Viandes transformées

Prudence

3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Viandes transformées – Cancer du sein
Prudence3 études

La consommation de viande transformée est associée à un léger risque accru de cancer du sein.

Trois études portant sur plus de 1,47 million de participants établissent systématiquement un lien entre la consommation de viande transformée et un risque accru de cancer du sein. Une méta-analyse dose-réponse de 46 études prospectives (1,15 million de participants) a révélé un risque 7 % plus élevé pour les personnes ayant la consommation la plus élevée par rapport à celles ayant la consommation la plus faible (RR 1,07, IC à 95 % : 1,01–1,14), ainsi qu’une augmentation de 9 % par portion de 50 g/jour (RR 1,09, IC à 95 % : 1,02–1,17), avec une faible hétérogénéité et l’absence de biais de publication. La cohorte EPIC (319 826 femmes, 7 119 cas, suivi médian de 8,8 ans) a rapporté un ratio de risque de 1,10 (IC à 95 % : 1,00–1,20) pour le quintile supérieur de consommation de viande transformée. Une étude cas-témoins plus petite (n = 39) a identifié des associations significatives entre les produits de viande transformée et le statut du cancer du sein (p < 0,05). L’ampleur de l’effet est modeste, mais elle est constante dans les différentes conceptions d’études, ce qui justifie une limitation prudente de la consommation de viande transformée.

Preuves

Auteurs: Ho, JCM, Huang, J, Li, X, Wu, J, Zeng, R, Zhang, J, Zheng, Y

Publié: 1 janvier 2016

Méta-analyse de 46 études prospectives comprenant plus de 1,15 million de participants. Pour la viande transformée, le risque relatif (RR) global comparant les niveaux d’apport les plus élevés et les plus faibles était de 1,07 (IC à 95 % : 1,01–1,14, I² = 34,6 %). L’analyse dose-réponse a révélé un RR de 1,09 pour chaque augmentation de 50 g/jour de la portion consommée (IC à 95 % : 1,02–1,17, I² = 11,8 %). La faible hétérogénéité entre les études renforce ce résultat. Aucun biais de publication n’a été détecté par le test de Begg ou le test d’Egger.

Auteurs: Fahmi, Irawati

Publié: 7 mai 2013

Une étude cas-témoin menée au RSUD Dr. Moewardi a comparé les habitudes de consommation de matières grasses chez 13 patientes atteintes d’un cancer du sein et 26 sujets témoins appariés, en utilisant des questionnaires sur la fréquence de consommation alimentaire et un relevé diététique sur 24 heures. Le test de Kolmogorov-Smirnov a révélé que la saucisse et les sardines en conserve étaient parmi les aliments présentant une association statistiquement significative avec le statut du cancer du sein (p < 0,05). Globalement, l’apport en acides gras monoinsaturés différait significativement entre les cas et les témoins (p = 0,017), de même que l’apport en acides gras polyinsaturés (p = 0,024), bien que la différence totale d’apport en matières grasses n’ait pas atteint un niveau significatif (p = 0,103). La petite taille de l’échantillon (n = 39) et la méthode d’échantillonnage non aléatoire limitent la généralisation des résultats.

Auteurs: Androniki Naska, Anja Olsen, Anne Tjønneland, Annika Steffen, Antonia Trichopoulou, Armstrong, Balsari, Bingham, Boeing, Bohlscheid-Thomas, Carla H van Gils, Carlos Alberto Gonzalez Svatetz, Carmen Navarro, Cerhan, Cho, Claudia Agnoli, Cochran, Cross, Cui, Cummings, Dagrun Engeset, Dominique S Michaud, Duncan, Egeberg, Eiliv Lund, Elio Riboli, Elisabet Wirfält, Elizabeth Spencer, EPIC Group of Spain, Eva Ardanaz, Ferrari, Franceschi, Franco Berrino, Françoise Clavel-Chapelon, Freudenheim, Friedenreich, Fränzel JB van Duijnhoven, Fung, Fung, Fung, Giovanna Masala, Gonzalez, Goodman, Graham Byrnes, Grambsch, Gray, Guri Skeie, Göran Hallmans, H Bas Bueno-de-Mesquita, Haftenberger, Heiner Boeing, Hermann, Hirohata, Hirose, Hjartaker, Holmes, Isabelle Romieu, Iscovich, Jakob Linseisen, Jonas Manjer, Kaaks, Kaaks, Kabat, Kay-Tee Khaw, Key, Keys, Kim Overvad, Lauber, Laudina Rodriguez, Lichtenstein, Linos, Linos, Maria-José Sánchez, Marianne Uhre Jakobsen, Marie-Christine Boutron-Ruault, Missmer, Mokbel, Morales Suarez-Varela, Ocke, Paolo Vineis, Per Lenner, Petra HM Peeters, Pietro Ferrari, Pilar Amiano, Pisani, Prieto-Ramos, Riboli, Riboli, Rohrmann, Ronco, Rosario Tumino, Sabina Rinaldi, Sabina Sieri, Sabine Rohrmann, Salvatore Panico, Sara Grioni, Shannon, Sheila Bingham, Shin, Sieri, Slimani, Slimani, Tajima, Taylor, Teresa Norat, Thompson, Timothy J Key, Touillaud, Tretli, Valeria Pala, van der Hel, Vassiliki Benetou, Vittorio Krogh, Willett, Wiseman, Women’s Health Initiative, World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research, Zhang, Zheng

Publié: 1 janvier 2009

Dans la cohorte EPIC, qui comprenait 319 826 femmes suivies pendant une période médiane de 8,8 ans, 7 119 cas de cancer du sein ont été recensés. Les femmes appartenant au quintile supérieur en termes de consommation de viande transformée présentaient un rapport de risque de 1,10 (IC à 95 % : 1,00–1,20) par rapport au quintile inférieur, avec une tendance limite (p pour la tendance = 0,07). Cette association a été observée dans des modèles de Cox multivariés prenant en compte les facteurs de confusion pertinents.