Fibres alimentaires

Suggéré

8 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Fibres alimentaires – Cancer colorectal
Suggéré8 études

Une consommation plus importante de fibres alimentaires est associée à une réduction de 15 à 30 % du risque de cancer colorectal.

Huit études, comprenant des études de cohorte, cas-témoins, revues systématiques et méta-analyses, couvrant plus de 135 millions d’années-personnes et des centaines de milliers de participants, démontrent de manière constante le rôle protecteur des fibres contre le cancer colorectal. Une méta-analyse de 185 études prospectives a révélé une réduction de 15 à 30 % de l’incidence du cancer colorectal chez les personnes qui consommaient le plus de fibres, avec un bénéfice optimal à 25-29 g par jour et des avantages potentiels à des apports plus élevés. Une vaste étude de cohorte (137 217 participants) a associé un régime riche en fibres à une réduction de 57 % du risque de cancer colorectal positif pour *F. nucleatum* (RR 0,43, IC à 95 % : 0,25-0,72). Les données cas-témoins provenant de plus de 9 200 cas ont confirmé l’effet protecteur indépendant des fibres, tandis qu’une étude danoise cas-cohorte a montré une réduction du risque de 27 % pour chaque augmentation de 10 g par jour (RRR 0,73, IC à 95 % : 0,60-0,88). Les fibres favorisent la production de butyrate, ce qui contribue à maintenir l’intégrité de l’épithélium du côlon et à contrer les métabolites bactériens cancérigènes. Viser un apport quotidien d’au moins 25 à 29 g de fibres grâce aux légumes, aux fruits, aux céréales complètes et aux légumineuses permet de réduire significativement le risque de cancer colorectal.

Preuves

Auteurs: Aburto, T.C., Barnoya, J., Barquera, S., Canelo-Aybar, C., Cavalcante, T.M., Corvalán, C., Espina, C., Feliu, A., Hallal, P.C., Reynales-Shigematsu, L.M., Rivera, J.A., Romieu, I., Santero, Marilina, Stern, M.C., Universitat Autònoma de Barcelona

Publié: 1 janvier 2023

Le consensus établi confirme que les fibres ont un effet protecteur contre le cancer colorectal, sur la base d’une analyse approfondie des données probantes. La recommandation de consommer en abondance des légumes, des fruits, des céréales complètes et des légumineuses vise à augmenter l’apport en fibres. Ces aliments riches en fibres constituent la base du régime alimentaire préventif contre le cancer, recommandé par le Code latino-américain et caribéen de lutte contre le cancer pour le grand public.

Auteurs: Borch, Kristin Benjaminsen, Laaksonen, Maarit A., Licaj, Idlir, Lukic, Marko, Rylander, Charlotta, Weiderpass, Elisabete

Publié: 22 août 2022

Dans le cadre de l’étude de cohorte NOWAC, portant sur 35 525 femmes, une faible consommation de fibres alimentaires a été identifiée comme un facteur de risque modifiable contribuant à l’incidence du cancer colorectal, bien que sa contribution individuelle à la population ait été jugée faible par rapport au tabagisme (18,7 %, IC à 95 % : 4,7 %-30,6 %) et à la consommation d’alcool (14,5 %). La consommation de fibres était l’un des sept facteurs de style de vie modifiables évalués à l’aide d’un modèle paramétrique à risques constants par morceaux, tenant compte du risque concurrent de décès, ce qui a permis d’expliquer conjointement 46,0 % (IC à 95 % : 23,0 %-62,4 %) des cas de cancer colorectal dans cette population féminine norvégienne.

