Acides gras oméga-6

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Acides gras oméga-6 – Cancer du sein
Prudence2 études

Une consommation excessive d’acides gras oméga-6 est associée à un risque accru de cancer du sein.

Les résultats de deux études – une étude cas-témoins multicentrique et une revue systématique couvrant la période 1990–2003 – suggèrent une association positive modérée entre la consommation d’acides gras oméga-6 et le risque de cancer du sein. Dans l’étude EURAMIC, qui est une étude cas-témoins menée auprès de femmes ménopausées dans cinq centres européens, un rapport plus élevé entre les acides gras oméga-3 à chaîne longue et les acides gras oméga-6 a entraîné une diminution progressive des rapports de cotes, passant de 0,80 à 0,65 par rapport au tertile le plus faible (p pour la tendance = 0,055), ce qui indique qu’une concentration élevée d’oméga-6 par rapport aux oméga-3 pourrait augmenter le risque. La revue systématique a confirmé cette tendance en identifiant une association positive constante entre les acides gras n-6 et le cancer du sein dans diverses populations, contrairement à l’effet protecteur des acides gras n-3. Le maintien d’un rapport plus faible entre les oméga-6 et les oméga-3 par le biais de modifications alimentaires – en réduisant la consommation d’huiles végétales transformées riches en oméga-6 tout en augmentant la consommation d’aliments riches en oméga-3 – pourrait contribuer à réduire le risque de cancer du sein.

Preuves

Auteurs: Huttunen, Jussi K., Kardinaal, Alwine F. M., Kohlmeier, Lenore, Kok, Frans J., Martin, Blaise C., Martin-Moreno, José M., Navajas, Joaquin Femández-Crehuet, Simonsen, Neal, Strain, John J., Thamm, Michael, Veer, Pieter van't

Publié: 2 août 2017

Dans l'étude cas-témoins EURAMIC menée auprès de femmes ménopausées dans cinq centres européens (1991-1992), la teneur totale en acides gras oméga-6 dans le tissu adipeux était fortement associée au cancer du sein à Malaga, en Espagne. Si les taux d'oméga-6 seuls présentaient peu d'associations significatives entre les différents centres, l'effet protecteur des acides gras oméga-3 dépendait des taux d'oméga-6 initiaux. L'analyse groupée a démontré qu'un rapport oméga-3/oméga-6 à longue chaîne plus élevé était associé à des odds ratios de 0,80 (deuxième tertile) et de 0,65 (troisième tertile) par rapport au tertile le plus bas (p pour la tendance = 0,055), confirmant ainsi l'hypothèse selon laquelle l'équilibre oméga-3/oméga-6 influence le risque de cancer du sein.

Auteurs: Binukumar, Bhaskarapillai, Mathew, Aleyamma

Publié: 1 janvier 2005

Une analyse systématique d’études épidémiologiques (études cas-témoins et études de cohorte) publiées entre janvier 1990 et décembre 2003 a révélé une association positive modérée entre la consommation d’acides gras n-6 et le risque de cancer du sein. Ce résultat contrastait avec l’association inverse observée pour les acides gras n-3, ce qui suggère que l’équilibre entre l’apport en acides gras oméga-6 et oméga-3 pourrait être un facteur important dans le risque de cancer du sein. L’analyse a rassemblé des données provenant de plusieurs études menées sur différentes populations, étayant la conclusion selon laquelle une consommation excessive d’acides gras oméga-6 pourrait contribuer à augmenter le risque de cancer du sein.