Alcool

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Alcool – Maladie coronarienne
Prudence2 études

Une consommation modérée d’alcool ne semble pas augmenter le risque de maladies coronariennes, mais une consommation excessive accroît la mortalité globale.

Deux vastes études de cohorte, portant sur un total de plus de 403 000 participants, ont examiné le lien entre la consommation d’alcool et les conséquences des maladies coronariennes. Dans l’étude européenne EPIC (380 395 participants, suivi sur 12,6 ans), aucune augmentation significative de la mortalité due aux maladies cardiovasculaires/coronariennes n’a été observée en fonction des niveaux de consommation d’alcool par rapport aux consommateurs modérés, bien que les personnes qui ne consomment jamais d’alcool aient présenté des ratios de risque plus élevés. Une consommation excessive (≥ 60 g/jour chez les hommes, ≥ 30 g/jour chez les femmes) a entraîné une augmentation significative de la mortalité globale — ratio de risque de 1,53 (IC à 95 % : 1,39–1,68) chez les hommes et de 1,27 (IC à 95 % : 1,13–1,43) chez les femmes. Dans la cohorte grecque EPIC (23 349 participants, suivi sur 8,5 ans), une consommation modérée d’éthanol a contribué dans la plus grande mesure individuelle (23,5 %) à l’effet protecteur du régime méditerranéen contre la mortalité, avec un ratio de mortalité ajusté de 0,864 pour chaque augmentation de 2 unités du score du régime. Une consommation légère à modérée semble neutre ou potentiellement bénéfique en ce qui concerne les maladies coronariennes, mais une consommation excessive entraîne un risque de mortalité important.

Preuves

Auteurs: Agnoli, Claudia, Arriola, Larraitz, Barricarte, Aurelio, Benetou, Vasiliki, Beulens, Joline Wj, Boeing, Heiner, Bradbury, Kathryn E, Brennan, Paul, Dartois, Laureen, Dossus, Laure, Duell, Eric J, Fagherazzi, Guy, Ferrari, Pietro, Gunter, Marc, Johansson, Mattias, Kaaks, Rudolf, Khaw, Kay-Tee, Kragh Andersen, Per, Li, Kuanrong, Licaj, Idlir, Lund University., Lund University., Molina-Montes, Esther, Muller, David C, Norat, Teresa, Nunes, Luciana, Olsen, Anja, Overvad, Kim, Palli, Domenico, Peeters, Petra, Riboli, Elio, Romieu, Isabelle, Sacerdote, Carlotta, Sanchez, Carmen Navarro, Tjønneland, Anne, Trichopoulos, Dimitrios, Trichopoulou, Antonia, Tumino, Rosario, Wallström, Peter,, Wareham, Nick, Weiderpass, Elisabete

Publié: 1 janvier 2014

Parmi les 380 395 participants ayant subi 4 187 décès liés aux maladies cardiovasculaires/coronariennes sur une période de suivi de 12,6 ans, aucune association significative n’a été observée en ce qui concerne la mortalité due aux maladies cardiovasculaires/coronariennes chez les personnes consommant de l’alcool, quel que soit leur niveau de consommation. Cependant, les personnes qui ne boivent jamais ont présenté des rapports de risque plus élevés par rapport aux personnes qui boivent avec modération (0,1 à 4,9 g/jour). Dans les analyses de risques concurrents, la mortalité due aux maladies cardiovasculaires/coronariennes était plus marquée que celle due au cancer chez les hommes. Malgré ce manque apparent d’augmentation du risque de maladie cardiovasculaire lié à la consommation d’alcool, une consommation excessive d’alcool (≥ 60 g/jour pour les hommes, ≥ 30 g/jour pour les femmes) était associée à une augmentation significative de la mortalité globale : rapport de risque de 1,53 (IC à 95 % : 1,39–1,68) chez les hommes et de 1,27 (IC à 95 % : 1,13–1,43) chez les femmes.

Auteurs: Bamia, Christina, Trichopoulos, Dimitrios, Trichopoulou, Antonia

Publié: 13 avril 2012

Parmi les 23 349 participants de la cohorte grecque EPIC suivis pendant une période moyenne de 8,5 ans, une consommation modérée d’éthanol a contribué dans la plus grande mesure – soit 23,5 % – à l’association inverse entre le score du régime méditerranéen et la mortalité toutes causes confondues. Le taux de mortalité global ajusté était de 0,864 pour chaque augmentation de 2 unités du score (IC à 95 %: 0,802-0,932). Cette contribution a dépassé celle de tous les autres éléments, notamment une faible consommation de viande (16,6 %), une forte consommation de légumes (16,2 %) et une forte consommation de fruits et de noix (11,2 %). Au total, 652 décès ont été enregistrés parmi les 12 694 participants ayant le moins bien respecté le régime, contre 423 chez les 10 655 participants qui l’ont le mieux respecté.