Matières grasses alimentaires

ÉviterPrudence

4 études · 2 recommandations

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Matières grasses alimentaires – Cancer du sein
Éviter1 études

Les régimes riches en graisses sont associés à un risque accru de cancer du sein.

Une étude cas-témoins comparant des patientes atteintes d'un cancer du sein à des témoins appariés a révélé des différences significatives dans la consommation d'un régime riche en graisses entre les deux groupes, suggérant qu'un apport élevé en graisses alimentaires est associé à un risque accru de cancer du sein.

Preuves

Auteurs: Amiri-Moghaddam, Marjan, Ghadimi, Bahram, PourRanjbar, Muhammad

Publié: 1 janvier 2016

Dans une étude cas-témoins menée à Kerman auprès de 260 femmes atteintes d'un cancer du sein et de 260 témoins appariés selon l'âge et le lieu de résidence, une différence statistiquement significative a été observée entre les deux groupes concernant la consommation d'un régime riche en graisses (p < 0,05, test du χ²). Les femmes atteintes d'un cancer du sein consommaient davantage d'aliments riches en graisses que les témoins, ce qui confirme l'association entre un apport élevé en graisses alimentaires et le risque de cancer du sein.

Prudence3 études

Réduire l’apport en matières grasses dans l’alimentation à moins de 25 % des calories peut diminuer le risque de récidive du cancer du sein.

Trois études menées sur plus de 178 participants établissent un lien entre une consommation élevée de matières grasses dans l’alimentation et le risque de cancer du sein, ainsi que les récidives. Une déclaration de consensus identifie le cancer du sein comme étant l’un des sept types de cancers potentiellement liés à la consommation de matières grasses. Elle souligne que les populations qui tirent 43 % de leur énergie des graisses présentent un risque accru, bien qu’il reste à déterminer si ce sont les graisses totales ou certains types d’acides gras qui expliquent cette association. Deux études randomisées contrôlées ont testé des interventions visant à réduire la consommation de matières grasses chez des personnes ayant survécu à un cancer du sein et chez des personnes présentant un risque élevé. Une étude de 24 semaines a visé à réduire l’apport en graisses à 25 % de l’apport calorique total, tout en augmentant la consommation de fruits, de légumes et de fibres, et a surveillé le taux d’œstrogènes et les marqueurs inflammatoires liés aux récidives. Une deuxième étude randomisée contrôlée, menée sur 12 semaines auprès de 78 personnes en surpoids ayant des antécédents familiaux de cancer du sein, a permis d’obtenir une réduction favorable de l’apport en graisses ; dans le groupe témoin, 36 % des participants ont perdu 5 % de leur poids, contre 0 % dans le groupe contrôle. Limiter la consommation de matières grasses dans l’alimentation – en particulier les sources saturées – tout en maintenant une nutrition adéquate représente une mesure de précaution raisonnable.

Preuves

Auteurs: Anderson, Annie S., Berg, Jonathan, Dunlop, Jacqueline, Gallant, Stephanie, Macleod, Maureen, Miedzybrodska, Zosia, Mutrie, Nanette, O’Carroll, Ronan E., Stead, Martine, Steele, Robert J. C., Taylor, Rod S., Vinnicombe, Sarah

Publié: 1 février 2018

Cette étude randomisée contrôlée a réparti de manière aléatoire 78 personnes en surpoids (IMC ≥ 25 kg/m²) ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ou du côlon dans un groupe d’intervention de 12 semaines ou dans un groupe témoin. Le groupe d’intervention a reçu des conseils nutritionnels personnalisés visant à réduire l’apport en matières grasses, ainsi qu’un soutien pour l’activité physique. Des réductions favorables de l’apport en matières grasses ont été constatées dans le groupe d’intervention. Dans l’ensemble, 36 % des participants au groupe d’intervention ont obtenu une perte de poids de 5 %, contre 0 % dans le groupe témoin, et le taux de remplissage des questionnaires a dépassé les 98 %.

