Exercice aérobique d’intensité modérée.

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2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Exercice aérobique d’intensité modérée. – Cancer
Suggéré2 études

Pendant le traitement contre le cancer, essayez de pratiquer 150 minutes d’exercice aérobique modéré par semaine.

Une déclaration de consensus de la Société australienne d’oncologie clinique et une analyse systématique de 14 essais contrôlés randomisés (648 survivants atteints de cancer ayant un mode de vie sédentaire) confirment l’intérêt d’intégrer des exercices aérobiques d’intensité modérée dans les soins standards aux patients atteints de cancer. L’analyse systématique a révélé que les interventions basées sur l’exercice amélioraient significativement la tolérance à l’effort aérobie après 8 à 12 semaines (DME = 0,73, IC à 95 % : 0,51–0,95), et que ces améliorations persistaient après 6 mois (DME = 0,70, IC à 95 % : 0,45–0,94). La COSA recommande de viser au moins 150 minutes par semaine d’activité aérobique d’intensité modérée, ce qui est applicable à tous les types de cancer et à toutes les phases de traitement. Il est important de noter que même des prescriptions individualisées inférieures aux niveaux recommandés ont permis d’obtenir des améliorations significatives de la condition physique, rendant ainsi l’exercice accessible même aux patients ayant un mode de vie sédentaire. L’exercice est à la fois sûr et efficace pour contrer les effets physiques et psychologiques du cancer et de son traitement.

Preuves

Auteurs: Adams, Diana, Atkinson, Morgan, Bucci, Lucy, Cormie, Prue, Cust, Anne, Eakin, Elizabeth, Hayes, Sandra, McCarthy, Alexandra, Murnane, Andrew, Patchell, Sharni

Publié: 1 janvier 2018

La déclaration de position de COSA, approuvée à l’unanimité par la principale organisation multidisciplinaire australienne en matière de lutte contre le cancer, recommande aux personnes atteintes de cancer de viser au moins 150 minutes d’exercice aérobique d’intensité modérée par semaine. Cette recommandation est fondée sur les données probantes issues de recherches cliniques établies qui démontrent que l’exercice est à la fois sûr et efficace pour contrer les effets physiques et psychologiques néfastes du cancer et de son traitement. COSA préconise que l’exercice soit intégré comme élément essentiel des pratiques standard dans les soins aux patients atteints de cancer, au sein de toutes les équipes multidisciplinaires chargées de cette prise en charge. Cette recommandation s’applique largement à tous les patients atteints de cancer, quel que soit le type de cancer ou la phase du traitement.

Auteurs: A Kaltsatou, AJ Daley, AM Husebo, BM Pinto, BM Pinto, BM Pinto, BR Ferrell, CJ Kim, CL Rock, D J Rosario, DC McKenzie, DY Fong, EL Richman, FM Perna, J Elliott, J M Saxton, J Maddams, JA Meyerhardt, JA Meyerhardt, JPT Higgins, JS Drouin, K A Robb, K E Homer, KA Martin, L Bourke, L Bourke, L Bourke, L Steed, LA Cadmus, M A Thaha, MD Holmes, NF Khan, R Musanti, S J C Taylor, S Michie, SA Kenfield, SC Hayes, SI Mishra, SI Mishra

Publié: 12 décembre 2013

Une revue systématique de 14 essais contrôlés randomisés impliquant 648 survivants du cancer sédentaires a démontré que les interventions d’exercice amélioraient significativement la tolérance à l’exercice aérobique après 8 à 12 semaines par rapport aux groupes témoins recevant des soins habituels (différence moyenne standardisée = 0,73, IC à 95 % = 0,51–0,95). Les améliorations persistaient après 6 mois (DMS = 0,70, IC à 95 % = 0,45–0,94), bien que quatre des cinq essais menés à ce moment-là présentaient un risque élevé de biais. Il est important de noter que seulement 6 des 14 essais prescrivaient un exercice conforme aux directives aérobiques actuelles, et aucun n’atteignait un taux d’adhésion de 75 % ou plus par rapport aux prescriptions du niveau des directives. Cela indique que des prescriptions individualisées, inférieures aux directives, pourraient être plus réalistes et produire tout de même des gains significatifs en matière de condition physique dans cette population.