Alcool

ÉviterPrudence

20 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 4 février 2026

Alcool – Goutte
Éviter17 études

La consommation d'alcool augmente considérablement le risque de goutte et doit être évitée pour prévenir les crises.

Dix-sept études, incluant des revues de synthèse, des revues systématiques, des recommandations cliniques de l'ACR, de la BSR et de l'EULAR, des études de cohorte et des études cas-témoins, confirment que l'alcool est un facteur de risque majeur et modifiable de la goutte. Des données cas-témoins néo-zélandaises (1 431 cas de goutte, 1 205 témoins) ont révélé que la consommation d'alcool multipliait le risque de goutte jusqu'à 4,18 fois chez certaines personnes présentant un profil génétique particulier. Une étude de cohorte japonaise (3 188 hommes, suivi médian de 14,6 ans) a montré qu'une consommation quotidienne ≥ 46 g d'éthanol augmentait le risque d'hyperuricémie/goutte de 41 % (HR 1,41, IC à 95 % : 1,13-1,75). Les recommandations de l'ACR de 2020 préconisent, sous certaines conditions, de limiter la consommation d'alcool ; celles de la BSR (à 92 % d'adhésion) conseillent explicitement d'éviter toute consommation excessive. Des études de randomisation mendélienne apportent des preuves causales convaincantes : l'élévation du taux d'acide urique sérique, induite par l'alcool, augmente directement le risque de goutte. Un consensus international établi par 78 rhumatologues de 14 pays a abouti à un accord de 8,7/10 sur la limitation de la consommation d'alcool comme stratégie de prise en charge essentielle.

Preuves

Auteurs: Hayama-Terada M, Imano H, Iso H, Kihara T, Kishida R, Kitamura A, Kiyama M, Maruyama K, Muraki I, Ohira T, Okada T, Sankai Tomoko, Shimizu Y, Takada M, Tanaka M, Teramura S, Umesawa M, Yamagishi Kazumasa

Publié: 1 octobre 2023

Dans une cohorte de 3 188 hommes suivis pendant une durée médiane de 14,6 ans, 733 ont développé une hyperuricémie ou une goutte. Comparativement aux non-buveurs, les hommes consommant moins de 46 g d’éthanol par jour présentaient un risque relatif multivarié de 1,23 (IC à 95 % : 1,00-1,52), et ceux qui en consommaient 46 g ou plus par jour, un risque relatif de 1,41 (IC à 95 % : 1,13-1,75). Cette association restait significative après ajustement pour le tabagisme, l’IMC, l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie et l’hypertriglycéridémie.

Auteurs: Anugrah, Ramalah Tabah, Darni, Zahri, Dewi, DWS Suarse, Nelwetis, Nelwetis, Ngasirotun, Ngasirotun, Nuraeni, Ani, Rahayu, Hemma Siti, Syukri, Danisa Zumawaddah Warahmah, Tyas, Delina Septianing, Vrisilia, Slingga Anjely, Yosinda, Kristina Ratu

Publié: 7 avril 2023

Une étude de dépistage communautaire menée auprès de 56 participants a identifié la consommation d'alcool comme l'un des six principaux facteurs de risque de la goutte. Le programme de dépistage combinait entretiens de santé, examens physiques et conseils afin d'évaluer ces facteurs de risque modifiables. Au total, 42,9 % des participants (24 personnes) présentaient un taux d'acide urique élevé nécessitant une intervention.

Auteurs: Meilani, Debi, Samran, Samran, Suprianto, Suprianto

Publié: 31 décembre 2022

L'étude de dépistage communautaire de Bandar Klippa (2022) a établi que la consommation d'alcool figure parmi les facteurs influençant la concentration d'acide urique dans le sang, au même titre qu'une alimentation riche en purines, l'origine ethnique, l'activité physique et l'âge. Un taux d'acide urique sanguin supérieur à 6,8 mg/dl définit l'hyperuricémie, état précurseur de la goutte. L'intervention d'éducation sanitaire communautaire a combiné le dosage de l'acide urique sanguin à des conseils sur les facteurs de risque modifiables, notamment la consommation d'alcool, afin d'améliorer les connaissances des participants et de réduire l'incidence de la goutte.

