Matières grasses alimentaires

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Matières grasses alimentaires – Cancer colorectal
Prudence2 études

Une consommation élevée de matières grasses dans l’alimentation est associée à un risque accru de cancer colorectal, ce qui justifie une approche modérée.

Une déclaration de consensus et une étude randomisée contrôlée (ERC) impliquant 78 participants établissent un lien entre la consommation de matières grasses dans l’alimentation et le risque de cancer colorectal. Le groupe de travail danois a identifié les cancers du côlon et du rectum parmi sept types de cancers potentiellement liés à l’apport en graisses, notant que certaines populations tirent 43 % de leur énergie des graisses, avec une tendance à la hausse constante sur une période de 30 ans. On ne sait toujours pas si ce sont les graisses totales ou certains sous-types d’acides gras qui expliquent cette association. Une intervention axée sur le mode de vie, d’une durée de 12 semaines, menée auprès de personnes en surpoids (IMC ≥ 25) ayant des antécédents familiaux de cancer, a permis d’obtenir une réduction significative de l’apport en graisses alimentaires, avec 36 % du groupe témoin qui ont perdu 5 % de leur poids, contre 0 % dans le groupe contrôle et un taux de rétention de 76 %. La réduction de l’apport en graisses alimentaires pourrait également augmenter les niveaux de vitamines hydrosolubles, ce qui constituerait un avantage secondaire. Il s’est avéré qu’un accompagnement nutritionnel personnalisé est réalisable pour une réduction durable de l’apport en graisses chez les populations à risque.

Preuves

Auteurs: Anderson, Annie S., Berg, Jonathan, Dunlop, Jacqueline, Gallant, Stephanie, Macleod, Maureen, Miedzybrodska, Zosia, Mutrie, Nanette, O’Carroll, Ronan E., Stead, Martine, Steele, Robert J. C., Taylor, Rod S., Vinnicombe, Sarah

Publié: 1 février 2018

Dans cette étude randomisée contrôlée à deux groupes comprenant 78 participants en surpoids (IMC ≥ 25 kg/m²) ayant des antécédents familiaux de cancer, l’intervention sur le mode de vie de 12 semaines a entraîné une réduction favorable de l’apport en matières grasses, par rapport au groupe témoin qui n’a reçu qu’un guide sur le mode de vie. Le groupe d’intervention, qui a bénéficié de conseils nutritionnels personnalisés et d’un soutien comportemental, a également obtenu un taux de réussite de 36 % pour une perte de poids de 5 %, contre 0 % dans le groupe témoin, avec un taux de rétention de 76 % après 12 semaines.

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Dragsted, Lars, Enig, Bent, Hansen, Jens, Haraldsdóttir, Jóhanna, Hill, Michael J., Holm, Lars Erik, Knudsen, Ib, Larsen, Jens-Jorgen, Lutz, Werner K., Osler, Merete, Overvad, Kim, Sabroe, Svend, Sanner, Tore, Sorensen, Thorkild I. A., Strube, Michael, Thorling, Eivind B.

Publié: 1 janvier 1993

Le groupe de travail, après avoir examiné la question, a conclu que les cancers du côlon et du rectum figuraient parmi les sept types de cancer potentiellement liés à la consommation de graisses. La population danoise tire 43 % de son énergie des graisses, principalement de la margarine et du beurre, et cette proportion est en augmentation constante depuis trente ans. On ne sait pas si cette relation est causale, si elle dépend de la quantité totale de graisses consommées par rapport à des sous-types spécifiques d’acides gras (saturés, monoinsaturés, polyinsaturés), ou si elle varie selon les types de cancer liés aux graisses. L’indice de masse corporelle a été considéré comme un paramètre peu fiable pour évaluer la teneur en graisse du corps, et il est recommandé d’utiliser des mesures d’impédance corporelle dans les futures études épidémiologiques. Il est prévu qu’une réduction de la consommation de graisses pourrait entraîner une augmentation des niveaux de vitamines hydrosolubles, ce qui constituerait un avantage secondaire.