Folate

Suggéré

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 21 février 2026

Folate – Cancer colorectal
Suggéré2 études

Une consommation adéquate de folates dans l’alimentation est associée à une réduction significative du risque de cancer colorectal.

Deux études cas-témoins, portant sur un total de plus de 2 786 participants, démontrent systématiquement qu’une consommation accrue de folate dans l’alimentation réduit le risque de cancer colorectal. Dans une vaste étude italo-suisse analysant 2 390 cas de cancer colorectal, chaque augmentation de 100 μg/jour de la consommation de folate dans l’alimentation a réduit le risque de 17 % (OR : 0,83). Une étude portugaise menée sur 396 participants a révélé qu’une forte consommation de folate (> 406,7 μg/jour) était associée à une réduction du risque de 33 % (OR : 0,67 ; IC à 95 %: 0,45–0,99), la consommation de folate étant significativement plus faible chez les patients atteints d’un cancer (P = 0,02). Il est important de noter que les personnes porteuses du génotype MTHFR C677T TT et ayant une faible consommation de folate présentaient un risque considérablement accru (OR : 14,0), ce qui souligne une interaction critique entre le gène et les nutriments. Les deux études ont pris en compte les principaux facteurs de confusion, notamment le sexe, l’âge, le tabagisme et la consommation d’alcool, avec des effets protecteurs constants dans tous les sous-groupes démographiques.

Preuves

Auteurs: Dal Maso, L., Franceschi, S., La Vecchia, C., Levi, F., Malerba, S., Montella, M., Pelucchi, C., Serraino, D., Tavani, A., Zambon, A., Zucchetto, A.

Publié: 2 août 2017

Un vaste réseau d'études cas-témoins menées en Italie et en Suisse (1991-2009) a analysé 2 390 cas de cancer colorectal. Chaque augmentation de 100 µg/jour de l'apport alimentaire en folate était associée à un odds ratio de 0,83, soit une réduction de 17 % du risque de cancer colorectal. Il s'agissait de l'une des plus importantes séries de cas de l'étude. Des modèles de régression logistique multiple, ajustés pour les principaux facteurs de confusion, ont été utilisés pour estimer le risque. Aucune hétérogénéité significative n'a été observée entre les différents groupes selon le sexe, l'âge, le tabagisme et la consommation d'alcool.

Auteurs: Brito, Miguel, Carmona, Bruno, Carolino, Elisabete, Cravo, Marília, Fidalgo, Paulo, Gonçalves, Susana, Guerreiro, Catarina Sousa, Leitão, Carlos Nobre

Publié: 1 novembre 2008

Dans une étude cas-témoin portant sur 196 patients atteints d’un cancer colorectal et 200 témoins sains appariés en fonction de l’âge et du sexe au Portugal, l’apport en folate était significativement plus faible chez les patients atteints de cancer (p = 0,02). Un apport élevé en folate (> 406,7 μg/jour) était associé à une réduction de 33 % du risque de cancer colorectal (OR : 0,67 ; IC à 95 % : 0,45, 0,99). Chez les personnes homozygotes pour le polymorphisme C677T de la MTHFR (génotype TT), un faible apport en folate augmentait considérablement le risque de cancer colorectal (OR : 14,0 ; IC à 95 % : 1,8, 108,5), ce qui représente une interaction gène-nutriment statistiquement significative. Le génotype TT seul conférait un risque accru de 3,0 fois (IC à 95 % : 1,3, 6,7).