Auteurs: M. N. Chikina, M. S. Eliseev, O. V. Zhelyabina, S. I. Glukhova, T. S. Panevin, М. Н. Чикина, М. С. Елисеев, О. В. Желябина, С. И. Глухова, Т. С. Паневин

Publié: 19 février 2022

Dans cette étude de cohorte prospective portant sur 444 patients atteints de goutte (395 hommes et 49 femmes) suivis pendant 2 à 8 ans, la consommation d'alcool supérieure à 20 unités par semaine a été étudiée comme facteur de risque potentiel de développement d'un diabète de type 2. Parmi les 444 patients, 108 (24,3 %) ont développé un diabète de type 2 au cours du suivi. L'étude a identifié plusieurs facteurs de risque modifiables augmentant le risque de diabète dans cette population.

Auteurs: M. N. Chikina, M. S. Eliseev, O. V. Zhelyabina, S. I. Glukhova, T. S. Panevin

Publié: 1 février 2022

Dans cette étude de cohorte prospective portant sur 444 patients atteints de goutte (395 hommes, 49 femmes) suivis pendant 2 à 8 ans, une consommation d'alcool supérieure à 20 unités par semaine a été évaluée comme facteur de risque potentiel de développement d'un diabète de type 2. Parmi ces patients, 108 (24,3 %) ont développé un diabète de type 2 au cours du suivi. L'étude a évalué de multiples facteurs de risque liés au mode de vie et des facteurs cliniques afin de déterminer leur contribution à l'apparition du diabète dans cette population à haut risque.

Auteurs: Berner Hammer, Hilde, Haavardsholm, Espen A., Karoliussen, Lars F., Kvien, Tore K., Pérez Ruiz, Fernando, Sexton, Joe, Uhlig, Till

Publié: 1 janvier 2022

Dans cette étude de cohorte prospective portant sur 211 patients atteints de goutte (âge moyen : 56,4 ans, écart-type : 13,7 ; 95,3 % d’hommes ; durée moyenne de la maladie : 7,8 ans, écart-type : 7,6), les chercheurs ont confirmé que les crises de goutte peuvent survenir après la consommation d’alcool. L’étude a suivi les patients pendant deux ans ; 186 patients (88,2 %) ont terminé la première année de suivi et 173 (82,0 %) la deuxième. Le lien établi entre la consommation d’alcool et la survenue des crises plaide en faveur d’une modification du régime alimentaire dans la prise en charge de la goutte.

Auteurs: Abeles, Aryeh M., Bae, Sangmee Sharon, Brignardello‐petersen, Romina, Dalbeth, Nicola, Danve, Abhijeet, FitzGerald, John D., Gelber, Allan C., Guyatt, Gordon, Harrold, Leslie R., Khanna, Dinesh, Khanna, Puja P., Kim, Seoyoung C., King, Charles, Lenert, Aleksander, Levy, Gerald, Libbey, Caryn, Mikuls, Ted, Mount, David, Neogi, Tuhina, Pillinger, Michael H., Poon, Samuel, Qasim, Anila, Rosenthal, Ann, Sehra, Shiv T., Sharma, Tarun Sudhir Kumar, Sims, James Edward, Singh, Jasvinder A., Smith, Benjamin J., Toprover, Michael, Turgunbaev, Marat, Turner, Amy S., Wenger, Neil S., Zeng, Linan, Zhang, Mary Ann

Publié: 1 juin 2020

Les recommandations 2020 de l'American College of Rheumatology pour la prise en charge de la goutte, élaborées selon la méthodologie GRADE à partir d'une revue systématique de la littérature et de méta-analyses en réseau, préconisent, sous certaines conditions, de limiter la consommation d'alcool chez les patients atteints de goutte. Ces recommandations ont été élaborées par un panel de 20 experts, comprenant des rhumatologues, des internistes, des néphrologues et des représentants de patients. Parmi les 42 recommandations formulées, les modifications du mode de vie, notamment la limitation de la consommation d'alcool, sont abordées dans le cadre de stratégies globales de prise en charge de la goutte.

Auteurs: Belcher, John, Evans, Peter L., Hay, Charles A., Mallen, Christian D., Prior, James A., Roddy, Edward

Publié: 1 décembre 2019

Cette revue systématique a analysé 33 études de cohorte issues des bases de données MEDLINE, EMBASE, CINAHL et de la Bibliothèque Cochrane jusqu'en mars 2019. Parmi les 20 études (60,6 %) comparant directement les facteurs de risque selon le sexe, la consommation d'alcool a montré une augmentation similaire du risque de goutte chez les hommes et les femmes. La revue a examiné l'alcool comme l'un des principaux facteurs de risque modifiables et a mis en évidence des associations cohérentes dans de multiples études de cohorte populationnelles analysant l'incidence de la goutte dans la population générale.

