Fruit de mer

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 4 février 2026

Fruit de mer – Goutte
Prudence2 études

La consommation de fruits de mer peut augmenter le taux d'acide urique et le risque de goutte, en particulier chez les femmes.

Des données issues de deux études de cohorte portant sur plus de 800 participants et d'une revue systématique regroupant 33 études de cohorte établissent un lien entre la consommation de produits de la mer et le risque de goutte. Une étude prospective de 12 mois menée auprès de 812 hommes a révélé que ceux appartenant au quintile de consommation de produits de la mer le plus élevé présentaient des taux d'acide urique sérique supérieurs de 0,41 mg/dl à ceux du quintile le plus faible (IC à 95 % : 0,19-0,63 ; p = 0,005). Des différences notables existent entre les sexes : une revue systématique a montré que les femmes consommant davantage de poissons et de fruits de mer présentaient un risque de goutte accru de 36 % (HR 1,36 ; IC à 95 % : 1,12-1,65), tandis qu'aucune augmentation statistiquement significative n'a été observée chez les hommes (HR 1,02 ; IC à 95 % : 0,86-1,22). Les personnes souffrant de goutte ou présentant un taux d'acide urique élevé devraient modérer leur consommation de produits de la mer, en particulier de fruits de mer et de poissons riches en purines, les femmes devant potentiellement faire preuve d'une plus grande prudence.

Preuves

Auteurs: Belcher, John, Evans, Peter L., Hay, Charles A., Mallen, Christian D., Prior, James A., Roddy, Edward

Publié: 1 décembre 2019

La revue systématique a mis en évidence une différence entre les sexes quant au risque de goutte lié à la consommation de produits de la mer. Les femmes présentaient un risque significativement plus élevé associé à une consommation plus importante de poissons et de fruits de mer (HR 1,36, IC à 95 % : 1,12-1,65) comparativement aux hommes (HR 1,02, IC à 95 % : 0,86-1,22). Cela représente une augmentation de 36 % du risque de développer une crise de goutte chez les femmes consommant davantage de produits de la mer, tandis qu’aucune augmentation statistiquement significative n’a été observée chez les hommes. La revue a inclus 33 études de cohorte, dont 20 comparaient directement les facteurs de risque selon le sexe.

Auteurs: Babiker, Muhammed Ali

Publié: 27 novembre 2015

Dans une étude de cohorte prospective de 12 mois menée auprès de 812 hommes sans antécédents de goutte, l'apport alimentaire a été évalué mensuellement. Le taux d'acide urique sérique augmentait avec la consommation de fruits de mer. Les hommes du quintile supérieur de consommation de fruits de mer présentaient un taux d'acide urique supérieur de 0,41 mg/dl à celui des hommes du quintile inférieur (IC à 95 % : 0,19-0,63 ; p = 0,005 pour la tendance). L'analyse multivariée a montré que les hommes du quintile supérieur de consommation de fruits de mer présentaient un risque relatif accru de développer la goutte.