Arrêt du tabac

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2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Arrêt du tabac – Cancer de l'estomac
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L’arrêt du tabac réduit considérablement le risque de cancer gastrique, ramenant ce risque à un niveau proche de celui des non-fumeurs en l’espace de dix ans.

Deux études menées sur un total de plus de 36 000 participants ont révélé que le tabagisme augmente systématiquement le risque de cancer gastrique. Une vaste méta-analyse de 23 études (10 290 cas, 26 145 témoins) a montré que les fumeurs actuels présentent un risque accru de 25 % (OR 1,25, IC à 95 %: 1,11–1,40), avec des effets dose-réponse : la consommation de plus de 20 cigarettes par jour augmente le risque de 32 % (OR 1,32) et une durée du tabagisme supérieure à 40 ans l’augmente de 33 % (OR 1,33). Une étude cas-témoins portant sur 312 personnes a confirmé que les fumeurs présentent un risque presque deux fois plus élevé de cancer gastrique non situé au niveau du cardia (OR 1,89, IC à 95 %: 1,41–3,11). Il est essentiel de noter que le risque diminue considérablement après l’arrêt du tabac (p pour la tendance < 0,01), les anciens fumeurs atteignant des niveaux de risque similaires à ceux des non-fumeurs après 10 ans d’abstinence.

Preuves

Auteurs: Agudo, Boccia, Bonequi, Buiatti, Castaño-Vinyals, De Feo, Deandrea, Derakhshan, DerSimonian, Dyke, Freedman, González, Harris, Higgins, Ioannidis, Kamangar, Kim, Kneller, Koizumi, La Torre, La Vecchia, Ladeiras-Lopes, Lagiou, Lee, Lindblad, Lucenteforte, Lunet, Mao, Matsuo, Mirvish, Mu, Nomura, Pakseresht, Peleteiro, Pelucchi, Poplawski, Pourfarzi, Rota, Royston, Santibañez, Setiawan, Setiawan, Smith-Warner, Steevens, Tayler, Tramacere, Trédaniel, Ye, Zaridze, Zendehdel, Zhang

Publié: 1 janvier 2018

Une méta-analyse de 23 études épidémiologiques, incluant 10 290 cas et 26 145 témoins, a révélé que les fumeurs actuels présentaient un OR de 1,25 (IC à 95 % : 1,11–1,40) par rapport aux non-fumeurs. Le risque était dose-dépendant : fumer plus de 20 cigarettes par jour était associé à un OR de 1,32 (IC à 95 % : 1,10–1,58), et une durée de tabagisme supérieure à 40 ans à un OR de 1,33 (IC à 95 % : 1,14–1,54). Le risque diminuait avec le temps écoulé depuis l’arrêt du tabac (p pour la tendance &lt; 0,01) et devenait similaire à celui des non-fumeurs 10 ans après l’arrêt. Les anciens fumeurs présentaient un OR de 1,12 (IC à 95 % : 0,99–1,27). Les risques étaient légèrement plus élevés pour le cancer gastrique du cardia que pour celui des autres localisations.

Auteurs: Felipe, Aledson Vitor

Publié: 28 avril 2010

Dans cette étude cas-témoins portant sur 312 personnes (104 cas de cancer gastrique et 208 témoins), on a constaté que le tabagisme était significativement plus répandu dans le groupe atteint de cancer (p = 0,001). Une analyse de régression logistique multivariée a révélé que les fumeurs actuels et anciens avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer un cancer gastrique non localisé au niveau du cardia par rapport aux non-fumeurs (RC : 1,89, IC à 95 % : 1,41-3,11, p = 0,01), et ce, indépendamment du génotype IL-8 et des facteurs liés à l’alimentation.