boissons non alcoolisées

ÉviterPrudence

3 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 4 février 2026

boissons non alcoolisées – Goutte
Éviter2 études

Évitez les boissons gazeuses sucrées pour réduire le taux d'acide urique et prévenir les crises de goutte.

Deux recommandations cliniques majeures, émanant de l'American College of Rheumatology (2020) et de la British Society for Rheumatology, s'accordent fortement sur la nécessité d'éviter la consommation de boissons gazeuses sucrées chez les patients atteints de goutte. Les recommandations britanniques préconisent spécifiquement d'éviter les boissons gazeuses contenant du fructose, avec un niveau de preuve de 92 % (niveau III), en raison de leur impact direct sur l'élévation du taux d'acide urique sérique. Les recommandations de l'ACR, élaborées à partir d'une revue systématique de 57 questions PICO portant sur les stratégies liées au mode de vie et aux traitements médicamenteux, identifient les boissons sucrées comme un facteur alimentaire modifiable, la crise de goutte étant définie comme le critère d'évaluation principal. Ces deux recommandations intègrent l'éviction des boissons gazeuses dans une approche plus globale de modification du régime alimentaire visant à réduire l'acide urique et à prévenir les crises, en particulier chez les patients en surpoids souhaitant une gestion progressive de leur poids.

Preuves

Auteurs: Abeles, Aryeh M., Bae, Sangmee Sharon, Brignardello‐petersen, Romina, Dalbeth, Nicola, Danve, Abhijeet, FitzGerald, John D., Gelber, Allan C., Guyatt, Gordon, Harrold, Leslie R., Khanna, Dinesh, Khanna, Puja P., Kim, Seoyoung C., King, Charles, Lenert, Aleksander, Levy, Gerald, Libbey, Caryn, Mikuls, Ted, Mount, David, Neogi, Tuhina, Pillinger, Michael H., Poon, Samuel, Qasim, Anila, Rosenthal, Ann, Sehra, Shiv T., Sharma, Tarun Sudhir Kumar, Sims, James Edward, Singh, Jasvinder A., Smith, Benjamin J., Toprover, Michael, Turgunbaev, Marat, Turner, Amy S., Wenger, Neil S., Zeng, Linan, Zhang, Mary Ann

Publié: 1 juin 2020

Les recommandations 2020 de l'American College of Rheumatology abordent la consommation de boissons sucrées dans le cadre des recommandations relatives au mode de vie des patients atteints de goutte. Élaborées à partir d'une revue systématique de la littérature, s'appuyant sur 57 questions PICO portant sur les stratégies liées au mode de vie et aux traitements médicamenteux, ces recommandations intègrent des données probantes sur les facteurs alimentaires influençant le taux d'urate sérique. La crise de goutte a été définie comme le critère d'évaluation principal de la prise en charge des facteurs liés au mode de vie lors de l'élaboration de ces recommandations.

Auteurs: Mallen, Roddy

Publié: 26 mai 2017

Les recommandations de la Société britannique de rhumatologie (niveau de preuve III, force de recommandation : 92 %) préconisent d’éviter les boissons gazeuses sucrées contenant du fructose chez tous les patients atteints de goutte. Cette recommandation s’inscrit dans le cadre d’une prise en charge diététique globale visant à réduire le taux d’acide urique sérique et à prévenir les crises de goutte. Les recommandations insistent sur l’importance d’une modification du régime alimentaire chez les patients en surpoids afin d’obtenir une perte de poids progressive et durable.

Prudence1 études

Les boissons gazeuses peuvent contribuer au développement de la goutte.

Les boissons sucrées contiennent du fructose, qui augmente la production d'acide urique et ralentit son élimination. Bien que cette association soit plus faible que celle d'autres facteurs étudiés, limiter sa consommation de boissons gazeuses pourrait contribuer à réduire le risque de goutte.

Preuves

Auteurs: Amiruddin, R. (Ridwan), Arsin, A. A. (A), Talarima, B. (Bellytra)

Publié: 1 décembre 2012

Une étude cas-témoins menée auprès de 196 participants a révélé que la consommation de boissons gazeuses était associée à un odds ratio de 1,33 (IC à 95 % : 0,72-2,45) pour l’incidence de la goutte. Bien que l’intervalle de confiance comprenne la valeur 1,0, indiquant que l’association n’était pas statistiquement significative, cette estimation ponctuelle élevée suggère une tendance possible à l’augmentation du risque, ce qui justifie la prudence.