perte de poids

Suggéré

3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

perte de poids – Maladies cardiovasculaires
Suggéré3 études

Le maintien d’un poids santé réduit considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et la mortalité qui y est associée.

Trois études de cohorte, qui ont réuni plus de 62 000 participants, établissent systématiquement un lien entre le surpoids et un risque cardiovasculaire accru. Dans une cohorte coréenne comprenant 53 026 adultes suivis pendant 8,6 ans, les hommes ayant une circonférence de la taille supérieure ou égale à 91 cm présentaient un risque d’ASCVD (maladie cardiovasculaire athérosclérotique) plus élevé de 62 % (RR : 1,62, IC à 95 %: 1,25–2,10) et un risque de maladie cardiaque ischémique plus élevé de 70 % (RR : 1,70, IC à 95 %: 1,19–2,42), indépendamment de l’IMC. Une cohorte suisse comprenant 9 853 adultes suivis pendant plus de 25 ans a révélé que l’obésité doublait la mortalité cardiovasculaire (RR : 2,05, IC à 95 %: 1,60–2,62), et que 8,8 à 13,7 % de tous les décès liés aux maladies cardiovasculaires étaient attribuables à l’obésité. Une analyse européenne multicohorte a confirmé que l’obésité réduit indépendamment l’espérance de vie sans maladie chronique, les personnes ne présentant aucun facteur de risque modifiable vivant en moyenne 6 ans de plus sans souffrir de maladies chroniques. La perte de poids, ciblant à la fois l’IMC et la circonférence de la taille, offre une voie directe et modifiable pour réduire le risque cardiovasculaire.

Preuves

Auteurs: Bopp, Matthias, Braun, Julia, Faeh, David, Tarnutzer, Silvan

Publié: 18 juin 2018

Parmi les 9 853 adultes de la cohorte suisse MONICA (1983-1992) suivis jusqu’en 2008, l’obésité (IMC ≥ 30) était associée à un risque relatif de mortalité par maladie cardiovasculaire de 2,05 (IC à 95 %: 1,60-2,62) comparativement au poids normal (IMC de 18,5 à 24,9), après ajustement en fonction de l’âge et du sexe. Il s’agissait de la plus forte association observée pour une cause spécifique, dépassant à la fois le risque relatif de mortalité toutes causes confondues de 1,41 (IC à 95 %: 1,23-1,62) et le risque relatif de mortalité par cancer de 1,29 (IC à 95 %: 1,04-1,60). Entre 8,8 % et 13,7 % de tous les décès dus aux maladies cardiovasculaires dans la population étaient attribuables à l’obésité. La courbe IMC-mortalité avait une forme en J chez les non-fumeurs et une forme en U chez les fumeurs.

Auteurs: Aalto, Ville, Goldberg, Marcel, Hanson, Linda Magnuson, Head, Jenny, Kawachi, Ichiro, Kivimaki, Mika, Stenholm, Sari, Vahtera, Jussi, Westerlund, Hugo, Zaninotto, Paola, Zins, Marie

Publié: 1 août 2016

Dans une analyse portant sur quatre études européennes (Angleterre, Finlande, France, Suède) et regroupant plusieurs cohortes, l’obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) a été identifiée comme l’un des trois facteurs de risque modifiables étudiés en tant que prédicteur de l’espérance de vie sans maladie chronique entre 50 et 75 ans. Les maladies chroniques comprenaient les maladies cardiovasculaires, le cancer, les maladies respiratoires et le diabète. Les participants ne présentant aucun facteur de risque ont vécu en moyenne six années de plus sans maladie chronique et huit années de plus avec une bonne perception de leur état de santé par rapport à ceux qui présentaient deux facteurs de risque ou plus. L’obésité, considérée comme un seul facteur de risque, a été associée de manière indépendante à une diminution du nombre d’années de vie en bonne santé. Une modélisation spécifique au sexe utilisant des tables de vie multi-états a confirmé que ces associations étaient cohérentes dans les quatre cohortes nationales.

Auteurs: Sat Byul Park, Sun Ha Jee

Publié: 2 juillet 2010

Dans une cohorte prospective de 53 026 adultes suivie pendant 8,6 ans, les hommes ayant un tour de taille ≥ 91 cm présentaient un risque 62 % plus élevé de maladies cardiovasculaires athérosclérotiques (MCVA) (HR 1,62, IC à 95 %: 1,25–2,10) et un risque 70 % plus élevé de maladie coronarienne ischémique (MCI) (HR 1,70, IC à 95 %: 1,19–2,42) par rapport aux hommes ayant un tour de taille < 78 cm, indépendamment de l’IMC et des facteurs de risque traditionnels. Les rapports de risque multivariés pour les MCVA, la MCI et l’accident vasculaire cérébral ont augmenté progressivement avec un tour de taille plus élevé chez les deux sexes (P pour la tendance chez les hommes : 0,0118 pour les MCVA, 0,0139 pour la MCI). Le tour de taille est resté significativement associé aux facteurs de risque cardiovasculaires après ajustement en fonction de l’âge et de l’IMC (P < 0,001).