Qi gong

Suggéré

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Qi gong – Cancer du sein
Suggéré2 études

La pratique du qigong pourrait améliorer le lymphœdème, la circulation sanguine et la qualité de vie des personnes ayant survécu à un cancer du sein.

Une analyse systématique de huit études contrôlées (4 essais randomisés et contrôlés [ERC], 4 études contrôlées) portant sur 498 participants, ainsi qu’une étude pilote distincte menée auprès de 23 femmes ayant survécu à un cancer du sein et souffrant d’œdème lymphatique lié à une mastectomie, a révélé que le qigong était une pratique complémentaire bénéfique. Dans l’étude pilote, une seule séance de 6 minutes de Tai Chi interne (18 formes) a permis de réduire significativement la circonférence du bras supérieur, du coude, de l’avant-bras et du poignet (p < 0,05), tout en diminuant la résistance artérielle et en augmentant la vitesse du flux sanguin (vitesse diastolique p < 0,001). L’analyse systématique a révélé des améliorations statistiquement significatives de la qualité de vie, de la résistance artérielle et de la force musculaire de l’épaule dans les différentes interventions, dont la durée variait de 6 minutes à 6 mois. Les résultats psychologiques – fatigue, humeur, dépression, qualité du sommeil – ont généralement été favorables, mais incohérents. Les marqueurs biomédicaux tels que la protéine C-réactive et la fonction immunitaire n’ont pas présenté de différences significatives entre les groupes. Les limites méthodologiques observées dans les différentes études justifient une interprétation prudente.

Preuves

Auteurs: Fong, SM, LEUNG, CY, Liu, KPY

Publié: 1 janvier 2016

Une analyse systématique de huit études contrôlées (quatre essais contrôlés randomisés et quatre études contrôlées non randomisées, publiées entre 2006 et 2014) a évalué l’efficacité du qigong chez 234 patients atteints de cancer qui ont reçu cette intervention, par rapport à un groupe témoin de 248 personnes et à un groupe de 16 adultes en bonne santé. Sept études ont évalué les résultats physiques et psychosociaux ; cinq ont évalué les marqueurs biomédicaux. La qualité de vie, la résistance artérielle et la force musculaire isocinétique de l’épaule ont montré des améliorations statistiquement significatives grâce au qigong. La durée de l’intervention a varié de 6 minutes à 6 mois pour différentes formes de qigong, notamment le qigong médical, le qigong Chan-Chuang et le qigong Tai Chi en 18 mouvements. Les résultats psychologiques, notamment la fatigue, l’humeur, la dépression, la qualité du sommeil et les fonctions cognitives, ont été mesurés dans toutes les études, avec des résultats généralement favorables mais variables. Les marqueurs biomédicaux (protéine C-réactive, numération globulaire, fonction immunitaire) n’ont révélé aucune différence significative entre les groupes. Les scores de qualité de Jadad et les niveaux d’évaluation des preuves d’Oxford ont indiqué des limites méthodologiques dans toutes les études incluses.

Auteurs: Chung, JWY, Fong, SSM, Ho, JSC, Luk, WS, Ma, AWW, Ng, SSM, Ying, M

Publié: 1 janvier 2014

Dans une étude contrôlée non randomisée portant sur 23 femmes ayant survécu à un cancer du sein et souffrant de lymphœdème lié à une mastectomie (11 pratiquantes de qigong, 12 participantes au groupe témoin ; âge moyen de 58,3 ± 10,1 ans et 53,8 ± 4,2 ans respectivement), une seule séance de 6 minutes de Tai Chi interne « 18 formes » a permis de réduire significativement la circonférence du bras supérieur, du coude, de l’avant-bras et du poignet affectés (p < 0,05). L’indice de résistance artérielle a diminué, tandis que la vitesse maximale du flux sanguin systolique (SV) et la vitesse minimale du flux sanguin diastolique (DV) ont augmenté significativement après l’exercice (p < 0,05). Les différences entre les groupes après le test se sont rapprochées du seuil de signification pour la SV (p = 0,018) et ont atteint le seuil de signification pour la DV (p < 0,001). Les participantes du groupe témoin qui se sont reposées pendant la même durée n’ont présenté aucun changement significatif. L’étude était à simple insu, l’évaluateur ne connaissant pas l’affectation des groupes.