Auteurs: Mallen, Roddy

Publié: 26 mai 2017

Les recommandations de la BSR/BHPR (niveau de preuve III, force de recommandation : 92 %) préconisent d’éviter toute consommation excessive de boissons alcoolisées chez les patients atteints de goutte. Cette recommandation diététique s’inscrit dans le cadre de la stratégie de modification du mode de vie préconisée par la Société britannique de rhumatologie et a été examinée et approuvée par le Collège royal des médecins généralistes pour la prise en charge de la goutte en soins primaires et hospitaliers.

Auteurs: Campbell, Harry, Ioannidis, John PA, Li, Xue, Meng, Xiangrui, Theodoratou, Evropi, Timofeeva, Maria, Tsilidis, Konstantinos K, Tzoulaki, Ioanna

Publié: 10 mai 2017

Cette revue systématique a établi, grâce à des études de randomisation mendélienne, des preuves convaincantes démontrant que l'élévation du taux d'acide urique sérique augmente causalement le risque de goutte. Parmi 136 affections différentes examinées dans le cadre d'études observationnelles, d'essais contrôlés randomisés et d'études de randomisation mendélienne, la goutte était l'une des deux seules (avec la néphrolithiase) pour lesquelles il existait des preuves convaincantes ou solides d'une relation causale avec le taux d'acide urique sérique. Les facteurs alimentaires qui augmentent le taux d'acide urique, notamment la consommation d'alcool, contribuent directement à cette relation causale.

Auteurs: Aletaha, Daniel, Andres, Mariano, Bijlsma, Johannes W., Bombardier, Claire, Branco, Jaime C., Buchbinder, Rachelle, Burgos-Vargas, Ruben, Carmona, Loreto, Catrina, Anca I., Edwards, Christopher J., Elewaut, Dirk, Falzon, Louise, Ferrari, Antonio J. L., Kiely, Patrick, Kydd, Alison S. R., Landewe, Robert B., Leeb, Burkhard F., Moi, John, Montecucco, Carlomaurizio, Mueller-Ladner, Ulf, Ostergaard, Mikkel, Seth, Rakhi, Sivera, Francisca, Sriranganathan, Melonie, van der Heijde, Desiree M., van Durme, Caroline, van Echteld, Irene, Vinik, Ophir, Wechalekar, Mihir D., Zochling, Jane

Publié: 1 février 2014

Un panel de 78 rhumatologues internationaux issus de 14 pays (Europe, Amérique du Sud et Australasie) a élaboré des recommandations fondées sur des données probantes grâce à une revue systématique de la littérature dans les bases de données Medline, Embase et Cochrane CENTRAL. Ces recommandations ont obtenu un score de consensus élevé, allant de 8,1 à 9,2 sur une échelle de 10 points (moyenne de 8,7). Six des dix recommandations portaient sur la prise en charge, notamment les modifications du mode de vie. Les recommandations abordent spécifiquement les facteurs alimentaires contribuant à l'hyperuricémie, l'alcool étant identifié comme un facteur de risque modifiable que les patients peuvent contrôler eux-mêmes.

Auteurs: Aletaha, Daniel, Andrés, Mariano, Bijlsma, Johannes W., Bombardier, Claire, Branco, Jaime C., Buchbinder, Rachelle, Burgos-Vargas, Rubén, Carmona, Loreto, Catrina, Anca I., Edwards, Christopher J., Elewaut, Dirk, Falzon, Louise, Ferrari, Antonio J. L., Kiely, Patrick, Kydd, Alison S. R., Landewé, Robert B., Leeb, Burkhard F., Moi, John, Montecucco, Carlomaurizio, Müller-Ladner, Ulf, Seth, Rakhi, Sivera, Francisca, Sriranganathan, Melonie, van der Heijde, Désirée M., van Durme, Caroline, van Echteld, Irene, Vinik, Ophir, Wechalekar, Mihir D., Zochling, Jane, Østergaard, Mikkel

Publié: 18 juillet 2013

Ce guide de pratique clinique multinational, élaboré par 78 rhumatologues internationaux issus de 14 pays (Europe, Amérique du Sud et Australasie) dans le cadre de l'initiative 3e, a formulé 10 recommandations fondées sur des données probantes pour la prise en charge de la goutte. La revue systématique de la littérature a porté sur Medline, Embase, Cochrane CENTRAL et les résumés des congrès EULAR et ACR de 2010-2011. La modification du mode de vie, notamment la limitation de la consommation d'alcool, figure parmi les recommandations. Le niveau de concordance entre les experts variait de 8,1 à 9,2 sur une échelle de 1 à 10 (moyenne de 8,7), témoignant d'un fort consensus sur ces recommandations.

