Viandes transformées

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6 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Viandes transformées – Cancer colorectal
Éviter3 études

La consommation de viande transformée augmente directement le risque de cancer colorectal dans diverses populations.

Trois études portant sur plus de 19 000 participants établissent systématiquement un lien entre la consommation de viande transformée et une augmentation du risque de cancer colorectal. Une vaste étude cas-témoins, menée auprès de 9 287 patients et de 9 117 personnes témoins, a révélé des augmentations statistiquement significatives du risque en fonction des quartiles de consommation de viande transformée, avec une interaction gène-alimentation qui amplifie le risque jusqu’à 39 % chez les personnes porteuses du génotype TT (OR = 1,39 ; p = 8,7E-09). Une étude cas-témoins suisse menée auprès de 323 patients atteints d’un cancer colorectal et de 1 271 personnes témoins a démontré une augmentation du risque de 2,5 fois pour le quartile supérieur par rapport au quartile inférieur de consommation de viande transformée, ce résultat étant constant dans les différents sous-groupes en fonction de l’âge, de la consommation d’alcool et du tabagisme. Le Code latino-américain et caribéen contre le cancer, basé sur une analyse systématique, classe la viande transformée comme cancérigène pour l’homme (groupe 1 de l’IARC) et recommande explicitement de s’en abstenir à des fins de prévention du cancer.

Preuves

Auteurs: Aburto, T.C., Barnoya, J., Barquera, S., Canelo-Aybar, C., Cavalcante, T.M., Corvalán, C., Espina, C., Feliu, A., Hallal, P.C., Reynales-Shigematsu, L.M., Rivera, J.A., Romieu, I., Santero, Marilina, Stern, M.C., Universitat Autònoma de Barcelona

Publié: 1 janvier 2023

La déclaration de consensus du Code latino-américain et caribéen contre le cancer, élaborée à partir d’une analyse systématique des données probantes sur la prévention du cancer au niveau mondial, identifie la viande transformée comme un facteur augmentant le risque de cancer colorectal. Cette conclusion est conforme à la classification du groupe 1 de l’IARC, qui considère la viande transformée comme cancérigène pour l’homme. Le code énumère spécifiquement la viande transformée parmi les aliments à éviter, en soulignant que le surpoids est associé à au moins 15 types de cancer. Cette recommandation s’adresse au grand public d’Amérique latine et des Caraïbes, où les habitudes alimentaires intègrent de plus en plus des aliments transformés qui contribuent à l’incidence du cancer.

Auteurs: Bosetti, C., La Vecchia, C., Levi, F., Lucchini, F., Pasche, C.

Publié: 2 août 2017

Une étude cas-témoins menée dans un hôpital du canton de Vaud, en Suisse (1992–2002), a porté sur 323 patients atteints d’un cancer colorectal nouvellement diagnostiqué et confirmé par analyse histologique, ainsi que sur 1 271 témoins hospitalisés pour des affections aiguës non néoplasiques sans lien avec une modification à long terme de leur régime alimentaire. Une forte tendance directe du risque a été observée en fonction des quartiles de consommation de viande transformée. Le rapport de cotes ajusté par analyse multivariée, comparant le quartile supérieur au quartile inférieur de la consommation de viande transformée, était de 2,5 pour le cancer colorectal. Cette relation était plus marquée chez les personnes plus jeunes, les consommateurs modérés d’alcool et les non-fumeurs, ce qui indique que la viande transformée est un indicateur fiable du risque lié à l’alimentation en matière de cancer colorectal, indépendamment des principaux facteurs de confusion liés au mode de vie.

Auteurs: A Tenesa, AD Skol, AH Nguyen, AL Price, AM Nomura, Andrew T. Chan, Anja Rudolph, AY Liu, B Mukherjee, B Woolf, Barbara Fortini, Bette J. Caan, Brent W. Zanke, Brian E. Henderson, BW Zanke, C Kooperberg, Carolyn M. Hutter, CC Dahm, CE Murcray, Christopher I. Amos, Christopher S. Carlson, CJ Hoggart, CL Pearce, CM Hutter, Conghui Qu, Cornelia M. Ulrich, Daniela Seminara, David Duggan, DD Alexander, DD Alexander, Deanna L. Stelling, E Giovannucci, Edward L. Giovannucci, Emily White, F Dudbridge, FJ van Duijnhoven, Fredrick R. Schumacher, GA Colditz, GP Christophi, Graham Casey, Greg S. Warnick, H Brenner, Hermann Brenner, I Fortier, I Ionita-Laza, I Pe'er, I Tomlinson, IP Tomlinson, J Chou, J Lin, Jane C. Figueiredo, JC Figueiredo, Jenny Chang-Claude, Jian Gong, John A. Baron, John D. Potter, John L. Hopper, JY Dai, JY Dai, K Roeder, Kana Wu, Keith R. Curtis, KR Rosenbloom, L Hsu, Laurence N. Kolonel, Li Hsu, Loic Le Marchand, M Cotterchio, M Hedlund, M Hoffmeister, Mark A. Jenkins, Mark Thornquist, Martha L. Slattery, Mathieu Lemire, Michael Hoffmeister, Michelle Cotterchio, ML Slattery, N Risch, NJ Ollberding, P Broderick, PA Newcomb, PC Prorok, Peter T. Campbell, Polly A. Newcomb, QJ Wu, R Siegel, R Zheng, RB Gupta, Richard B. Hayes, Robert E. Schoen, Robert W. Haile, RS Houlston, S Jiao, S Kury, Shuo Jiao, SN Bennett, Sonja I. Berndt, Stephanie A. Rosse, Stephen J. Chanock, Stephen N. Thibodeau, Steven Gallinger, T Hosoya, Tabitha A. Harrison, U Peters, Ulrike Peters, W. James Gauderman, WG Christen, WH Jia, WJ Gauderman, WW Piegorsch, Y Park, Yi Lin