Auteurs: Cummings, John, Mann, Jim, Mete, Evelyn, Reynolds, Andrew, Te Morenga, Lisa, Winter, Nicola

Publié: 2 février 2019

Une analyse combinée de 185 études prospectives, portant sur près de 135 millions d’années-personnes, a révélé une diminution de 15 à 30 % de l’incidence du cancer colorectal en comparant les personnes ayant la consommation la plus élevée et la plus faible de fibres alimentaires. L’analyse dose-réponse a indiqué que la réduction du risque était maximale à un niveau de 25 à 29 g par jour, et les courbes suggèrent qu’une consommation encore plus importante pourrait apporter des bénéfices encore plus importants contre le cancer colorectal en particulier. Les données probantes frappantes sur la relation dose-réponse indiquent que cette relation pourrait être causale. Le degré de certitude des preuves a été évalué comme modéré pour les fibres alimentaires, selon l’approche GRADE. Les estimations issues de modèles à effets aléatoires se sont avérées robustes lors d’analyses de sensibilité et de méta-régression.

Auteurs: Bullman, Susan, Cao, Yin, Chan, Andrew T., Drew, David A., Fuchs, Charles S., Fung, Teresa T., Garrett, Wendy S., Giovannucci, Edward L., Hamada, Tsuyoshi, Huttenhower, Curtis, Kostic, Aleksandar D., Kosumi, Keisuke, Masugi, Yohei, Mehta, Raaj S., Meyerhardt, Jeffrey A., Mima, Kosuke, Nishihara, Reiko, Nowak, Jonathan A., Ogino, Shuji, Qian, Zhi Rong, Song, Mingyang, Willett, Walter C., Wu, Kana, Zhang, Xuehong

Publié: 1 juillet 2018

Parmi 137 217 participants suivis pendant 26 à 32 ans et chez lesquels 1 019 cas de cancer colorectal ont été documentés, l’analyse des composantes alimentaires a révélé des associations différentielles significatives entre les sous-groupes de cancer colorectal en fonction de l’apport en fibres alimentaires (p = 0,02). Les fibres constituaient un élément clé du régime alimentaire équilibré qui a permis une réduction du risque de 57 % (HR 0,43, IC à 95 % : 0,25–0,72) pour le cancer colorectal à F. nucleatum positif, en comparant le quartile le plus élevé au quartile le plus faible d’adhésion à ce régime.

Auteurs: Andersen, Vibeke, Vogel, Ulla

Publié: 10 décembre 2014

Dans le cadre de cette revue systématique portant sur les interactions entre la consommation de viande et les gènes, ainsi que sur le risque de cancer colorectal, en s’appuyant sur 239 études initialement recensées dans PubMed et Embase, une forte consommation de fibres alimentaires est citée comme un facteur protecteur reconnu contre le cancer colorectal, conformément à l’évaluation réalisée en 2014 par le Fonds mondial pour la recherche sur le cancer, qui a analysé les données probantes issues d’études observationnelles et expérimentales. La justification biologique tient au rôle des fibres dans la promotion de la production de butyrate – principale source d’énergie pour les colonocytes –, dont la production est inhibée par le sulfure d’hydrogène généré lors de la fermentation des protéines animales par les bactéries du côlon, telles que Bilophila Wadsworthia. Les composés organiques soufrés dérivés de la viande alimentent les bactéries réduisant les sulfates, ce qui augmente la concentration de H2S dans le côlon et entrave l’oxydation du butyrate, induisant ainsi une hyperprolifération intestinale. La consommation de fibres alimentaires pourrait contrer ces mécanismes en favorisant une fermentation microbienne saine et en maintenant l’intégrité de l’épithélium colique.