Auteurs: Amanda Phipps-Green, Christopher Franklin, Douglas HN White, Humaira Rasheed, Jade E Hollis-Moffatt, Jennie Hindmarsh, Lisa K Stamp, Nicola Dalbeth, Peter B Jones, Ruth Topless, Tony R Merriman

Publié: 1 janvier 2013

Dans cette étude cas-témoins menée en Nouvelle-Zélande auprès de 1 205 témoins et 1 431 patients atteints de goutte, la consommation d’alcool était positivement associée au risque de goutte chez les sujets maoris et océaniens (augmentation du risque de 0,2 % par gramme et par semaine, p = 0,004). Une interaction non additive significative a été observée entre la consommation d’alcool et le génotype rs2544390 du gène LRP2 (p-interaction = 0,001). Dans le groupe porteur du génotype CC, toute consommation d’alcool était associée à un risque de goutte multiplié par 4,18 (p = 6,6 × 10⁻⁵), tandis que le groupe porteur des génotypes CT/TT présentait un risque multiplié par seulement 1,14 (p = 0,40). Les auteurs concluent que cette interaction démontre que la consommation d’alcool neutralise les effets protecteurs des gènes, renforçant ainsi les arguments en faveur de la réduction de la consommation d’alcool dans la prise en charge de la goutte.

Auteurs: Bianchi, G., Borghi, C., Bortoluzzi, A., Cerinic, M. M., Cimmino, M. A., D Avola, G. M., Desideri, G., Di Giacinto, G., Favero, M., Govoni, M., Grassi, W., LEONARDO PUNZI, Lombardi, A., Manara, M., Marangella, M., Medea, G., Minisola, G., Prevete, I., Ramonda, R., Scirè, C. A., Spadaro, A.

Publié: 1 janvier 2013

Cette recommandation clinique de la Société italienne de rhumatologie a été élaborée par un groupe d'experts multidisciplinaire qui a réalisé une revue systématique des données probantes relatives à la prise en charge non pharmacologique de la goutte. Ce groupe comprenait des rhumatologues, des médecins généralistes, des internistes, des gériatres, des néphrologues et des cardiologues qui ont adapté les recommandations de l'EULAR. Les données relatives aux facteurs alimentaires, notamment la consommation d'alcool, ont été recueillies par une recherche bibliographique systématique, et les données d'efficacité issues d'essais contrôlés randomisés ont été combinées dans une méta-analyse. La pertinence des recommandations diététiques a été évaluée à l'aide d'échelles validées par l'EULAR. La mise en œuvre de ces recommandations adaptées devrait améliorer la prise en charge des patients au sein du système de santé italien.

Auteurs: Amiruddin, R. (Ridwan), Arsin, A. A. (A), Talarima, B. (Bellytra)

Publié: 1 décembre 2012

Dans cette étude cas-témoins portant sur 98 cas de goutte et 98 témoins, la consommation d'alcool était significativement associée à l'incidence de la goutte, avec un odds ratio de 2,28 (IC à 95 % : 1,29-4,05). L'intervalle de confiance étant entièrement supérieur à 1,0, il apparaît que l'association entre la consommation d'alcool et l'augmentation du risque de goutte est statistiquement significative.

Auteurs: Arellano, Becker, Becker, Becker, Bhole, Brook, Brook, Chao, Choi, Choi, Choi, Choi, Choi, Choi, Dalbeth, Dalbeth, Dalbeth, Dalbeth, Desai, Dessein, Grossman, Hande, Hande, Harrold, Hung, Hunt, Jordan, Jung, Khanna, Khanna, Krishnan, Krishnan, Lee, Lonjou, Lupton, McAdams DeMarco, Neogi, Neogi, Ottaviani, Perez-Ruiz, Perez-Ruiz, Perez-Ruiz, Pillinger, Pineda, Rees, Reinders, Reinders, Reinders, Roddy, Romeijnders, Schumacher, Shekelle, Singh, Singh, Singh, Somkrua, Stamp, Stamp, Stevenson, Sundy, Takahashi, Tassaneeyakul, Terkeltaub, Thiele, Thompson, Tsai, Yamanaka, Zhang, Zhang, Zhang, Zhang, Zhu, Zineh

Publié: 1 octobre 2012

Les recommandations cliniques de 2012 de l'American College of Rheumatology identifient certaines tendances alimentaires comme facteurs contribuant à l'augmentation de la prévalence de la goutte, estimée à 3,9 % chez les adultes aux États-Unis (8,3 millions de personnes). Ces recommandations préconisent l'éducation thérapeutique du patient en matière d'alimentation comme mesure essentielle dans la prise en charge de la goutte, visant un taux d'urate sérique inférieur à 6 mg/dl au minimum, et souvent inférieur à 5 mg/dl, afin d'améliorer durablement les signes et symptômes de la maladie.

