Restriction calorique modérée.

Suggéré

3 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 21 février 2026

Restriction calorique modérée. – Cancer du sein
Suggéré3 études

Une réduction modérée de l’apport calorique pourrait diminuer le risque de cancer du sein et améliorer les résultats pour les personnes qui ont survécu à cette maladie.

Trois études impliquant plus de 2 000 participants établissent un lien entre une restriction calorique modérée et la prévention du cancer du sein ainsi qu’une amélioration de l’état de santé après le traitement. Une étude cas-témoin portant sur 973 paires appariées a révélé que les femmes préménopausées qui consommaient 20 % moins de calories que leurs besoins prévus présentaient un risque de cancer du sein inférieur de 64 % (OR = 0,36 ; IC à 95 % 0,21–0,63), avec une relation dose-réponse montrant une augmentation de 13 % du risque pour chaque surplus calorique de 20 % dans les tumeurs positives aux récepteurs hormonaux (p-tendance < 0,001). Deux études randomisées contrôlées chez des femmes ayant survécu à un cancer du sein et présentant un surpoids ont démontré les avantages d’interventions hypocaloriques : l’une a montré qu’une réduction calorique diminuait significativement la circonférence de la taille (β = 0,21, p = 0,002) au cours de 12 mois, tandis que l’autre a révélé qu’un programme d’alimentation saine et d’exercice hypocalorique sur six mois réduisait significativement les symptômes dépressifs (différence moyenne ajustée −3,12, p = 0,004) et améliorait la régulation de l’axe HPA chez 85 femmes après le traitement. Une restriction calorique dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, visant une réduction d’environ 20 % par rapport aux besoins prévus, semble être bénéfique à la fois pour réduire les risques et améliorer la qualité de vie des personnes ayant survécu au cancer.

Preuves

Auteurs: A Castello, A Goldhirsch, A Malin, AM Fair, B Lauby-Secretan, BA Simone, EH Allott, FF Zhang, GA Bray, J Vioque, M Harvie, M Kyrgiou, M Puig-Vives, MJ Dirx, MN Harvie, MN Harvie, MP Cleary, NS Sabounchi, R Peiro-Perez, RJ Elands, SA Silvera, SC Chang, SC Lucan, SD Hursting, SD Hursting, SW Lichtman, SY Pan, T Byers, V Lope, VD Longo, WC Willett

Publié: 1 janvier 2019

Dans une étude cas-témoins multicentrique portant sur 973 paires de femmes espagnoles (EPIGEICAM), les femmes préménopausées qui consommaient plus de 20 % de moins que leurs besoins caloriques prévus présentaient un risque significativement plus faible de cancer du sein (OR = 0,36 ; IC à 95 % = 0,21–0,63). Une relation dose-réponse claire a été observée : pour chaque augmentation de 20 % de l’apport calorique relatif (observé/prévu), le risque de tumeurs positives aux récepteurs hormonaux et HER2+ augmentait de 13 % (p-trend < 0,001 et p-trend = 0,015, respectivement), tandis que le risque de tumeurs triples négatives augmentait de 7 % par incrément de 20 %.

Auteurs: Badr, Hoda J., Demark-Wahnefried, Wendy, Mosher, Catherine E., Sloane, Richard J., Snyder, Denise C., Tometich, Danielle B., Winger, Joseph G.

Publié: 17 avril 2017

Dans l’essai contrôlé randomisé DAMES, mené auprès de 50 femmes ayant survécu à un cancer du sein et présentant un surpoids, la variation de l’apport calorique était significativement associée à la variation du tour de taille (β = 0,21, p = 0,002) au cours des 12 mois d’intervention. Le coefficient bêta positif indique que les diminutions de l’apport calorique correspondaient à des diminutions du tour de taille. L’essai utilisait des interventions imprimées personnalisées envoyées par courrier pour encourager un régime alimentaire sain et l’exercice physique, par rapport aux brochures standard. Un seuil de p < 0,10 a été appliqué pour cette étude pilote.

Auteurs: Coleman, R. E., Crank, Helen, Daley, A. J., Mutrie, N., Powers, H. J., Saxton, John, Scott, E. J., Woodroofe, Nicola

Publié: 1 janvier 2014

Une étude contrôlée randomisée a réparti 85 femmes en surpoids (3 à 18 mois après un traitement précoce du cancer du sein) dans deux groupes : un groupe suivant un programme d'alimentation saine hypocalorique de 6 mois, avec des conseils diététiques personnalisés et des séminaires hebdomadaires sur la nutrition, combiné à de l'exercice physique, et un groupe recevant les soins habituels. L'intervention combinée a considérablement réduit les scores du BDI-II (inventaire de dépression de Beck) (différence moyenne ajustée de -3,12, IC à 95 % de -5,26 à -1,03, p = 0,004) et amélioré la régulation de l'axe HPA, comme en témoigne l'augmentation du cortisol salivaire matinal (p < 0,04). Bien que les scores de l'échelle d'évaluation du stress perçu aient eu tendance à diminuer, la différence n'était pas statistiquement significative (-2,07, IC à 95 % de -4,96 à 0,82, p = 0,16). La composante diététique comprenait une restriction calorique individualisée dans le cadre d'une alimentation saine.