Auteurs: A Tenesa, AD Skol, AH Nguyen, AL Price, AM Nomura, Andrew T. Chan, Anja Rudolph, AY Liu, B Mukherjee, B Woolf, Barbara Fortini, Bette J. Caan, Brent W. Zanke, Brian E. Henderson, BW Zanke, C Kooperberg, Carolyn M. Hutter, CC Dahm, CE Murcray, Christopher I. Amos, Christopher S. Carlson, CJ Hoggart, CL Pearce, CM Hutter, Conghui Qu, Cornelia M. Ulrich, Daniela Seminara, David Duggan, DD Alexander, DD Alexander, Deanna L. Stelling, E Giovannucci, Edward L. Giovannucci, Emily White, F Dudbridge, FJ van Duijnhoven, Fredrick R. Schumacher, GA Colditz, GP Christophi, Graham Casey, Greg S. Warnick, H Brenner, Hermann Brenner, I Fortier, I Ionita-Laza, I Pe'er, I Tomlinson, IP Tomlinson, J Chou, J Lin, Jane C. Figueiredo, JC Figueiredo, Jenny Chang-Claude, Jian Gong, John A. Baron, John D. Potter, John L. Hopper, JY Dai, JY Dai, K Roeder, Kana Wu, Keith R. Curtis, KR Rosenbloom, L Hsu, Laurence N. Kolonel, Li Hsu, Loic Le Marchand, M Cotterchio, M Hedlund, M Hoffmeister, Mark A. Jenkins, Mark Thornquist, Martha L. Slattery, Mathieu Lemire, Michael Hoffmeister, Michelle Cotterchio, ML Slattery, N Risch, NJ Ollberding, P Broderick, PA Newcomb, PC Prorok, Peter T. Campbell, Polly A. Newcomb, QJ Wu, R Siegel, R Zheng, RB Gupta, Richard B. Hayes, Robert E. Schoen, Robert W. Haile, RS Houlston, S Jiao, S Kury, Shuo Jiao, SN Bennett, Sonja I. Berndt, Stephanie A. Rosse, Stephen J. Chanock, Stephen N. Thibodeau, Steven Gallinger, T Hosoya, Tabitha A. Harrison, U Peters, Ulrike Peters, W. James Gauderman, WG Christen, WH Jia, WJ Gauderman, WW Piegorsch, Y Park, Yi Lin

Publié: 1 janvier 2014

Dans une étude cas-témoins portant sur 9 287 cas de cancer colorectal et 9 117 témoins issus de dix études, chaque quartile supplémentaire d’apport en fibres était associé à une réduction statistiquement significative du risque de cancer colorectal. L’analyse d’interaction pangénomique a testé les facteurs alimentaires en fonction d’environ 2,7 millions de variants génétiques, confirmant ainsi l’effet protecteur des fibres dans l’analyse globale regroupant les données de plusieurs populations étudiées.

Auteurs: Andersen, Vibeke, Egeberg, Rikke, Tjonneland, Anne, Vogel, Ulla Birgitte

Publié: 1 janvier 2012

Dans une étude cas-cohorte danoise menée au sein d’une cohorte prospective de 57 053 personnes (378 cas de cancer colorectal, 775 membres de la sous-cohorte), les porteurs homozygotes du génotype sauvage IL10 rs3024505 présentaient un risque réduit de 27 % de cancer colorectal pour chaque augmentation de 10 g d’apport quotidien en fibres (RRi : 0,73, IC à 95 %: 0,60-0,88). Une interaction significative a été observée entre l’IL10 C-592A et l’apport en fibres (p pour l’interaction = 0,02). Parmi les personnes consommant moins de 17,0 g de fibres par jour, les porteurs de l’allèle variant C-592A présentaient un risque de cancer colorectal statistiquement significativement plus élevé que les homozygotes du génotype sauvage. Aucune différence de risque significative n’a été observée entre les porteurs du génotype sauvage consommant moins de 17,0 g/jour et les porteurs de l’allèle variant consommant 17,0 g/jour ou plus, ce qui suggère qu’un apport plus élevé en fibres compense l’augmentation du risque génétique.

Auteurs: Ho, JWC, Lam, TH, Yuen, ST

Publié: 1 janvier 2006

Dans cette étude cas-témoins portant sur 822 cas et 926 témoins, une augmentation des quantités de fibres alimentaires consommées quotidiennement était associée à une réduction progressive du risque de cancer colorectal lors d’une analyse univariée, avec une protection significative pour les cancers du côlon et du rectum. Après ajustement pour tenir compte des facteurs démographiques, familiaux, environnementaux et nutritionnels dans une analyse multivariée, les fibres alimentaires se sont révélées être un nutriment protecteur indépendant, en particulier contre le cancer du côlon, aux côtés du cuivre. Elles constituent un élément clé de l’effet protecteur observé grâce à la consommation de fruits et de légumes.