Gout

Auteurs: Underwood, Martin

Publié: 1 janvier 2008

Cette revue systématique, portant sur des bases de données jusqu'en juin 2008, a identifié la réduction de la consommation d'alcool comme une intervention préventive contre la goutte chez les personnes ayant déjà présenté des crises aiguës. La goutte touche environ 5 % des hommes et 1 % des femmes, et jusqu'à 80 % des patients subissent une récidive dans les 3 ans. La revue a inclus 21 revues systématiques, essais contrôlés randomisés ou études observationnelles répondant aux critères d'inclusion, la qualité des interventions étant évaluée selon la méthode GRADE. La réduction de la consommation d'alcool figurait parmi les interventions préventives, au même titre que la perte de poids et la restriction des purines alimentaires.

Prudence3 études

La consommation d'alcool peut déclencher des crises de goutte et augmenter le risque de lésions rénales.

Trois études impliquant plus de 25 000 participants établissent un lien entre la consommation d'alcool et des complications chez les patients atteints de goutte. La cohorte prospective NOR-Gout (n = 211, taux de rétention de 82 à 88 % sur deux ans) a identifié l'alcool comme facteur déclenchant des crises de goutte aiguës. Une analyse cas-témoins nichée, portant sur 983 patients atteints de goutte, a révélé que ceux consommant de l'alcool parmi d'autres facteurs de risque présentaient une vulnérabilité accrue aux lésions rénales aiguës induites par les AINS, 5,6 % d'entre eux ayant présenté des complications rénales. Une vaste étude de population britannique, portant sur 24 768 cas de goutte et 50 000 témoins, a confirmé que l'alcool était une covariable significative du risque de goutte chez les patients hypertendus, 74 % des patients atteints de goutte présentant une hypertension concomitante. Ces données incitent à la prudence quant à la consommation d'alcool, en particulier chez les patients souffrant de goutte active ou présentant des problèmes rénaux.

Preuves

Auteurs: Berner Hammer, Hilde, Haavardsholm, Espen A., Karoliussen, Lars F., Kvien, Tore K., Pérez Ruiz, Fernando, Sexton, Joe, Uhlig, Till

Publié: 1 janvier 2022

L’étude de cohorte prospective NOR-Gout, menée auprès de 211 patients atteints de goutte, a identifié l’alcool comme facteur déclenchant des crises. Cette étude, avec un taux de suivi de 88,2 % à un an (n = 186) et de 82,0 % à deux ans (n = 173), montre que les crises de goutte peuvent survenir après la consommation d’alcool. La cohorte était composée majoritairement d’hommes (95,3 %) et la durée moyenne de la maladie était de 7,8 ans (écart-type : 7,6).

Auteurs: Pérez Ruiz, Fernando

Publié: 1 janvier 2017

Dans cette étude cas-témoins nichée portant sur 983 patients atteints de goutte, 55 (5,6 %) ont présenté une insuffisance rénale aiguë (IRA) suite à un traitement par AINS lors de crises de goutte. La consommation d'alcool figurait parmi les variables générales analysées pour son association avec la survenue d'IRA. L'étude a utilisé une analyse de survie de Kaplan-Meier suivie d'une régression de Cox multivariée, le délai entre le début de la goutte et la survenue de l'événement rénal constituant la période d'exposition. Les patients présentant de multiples facteurs de risque, dont la consommation d'alcool, ont montré une vulnérabilité accrue à l'IRA induite par les AINS.

Auteurs: Choi, Hyon K, Rodríguez, Luis A García, Soriano, Lucia Cea, Zhang, Yuqing

Dans cette étude cas-témoins nichée, portant sur 24 768 nouveaux cas de goutte et 50 000 témoins appariés issus de la base de données du réseau britannique d’amélioration de la santé (2000-2007), la consommation d’alcool a été intégrée comme covariable clé, ajustée selon six catégories dans l’analyse multivariée. Parmi les 29 138 participants hypertendus, la consommation d’alcool a été identifiée comme un facteur contribuant, au même titre que la prise de médicaments antihypertenseurs, au risque de goutte. La population étudiée comprenait des adultes âgés de 20 à 79 ans, suivis pendant 5,2 ans en moyenne. D’après les données de l’enquête américaine NHANES 2007-2008 citées dans l’étude, 74 % des patients atteints de goutte présentaient une hypertension concomitante.