Publié: 1 janvier 2014

Dans une étude cas-témoins portant sur 9 287 cas de cancer colorectal et 9 117 témoins issus de dix études, chaque augmentation d’un quartile de la consommation de viande transformée était associée à une augmentation statistiquement significative du risque de cancer colorectal. Une interaction gène-alimentation significative a été observée entre le variant rs4143094 et la consommation de viande transformée (OR = 1,17 ; p = 8,7 × 10⁻⁹), et ce de manière cohérente entre les études (p d’hétérogénéité = 0,78). Le risque était accru chez les porteurs du génotype TG du variant rs4143094 (OR = 1,20) et chez les porteurs du génotype TT (OR = 1,39), tandis qu’il était nul chez les porteurs du génotype GG (OR = 1,03).

Prudence3 études

La consommation de viande transformée est associée à un risque accru de cancer colorectal en raison de la présence d’hémoglobine.

Trois études portant sur plus de 700 000 participants établissent systématiquement un lien entre la consommation de viande transformée et un risque accru de cancer colorectal. Une méta-analyse portant sur 566 607 personnes a révélé qu’une forte consommation de fer héminique – abondant dans les viandes transformées – est associée à une augmentation de 18 % du risque de cancer du côlon (RR : 1,18, IC à 95 %: 1,06–1,32), en raison des mécanismes de nitrosation et de lipoperoxydation. Une cohorte prospective de 137 217 personnes a identifié le régime alimentaire occidental, caractérisé par une forte consommation de viande transformée, comme un facteur de risque pour les différents types de cancer colorectal. Une cohorte britannique de 2 256 adultes a démontré qu’une consommation plus élevée de viande transformée est corrélée à une augmentation de l’apport en sodium et en graisses, ainsi qu’à une diminution de l’apport en fibres, ce qui reflète une qualité nutritionnelle globale inférieure. Les données épidémiologiques et mécanistiques convergentes confirment la nécessité de limiter la consommation de viande transformée afin de réduire le risque de cancer colorectal.

Preuves

Auteurs: Bullman, Susan, Cao, Yin, Chan, Andrew T., Drew, David A., Fuchs, Charles S., Fung, Teresa T., Garrett, Wendy S., Giovannucci, Edward L., Hamada, Tsuyoshi, Huttenhower, Curtis, Kostic, Aleksandar D., Kosumi, Keisuke, Masugi, Yohei, Mehta, Raaj S., Meyerhardt, Jeffrey A., Mima, Kosuke, Nishihara, Reiko, Nowak, Jonathan A., Ogino, Shuji, Qian, Zhi Rong, Song, Mingyang, Willett, Walter C., Wu, Kana, Zhang, Xuehong

Publié: 1 juillet 2018

Dans cette cohorte prospective de 137 217 individus présentant 1 019 cas de cancer colorectal sur une période de 3 643 562 personnes-années, le régime alimentaire occidental (caractérisé par une forte consommation de viande rouge et transformée, de céréales raffinées et de desserts) n’a pas montré d’hétérogénéité significative entre les sous-types de cancer colorectal positifs et négatifs pour F. nucleatum (Phétérogénéité = 0,23). En revanche, le régime alimentaire équilibré a montré une forte association inverse, spécifiquement avec le cancer F. nucleatum positif (HR 0,43, IC à 95 % : 0,25–0,72, Ptrend = 0,003).

Auteurs: Bingham, Chen, Clinton, Cross, Cummings, de Vogel, Denis E. Corpet, Douglass, Fabrice H.F. Pierre, Grant, Leuratti, Marnett, Mirvish, Nadia M. Bastide, Nauss, Nutter, Parnaud, Pierre, Pierre, Sandhu, Sawa, Schwartz, Sesink, Shuker, Sinha

Publié: 1 janvier 2011

Cette méta-analyse a examiné les données de 566 607 individus, parmi lesquels 4 734 cas de cancer colorectal ont été recensés, issus d’études de cohortes prospectives. Une consommation élevée de fer héminique, présent dans les viandes transformées, était associée à une augmentation de 18 % du risque de cancer colorectal (RR : 1,18 ; IC à 95 % : 1,06-1,32) en comparant les catégories de consommation les plus élevées aux plus faibles. Les données épidémiologiques et expérimentales soutiennent l’hypothèse selon laquelle le fer héminique contenu dans la viande favorise la carcinogenèse colorectale par de multiples mécanismes, notamment la nitrosation et la lipoperoxydation.

Auteurs: Prynne, C. J., Stephen, A. M., Wadsworth, M. E.J., Wagemakers, J.J.M.F.

Publié: 20 février 2008

Dans une cohorte de 2 256 adultes britanniques (1989) et de 1 772 adultes (1999) issus de la cohorte de naissance de 1946 du MRC, on a constaté qu’une consommation accrue de viande transformée était associée à une augmentation de l’apport en énergie, en matières grasses, en fer héminique, en zinc et en vitamine B12, ainsi qu’à une diminution de l’apport en fibres. Plus précisément, l’apport en sodium augmentait avec une consommation plus élevée de viande transformée, ce qui la distinguait de la viande rouge non transformée et de la volaille. La quantité de viande rouge ou transformée dans l’alimentation se reflétait dans la teneur en nutriments de l’ensemble du régime alimentaire, ce qui indique que la consommation de viande transformée est liée à des tendances plus larges concernant la qualité globale de l’alimentation au sein de l’ensemble de la cohorte.