Gestion du poids

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2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Gestion du poids – Maladies cardiovasculaires
Suggéré2 études

Le maintien d’un poids corporel sain réduit considérablement le risque de décès à long terme dû aux maladies cardiovasculaires.

Deux vastes études de cohorte, portant sur plus de 1,97 million de participants, établissent un lien clair entre la gestion du poids et la mortalité cardiovasculaire. Dans une étude de suivi de 67 ans menée auprès de 3 839 personnes issues de l’enquête écossaise sur la santé mentale de 1947, chaque écart type d’augmentation de l’IMC pendant l’enfance correspondait à une augmentation de 9 % de la mortalité cardiovasculaire (RR : 1,09 ; IC à 95 % : 1,01–1,17), et cette association persistait jusqu’à l’âge de 77 ans. Une cohorte britannique basée sur la population, comprenant 1 969 648 personnes n’ayant jamais fumé, a révélé une relation en forme de J entre l’IMC et le décès cardiovasculaire, avec un risque minimal pour un IMC de 21 à 25 kg/m² et un rapport de risque de 1,21 (IC à 95 % : 1,20–1,22) par tranche de 5 kg/m² au-dessus de 25. L’effet protecteur d’un poids sain était plus marqué chez les personnes plus jeunes, ce qui souligne l’importance d’une gestion précoce et durable du poids pour réduire le risque cardiovasculaire.

Preuves

Auteurs: Bhaskaran, Krishnan, Dos-Santos-Silva, Isabel, Douglas, Ian J, Leon, David A, Smeeth, Liam

Publié: 1 janvier 2018

Parmi les 1 969 648 personnes qui n’ont jamais fumé et qui faisaient partie de la cohorte du CPRD au Royaume-Uni, on a observé une association en forme de J entre l’indice de masse corporelle (IMC) et la mortalité cardiovasculaire, le risque minimal étant atteint pour un IMC de 21 à 25 kg/m². Le rapport de risque global pour la mortalité toutes causes confondues était de 1,21 (IC à 95 % : 1,20-1,22) pour chaque augmentation de 5 kg/m² au-dessus de 25, et cette association en forme de J était particulièrement marquée dans le cas des maladies cardiovasculaires. Les associations étaient plus fortes chez les personnes plus jeunes, et l’IMC associé à la mortalité la plus faible était plus élevé chez les personnes âgées. Des modèles de régression de Cox ajustés ont pris en compte l’âge, le tabagisme, la consommation d’alcool, le diabète, l’indice de privation et la période calendaire sur toute la durée du suivi, de 1998 à 2016.

Auteurs: Batty, GD, Brett, CE, Calvin, CM, Cukic, I, Deary, IJ

Publié: 1 février 2016

Une cohorte de 3 839 participants issus de l’enquête écossaise sur la santé mentale de 1947 a été suivie pendant une période allant jusqu’à 67 ans, ce qui a permis d’enregistrer 758 décès dus à des maladies cardiovasculaires, soit un total de 1 568 décès. Après ajustement pour les covariables, chaque augmentation d’un écart-type de l’IMC mesuré à l’âge de 11 ans était associée à une augmentation de 9 % du taux de mortalité cardiovasculaire (rapport de risque de 1,09 ; intervalle de confiance à 95 %: de 1,01 à 1,17). Cette association est restée statistiquement significative pendant toute la période de suivi jusqu’à l’âge de 77 ans, ce qui soutient l’idée que le contrôle du poids dès le plus jeune âge pourrait être un facteur potentiellement modifiable pour réduire le risque cardiovasculaire à long terme.