Fructose

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2 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 3 février 2026

Fructose – Goutte
Éviter1 études

Réduire sa consommation de fructose pour diminuer le risque de goutte

La consommation de fructose a été étudiée comme facteur de risque alimentaire de la goutte. Le fructose est unique parmi les sucres par sa capacité à augmenter la production d'acide urique via la dégradation des purines.

Preuves

Auteurs: Belcher, John, Evans, Peter L., Hay, Charles A., Mallen, Christian D., Prior, James A., Roddy, Edward

Publié: 1 décembre 2019

Cette revue systématique a examiné la consommation de fructose comme facteur de risque spécifique de la goutte incidente. Dans 33 études de cohorte recensées dans MEDLINE, EMBASE, CINAHL et la Bibliothèque Cochrane jusqu'en mars 2019, l'apport en fructose a été analysé en parallèle avec d'autres facteurs alimentaires. La revue a constaté que la plupart des facteurs de risque alimentaires présentaient des effets similaires chez les hommes et les femmes dans les 20 études (60,6 %) comparant directement les deux sexes au sein de la population générale et en soins primaires.

Prudence1 études

Évitez les calories en excès provenant du fructose pour mieux gérer votre taux d'acide urique.

L'hyperuricémie étant liée à la goutte, la gestion de la consommation de fructose est importante pour les personnes atteintes de cette maladie. Il est essentiel de noter que le fructose en lui-même n'est pas problématique lorsqu'il remplace d'autres glucides à apport calorique égal, mais qu'une consommation excessive de fructose, entraînant un excès de calories, peut augmenter le taux d'acide urique et potentiellement déclencher des crises de goutte.

Preuves

Auteurs: Adrian I. Cozma, Alberti, Alexandra L. Jenkins, Amanda J. Carleton, American Diabetes Bantle, Anderson, Arash Mirrahimi, Ardern, Bantle, Becker, Begg, Blayo, Bomback, Canadian Diabetes Association Clinical Practice Guidelines Expert Committee, Choi, Choi, Crapo, Crapo, Cyril W. C. Kendall, D. David Wang, David J. A. Jenkins, Denzer, Egger, Elbourne, Ford, Furukawa, Förster, Gao, Grigoresco, Hallfrisch, Heyland, Huttunen, John L. Sievenpiper, Johnson, Johnson, Joseph Beyene, Jüni, Kneepkens, Koh, Lathyris, Laura Chiavaroli, Lawrence A. Leiter, Livesey, Lê, Madero, Mann, Marco Di Buono, Marriott, Matthew E. Yu, Miller, Moher, Moher, Nakagawa, Ngo Sock, Osei, Osei, Perez-Pozo, Pillinger, Reiser, Russell J. de Souza, Sievenpiper, Stirpe, Sumino, Sun, Thomas M. S. Wolever, Vanessa Ha, Zhu

Une méta-analyse de 21 essais contrôlés (425 participants) a montré que la substitution isocalorique du fructose à d'autres glucides n'avait pas d'effet sur l'acide urique [DM = 0,56 μmol/L (IC à 95 % : −6,62 ; 7,74)]. Une supplémentation hypercalorique en fructose (213–219 g/j, soit +35 % d'apport énergétique) a significativement augmenté l'acide urique [DM = 31,0 mmol/L (IC à 95 % : 15,4 ; 46,5)] chez les participants non diabétiques. Ces résultats suggèrent que les aliments contenant du fructose sont acceptables dans le cadre d'une alimentation équilibrée, mais que la consommation excessive de fructose, qui contribue à l'apport calorique total, doit être limitée.