Calcium

PrudenceSuggéré

4 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Calcium – Cancer colorectal
Prudence1 études

Les suppléments de calcium ne semblent pas apporter d’avantages clairs en matière de prévention du cancer colorectal lorsqu’ils sont utilisés seuls.

Malgré les données observationnelles qui suggèrent un effet protecteur, cette méta-analyse d'essais randomisés n'a révélé aucune réduction significative du risque de cancer colorectal grâce à la prise de suppléments de calcium seuls, et une tendance non significative vers une augmentation du risque a été observée.

Preuves

Auteurs: Avenell, Alison, Bolland, Mark J, Bristow, Sarah M, Gamble, Greg D, Grey, Andrew, Maclennan, Graeme S, Reid, Ian R

Publié: 19 avril 2013

Une méta-analyse d’essais randomisés contrôlés par placebo a examiné la supplémentation en calcium (≥ 500 mg/jour) sans vitamine D sur le risque de cancer colorectal. Les données au niveau des essais provenant de 8 études (n = 9 863) n’ont révélé aucun effet significatif sur le cancer colorectal (risque relatif de 1,38, IC à 95 % de 0,89 à 2,15, p = 0,15). Une analyse au niveau des patients portant sur 4 essais (n = 7 221, durée médiane de 3,5 ans) n’a pas non plus révélé d’effet significatif (rapport de risque de 1,41, IC à 95 % de 0,86 à 2,32, p = 0,17). Ces résultats contrastent avec les études observationnelles qui suggèrent des effets protecteurs, et la tendance non significative vers une augmentation du risque justifie la prudence lors de la supplémentation en calcium sans vitamine D à des fins de prévention du cancer.

Suggéré3 études

La supplémentation en calcium associée à une légère réduction du risque de cancer colorectal.

Trois études portant sur plus de 512 000 participants confirment un rôle protecteur du calcium contre le cancer colorectal. Dans la cohorte EPIC, qui comprenait 477 312 participants et comptabilisait 4 517 cas de cancer colorectal, un régime alimentaire riche en calcium a réduit le risque de 4 % pour chaque augmentation d’un écart type (RR 0,96, IC à 95 %: 0,93–0,99). La cohorte norvégienne NOWAC, qui comprenait 35 525 femmes, a attribué 10,0 % des cas de cancer du côlon à une faible consommation de calcium, bien que les intervalles de confiance soient larges. Une analyse systématique de 105 essais cliniques a confirmé une association entre la consommation de calcium et la diminution de l’incidence du cancer colorectal et des polypes adénomateux. Les données proviennent de deux grandes études de cohorte prospectives et d’une analyse systématique, qui mettent toutes en évidence l’effet protecteur du calcium, bien que les doses optimales et la durée de supplémentation restent à déterminer.

Preuves

Auteurs: Borch, Kristin Benjaminsen, Laaksonen, Maarit A., Licaj, Idlir, Lukic, Marko, Rylander, Charlotta, Weiderpass, Elisabete

Publié: 22 août 2022

Dans le cadre de l’étude de cohorte NOWAC, portant sur 35 525 femmes, la fraction attribuable à la population en ce qui concerne le cancer du côlon due à une faible consommation de calcium était de 10,0 % (IC à 95 % : de -7,8 % à 24,8 %). L’intervalle de confiance large qui inclut zéro témoigne d’une incertitude, mais l’estimation ponctuelle suggère que la consommation de calcium pourrait jouer un rôle dans la prévention du cancer du côlon. Le calcium était l’un des sept facteurs de risque modifiables évalués à l’aide d’un modèle paramétrique de risques constants par morceaux, en tenant compte du risque concurrent de décès, et qui, pris ensemble, expliquent 46,0 % (IC à 95 % : de 23,0 % à 62,4 %) de l’incidence du cancer du côlon.

Auteurs: Lopez Gomez, Mauricio Alejandro, Lopez Narvaez, Sara Belen

Publié: 5 juillet 2016

Une analyse systématique a sélectionné 105 essais cliniques provenant de bases de données couvrant la période allant de 1990 à nos jours, évaluant la supplémentation en calcium, avec ou sans vitamine D, chez des patients présentant des facteurs de risque de cancer colorectal et de polypes adénomateux. Les critères d’exclusion ont permis d’éliminer les patients atteints d’un cancer colorectal préexistant, du syndrome de Lynch et de la polypose adénomateuse familiale. Après l’application des critères d’inclusion et d’exclusion, la sélection des publications pertinentes et l’élimination des doublons, les 105 études sélectionnées ont révélé une association entre la consommation de calcium et une diminution de l’incidence du cancer colorectal et des polypes adénomateux. L’analyse a conclu que, bien qu’il ait été observé des effets protecteurs, d’autres études sont nécessaires pour caractériser pleinement l’ampleur de la réduction du risque, le dosage optimal de calcium et la durée de la supplémentation.

Auteurs: A Koushik, A Moskal, A O’Sullivan, Androniki Naska, Anna Winkvist, Anne Tjønneland, Antonia Trichopoulou, AS Yusof, Aurora Perez-Cornago, Aurélie Affret, Aurélie Moskal, Bas H Bueno-de-Mesquita, Camilla Plambeck Hansen, Carlotta Sacerdote, CD Davis, Christina Bamia, Christina C Dahm, CL Ulrey, Claire Cadeau, CM Ulrich, D Aune, Dagrun Engeset, DR Jacobs Jr, DR Jacobs Jr, DR Jacobs Jr, E De Stefani, E Riboli, E Riboli, Elena Molina-Portillo, Emily Sonestedt, Eva Ardanaz, F Bravi, F Turati, FB Hu, FB Hu, G Nicolas, G Randi, GC Chen, Genevieve Buckland, Giovanna Masala, Graham Byrnes, Guri Skeie, H Freisling, H Freisling, Heather Ward, Heiner Boeing, Heinz Freisling, Idlir Licaj, Inge Huybrechts, J Ferlay, JC Hersey, José M Huerta Castaño, José R Quirós, JP Higgins, Kay-Tee Khaw, Khalid Iqbal, Konstantinos K Tsilidis, Kristina EN Petersen, M Huncharek, M Song, Marc J Gunter, Maria Santucci de Magistris, Marie-Christine Boutron-Ruault, Mazda Jenab, Michael T Fahey, MK Kim, N Slimani, N Slimani, Nada Assi, Nadia Slimani, Nick Wareham, P Ferrari, PE Miller, Petra H Peeters, Pietro Ferrari, Pilar Amiano, PM Rothwell, R Johnson, RM van Dam, Robin Myte, Rosario Tumino, S Greenland, S Zschabitz, SA Bingham, SA Lamprecht, Sabina Sieri, SE McCann, SJ Eussen, T Norat, Tilman Kühn, TT Fung, Ulrika Ericson, Verena Katzke, WC Willett, WC Willett, WL Stone, XH Zhang

Publié: 1 janvier 2016

Parmi les 477 312 participants à l’étude EPIC, qui ont recensé 4 517 nouveaux cas de cancer colorectal sur une période de suivi moyenne de 11 ans, un profil nutritionnel caractérisé par des apports élevés en protéines totales, riboflavine, phosphore et calcium a montré une association inverse statistiquement significative avec le risque de cancer colorectal (HR par écart-type = 0,96, IC à 95 % : 0,93–0,99), soit une réduction du risque de 4 % par écart-type supplémentaire. Cette analyse a utilisé des modèles de Cox à risques proportionnels multivariés, ajustés pour les facteurs de risque connus du cancer colorectal, les apports nutritionnels étant estimés à partir de questionnaires alimentaires validés dans plusieurs pays européens.