Fruits et légumes

Suggéré

4 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Fruits et légumes – Cancer colorectal
Suggéré4 études

Une consommation accrue de fruits et légumes est associée à une réduction significative du risque de cancer colorectal.

Quatre études ont été menées – dont une revue systématique, une étude de cohorte, une étude cas-témoins et un consensus d’experts – impliquant plus de 289 000 participants. Elles ont toutes montré qu’une consommation accrue de fruits et de légumes est constamment associée à un risque réduit de cancer colorectal. Dans la cohorte de l’UK Biobank (288 802 participants, suivi médian de 8,2 ans), chaque augmentation d’un point du score d’adhésion au régime alimentaire, incluant la consommation de fruits, de légumes et de fibres, a entraîné une réduction du risque de 14 % (RR : 0,86 ; IC à 95 % : 0,83–0,90). Une étude cas-témoins (160 participants) a identifié une faible consommation de fruits et de légumes comme un facteur de risque indépendant (p < 0,05). L’évaluation globale du WCRF a conclu que des modifications du mode de vie, notamment une plus grande consommation de fruits et de légumes, pourraient prévenir jusqu’à la moitié de tous les cas de cancer colorectal. Les mécanismes protecteurs impliquent des antioxydants, des polyphénols et des isothiocyanates qui contrecarrent les voies inflammatoires liées à la viande et les dommages à l’ADN dans le processus de carcinogenèse colorectale.

Preuves

Auteurs: Celis-Morales C, Ho FK, Malcomson FC, Mathers JC, Parra-Soto S, Sharp L

Publié: 9 janvier 2024

Dans une cohorte prospective de 288 802 participants à l’étude UK Biobank (âge moyen de 56,2 ans, durée médiane du suivi de 8,2 ans, intervalle interquartile de 7,4 à 8,9 ans), un score abrégé évaluant le respect de cinq recommandations du WCRF/AICR – notamment la consommation de fruits, de légumes et de fibres alimentaires – était inversement associé au cancer colorectal. Chaque augmentation d’un point du score entraînait une réduction du risque de 14 % (RR 0,86 ; IC à 95 % : 0,83–0,90). Au total, 23 448 cas de cancer ont été diagnostiqués au cours du suivi. Des modèles de Cox multivariés, ajustés pour tenir compte des facteurs de confusion, ont confirmé l’association significative.

Auteurs: Andersen, Vibeke, Vogel, Ulla

Publié: 10 décembre 2014

Cette analyse systématique des interactions entre la consommation de viande et les gènes dans le processus de carcinogenèse colorectale, basée sur une recherche effectuée dans PubMed et Embase qui a permis d’identifier 239 études initiales, révèle qu’une consommation élevée de fruits et de légumes constitue un facteur protecteur contre le cancer colorectal, conformément à l’évaluation globale du Fonds mondial pour la recherche sur le cancer (WCRF) datant de 2014. L’analyse établit que la viande favorise le développement du cancer colorectal par le biais de voies inflammatoires – des interactions statistiquement significatives entre les gènes et la consommation de viande ayant été observées pour PTGS2/COX-2 (Pint = 0,006), IL10 (Pint = 0,04) et NFKB1 (Pint = 0,03) – ainsi que par des mécanismes d’endommagement de l’ADN. Les fruits et les légumes pourraient contrer ces processus favorisant le développement du cancer. Le WCRF a conclu que des modifications du mode de vie, notamment une augmentation de la consommation de fruits et de légumes, pourraient prévenir jusqu’à la moitié des cas de cancer colorectal.

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Dragsted, Lars, Enig, Bent, Hansen, Jens, Haraldsdóttir, Jóhanna, Hill, Michael J., Holm, Lars Erik, Knudsen, Ib, Larsen, Jens-Jorgen, Lutz, Werner K., Osler, Merete, Overvad, Kim, Sabroe, Svend, Sanner, Tore, Sorensen, Thorkild I. A., Strube, Michael, Thorling, Eivind B.

Publié: 1 janvier 1993

Le groupe de travail, après avoir examiné les données disponibles, est parvenu à la conclusion qu’une consommation accrue de légumes et de fruits est systématiquement associée à une réduction du risque de différents types de cancer, comme le montrent les études épidémiologiques. Les preuves sont considérées comme solides. Parmi les nombreuses substances identifiées qui inhibent la croissance des tumeurs, on peut citer l’acide ascorbique, les tocophérols, les caroténoïdes, les isothiocyanates, les dithiothiones, les flavones, les indoles, les polyphénols, les terpènes et les allylsulfures. De nombreux agents protecteurs contre le cancer sont des antioxydants ou stimulent les mécanismes naturels d’antioxydation. L’étude menée auprès de la population danoise a révélé une légère augmentation de la consommation de fruits et de légumes depuis 1975, mais les niveaux de facteurs antioxydants protecteurs, notamment le sélénium, les ascorbates, les tocophérols et le bêta-carotène, restent modérés à faibles dans l’alimentation.

Auteurs: دانشور, رضا, صابری, سید حسین, پورفرضی, فرهاد, یزدانبد, عباس

Publié: 11 décembre 1391

Dans une étude cas-témoins menée à Ardabil, en Iran, auprès de 80 patients atteints d&#39;un cancer colorectal et de 80 témoins appariés selon la fréquence, des différences significatives ont été observées entre les deux groupes concernant la consommation de légumes (p &lt; 0,05). Cette étude a permis d&#39;identifier une faible consommation de fruits et légumes comme facteur de risque indépendant de l&#39;incidence du cancer colorectal. La population étudiée comprenait 43 hommes (53,8 %) et 37 femmes (46,2 %), les cas étant répartis selon les tranches d&#39;âge suivantes : 12,5 % de moins de 40 ans, 42,5 % âgés de 41 à 60 ans et 45 % de plus de 61 ans.