, l'objectif étant d'obtenir un taux d'acide urique sérique inférieur à 6 mg/dl. Les recommandations de l'ACR et de la BSR recommandent toutes deux la vitamine C sous certaines conditions, tout en soulignant qu'elle ne doit pas se substituer aux traitements de première intention visant à réduire l'uricémie, tels que l'allopurinol ou le fébuxostat. Son mécanisme d'action repose sur l'augmentation de l'excrétion d'acide urique et l'obtention d'un effet uricosurique. La vitamine C constitue un complément sûr et peu coûteux aux protocoles standards de prise en charge de la goutte.

Preuves

Auteurs: , Dr. apt. Tanti Azizah Sujono, M.Sc., Aliyah, Asih Nurul

Publié: 1 janvier 2024

Une revue systématique de la littérature portant sur 20 plantes médicinales javanaises a identifié la vitamine C comme l'un des composés actifs contribuant à l'activité antihyperuricémique. Cette revue a porté sur des études publiées entre 2019 et 2024 et indexées sur Google Scholar. La vitamine C agit en synergie avec d'autres métabolites secondaires, notamment le lycopène, la leucine et l'isoleucine, par des mécanismes incluant la fixation des radicaux libres lors du catabolisme des purines, l'augmentation de l'excrétion d'acide urique et des effets uricosuriques favorisant son élimination de l'organisme.

Auteurs: Abeles, Aryeh M., Bae, Sangmee Sharon, Brignardello‐petersen, Romina, Dalbeth, Nicola, Danve, Abhijeet, FitzGerald, John D., Gelber, Allan C., Guyatt, Gordon, Harrold, Leslie R., Khanna, Dinesh, Khanna, Puja P., Kim, Seoyoung C., King, Charles, Lenert, Aleksander, Levy, Gerald, Libbey, Caryn, Mikuls, Ted, Mount, David, Neogi, Tuhina, Pillinger, Michael H., Poon, Samuel, Qasim, Anila, Rosenthal, Ann, Sehra, Shiv T., Sharma, Tarun Sudhir Kumar, Sims, James Edward, Singh, Jasvinder A., Smith, Benjamin J., Toprover, Michael, Turgunbaev, Marat, Turner, Amy S., Wenger, Neil S., Zeng, Linan, Zhang, Mary Ann

Publié: 1 juin 2020

Les recommandations 2020 de l'ACR pour la prise en charge de la goutte, élaborées par l'American College of Rheumatology à partir d'une revue systématique de la littérature et de la méthodologie GRADE, préconisent, sous certaines conditions, la supplémentation en vitamine C chez les patients atteints de goutte. Cette recommandation découle de l'évaluation de 57 questions PICO, les données probantes suggérant un effet hypouricémiant modéré. Les recommandations mentionnent la vitamine C comme une stratégie adjuvante potentielle, tout en soulignant que les traitements hypouricémiants de première intention demeurent la pierre angulaire de la prise en charge.

Auteurs: Belcher, John, Evans, Peter L., Hay, Charles A., Mallen, Christian D., Prior, James A., Roddy, Edward

Publié: 1 décembre 2019

Cette revue systématique a inclus l'apport en vitamine C parmi les facteurs de risque étudiés pour le développement de la goutte. Elle a analysé 33 études de cohorte issues des bases de données MEDLINE, EMBASE, CINAHL et de la Bibliothèque Cochrane, consultées depuis leur création jusqu'en mars 2019. La vitamine C a été évaluée comme un facteur alimentaire modifiable dans les études examinant l'incidence de la goutte au sein de la population générale et en soins primaires. La revue a mis en évidence des effets similaires chez les hommes et les femmes.

Auteurs: Mallen, Roddy

Publié: 26 mai 2017

Les recommandations de la BSR/BHPR (niveau de preuve I, force de la recommandation : 89 %) indiquent que les suppléments de vitamine C à des doses de 500 à 1 500 mg par jour ont un faible effet uricosurique. Bien que ces recommandations précisent que la vitamine C ne doit pas être utilisée comme traitement de première intention pour réduire l’uricémie, les données de niveau I suggèrent, issues d’essais contrôlés randomisés, un soutien à son utilisation en complément pour abaisser le taux d’acide urique sérique chez les patients atteints de goutte.

Auteurs: A, HUSSAIN, L, SHAKIR, SA, ZAIDI, TA, KHAN

Publié: 1 mai 2016

Un essai contrôlé randomisé multicentrique mené à Lahore, au Pakistan, a inclus 200 patients hyperuricémiques atteints de goutte (taux d'acide urique sérique > 8 mg/dl), âgés de 18 à 50 ans. Les participants ont été répartis en quatre groupes de 50 patients chacun, comparant l'allopurinol seul, le fébuxostat seul, l'allopurinol associé à la vitamine C et le fébuxostat associé à la vitamine C. La population étudiée comprenait 118 hommes (59 %) et 82 femmes (41 %), d'un âge moyen de 42,37 ± 9,47 ans. L'observance du traitement dans les groupes recevant une association de vitamine C (allopurinol + vitamine C et fébuxostat + vitamine C) était similaire à celle des groupes recevant une monothérapie. Le critère d'évaluation principal était l'obtention d'une concentration sérique d'acide urique inférieure à 6 mg/dl.