Légumes crucifères

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3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Légumes crucifères – Cancer colorectal
Suggéré3 études

Une consommation régulière de légumes crucifères est associée à une réduction de 17 % du risque de cancer colorectal.

Trois études cas-témoins, menées sur plus de 16 000 participants, établissent systématiquement un lien entre la consommation de légumes crucifères et une réduction du risque de cancer colorectal. Dans la plus vaste étude (2 390 cas et 11 492 témoins en Italie et en Suisse), une consommation hebdomadaire de légumes crucifères a entraîné un rapport de cotes de 0,83 (soit une réduction du risque de 17 %), après ajustement multivarié. Une étude menée à Hong Kong (822 cas et 926 témoins) a confirmé une relation dose-réponse, le risque diminuant progressivement en fonction des tertiles de consommation pour les cancers du côlon et du rectum. Des données mécanistiques proviennent de l’étude sur la santé des Chinois de Singapour (63 000 participants), où les isothiocyanates – composés bioactifs abondants dans le brocoli, le chou et le chou frisé – ont modifié le risque de cancer colorectal par le biais d’interactions gène-alimentation (P = 0,01), une consommation plus élevée étant associée à un rapport de cotes protecteur de 0,56 (IC à 95 %: 0,36–0,86). Ces composés inhibent la prolifération cellulaire et induisent l’apoptose dans les cellules cancéreuses. Une consommation hebdomadaire ou plus fréquente de légumes crucifères représente une stratégie diététique pratique pour réduire le risque de cancer colorectal.

Preuves

Auteurs: Bosetti, C., Filomeno, M., Franceschi, S., La Vecchia, C., Levi, F., Montella, M., Negri, E., Polesel, J., Riso, P., Talamini, R.

Publié: 2 août 2017

Parmi 2 390 cas de cancer colorectal et 11 492 témoins hospitaliers issus d’un réseau d’études cas-témoins menées en Italie et en Suisse, la consommation hebdomadaire de légumes crucifères, comparée à une absence de consommation ou à une consommation occasionnelle, a révélé un odds ratio multivarié statistiquement significatif de 0,83, indiquant une réduction de 17 % du risque de cancer colorectal. La taille importante de l’échantillon de cas de cancer colorectal confère à ce résultat une robustesse considérable. Tous les cas étaient incidents et confirmés histologiquement.

Auteurs: Berg, David Van Den, Ceschi, Michela, Koh, Woon-Puay, Probst-Hensch, Nicole M., Sun, Can-Lan, Yu, Mimi C.

Publié: 2 août 2017

Dans une étude cas-témoin imbriquée au sein de la Singapore Chinese Health Study (63 000 participants ; 300 cas de cancer colorectal, 1 169 témoins), une faible consommation alimentaire d’isothiocyanates, combinée à un profil GST à forte activité et à l’allèle A de CCND1, était associée à un doublement du risque de cancer colorectal (OR = 2,05 ; IC à 95 %: 1,10-3,82). Chez les sujets ayant une consommation plus élevée d’ITC ou d’autres profils génétiques, l’allèle A de CCND1 était plutôt associé à une réduction du risque (OR = 0,56 ; IC à 95 %: 0,36-0,86). L’interaction gène-régime alimentaire était statistiquement significative (P = 0,01). Les isothiocyanates, abondants dans les légumes crucifères tels que le brocoli, le chou et le chou frisé, ont démontré des propriétés protectrices contre le cancer en inhibant la prolifération cellulaire et en induisant l’apoptose via des voies pro-oxydantes dans les cellules cibles.

Auteurs: Ho, JWC, Lam, TH, Yuen, ST

Publié: 1 janvier 2006

Dans cette étude cas-témoins portant sur 822 cas et 926 témoins, la consommation quotidienne de tous les légumes, des légumes crucifères et des fruits était associée à une réduction du risque de cancer du côlon et du rectum, selon une analyse univariée. Pour chaque groupe d’aliments, le risque diminuait progressivement avec l’augmentation des tertiles de consommation quotidienne. Les fibres brutes, un composant essentiel des légumes, ont été identifiées comme un nutriment protecteur indépendant contre le cancer du côlon lors d’une analyse multivariée, ce qui corrobore la plausibilité biologique de l’association entre la consommation de légumes et la réduction du risque de cancer.