Auteurs: A Campbell, A McTiernan, A McTiernan, A Silvestri, A Visser, AB Kornblith, AC Utter, AH Wu, AJ Daley, Amanda Daley, AN Dentino, AS Fairey, AT Beck, B Dugue, B Rockhill, B Zumoff, BL Andersen, BL Gruber, BL Stauffer, BM Pinto, BS McEwen, C Peters, C Peters, C Wiltschke, CB Ebbeling, CL Caldwell, CM Bryla, CM Friedenreich, D Geffken, D Nerozzi, DC McMillan, DC Nieman, DC Nieman, DC Nieman, DC Nieman, DC Nieman, DC Nieman, DF Cella, DG Cruess, DH Bovbjerg, DM Golden-Kreutz, DV Schapira, DW Kissane, E Maunsell, EA Bermudez, G Borg, G van der Pompe, G van der Pompe, GG Kolden, H Davis, H Kervinen, HC Abercrombie, Helen Crank, Hilary Powers, HV Thomas, J Gallagher, J Kaukua, J Verloop, JA Cauley, JE Bower, JE Epping-Jordan, JF Sallis, JK Camoriano, JK Smith, JO Prochaska, John M Saxton, JR Calabrese, JS Goodwin, KL Jen, KM Rexrode, KS Courneya, KS Madden, L Bernstein, L Chang, M Maes, M Maes, M Maes, M Mezzetti, MD Gammon, MD Holmes, MD Holmes, ME Nelson, MK Baldwin, N Banu, Nanette Mutrie, Nicola Woodroofe, PJ Goodwin, RJ Benschop, Robert Coleman, RT Chlebowski, S Cohen, S Levy, S Yamasaki, SE Hankinson, SE Sephton, SI Mannering, SJ Schleifer, SJH Biddle, SK Lutgendorf, SM Levy, T Moradi, T Treasure, TA Wadden, TP Erlinger, U Ehlert, Vanessa Siddall, Y Touitou, Y Touitou, Z Djuric, Z Kronfol

Publié: 1 janvier 2006

Cet essai contrôlé randomisé mené auprès de 100 femmes ayant survécu à un cancer du sein met en œuvre une intervention diététique visant à réduire l'apport en matières grasses à environ 25 % de l'apport calorique total. Cette stratégie diététique comprend également la consommation d'au moins 5 portions de fruits et légumes par jour, une augmentation de l'apport en fibres, une réduction des glucides raffinés et une consommation modérée d'alcool. L'essai suit l'évolution de biomarqueurs associés à la récidive de la maladie, notamment le statut œstrogénique, les marqueurs inflammatoires et les indices de la fonction immunitaire, sur une période d'intervention de 24 semaines.

Auteurs: Adami, Hans-Olov, Dragsted, Lars, Enig, Bent, Hansen, Jens, Haraldsdóttir, Jóhanna, Hill, Michael J., Holm, Lars Erik, Knudsen, Ib, Larsen, Jens-Jorgen, Lutz, Werner K., Osler, Merete, Overvad, Kim, Sabroe, Svend, Sanner, Tore, Sorensen, Thorkild I. A., Strube, Michael, Thorling, Eivind B.

Publié: 1 janvier 1993

Les conclusions générales ont permis d’identifier sept types de cancers potentiellement liés à la consommation de graisses : le cancer du sein, du côlon, du rectum, de l’endomètre, de l’ovaire, de la prostate et de la vésicule biliaire. La population danoise tire 43 % de son énergie des graisses, une proportion qui a augmenté régulièrement au cours des 30 dernières années, principalement grâce à la margarine et au beurre. On ne sait pas encore si le lien entre les graisses et le cancer du sein est causal, ni s’il dépend de la quantité totale de graisses ou de types spécifiques d’acides gras (saturés, monoinsaturés, polyinsaturés). La relation pourrait également varier selon les différents types de cancers liés aux graisses. Lors de la réunion ECP de 1991, une tendance générale à nuancer les conclusions antérieures de 1985 concernant les graisses a été observée. Il a été constaté qu’une réduction de l’apport en graisses pouvait entraîner une augmentation des niveaux de vitamines hydrosolubles.