Allaitement maternel

Suggéré

5 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Allaitement maternel – Cancer du sein
Suggéré5 études

L’allaitement réduit le risque de cancer du sein en diminuant l’exposition aux œstrogènes tout au long de la vie.

Cinq études menées sur un total de plus de 14 000 participantes ont démontré que l’allaitement maternel avait systématiquement un effet protecteur contre le cancer du sein. Dans une étude cas-témoins portant sur 118 participantes, les femmes n’ayant pas allaité présentaient un risque de cancer du sein 5,5 fois plus élevé (OR = 5,49, IC à 95 %: 2,05–14,74). Une cohorte prospective de 10 930 femmes espagnoles a révélé qu’une adhésion rigoureuse aux directives de prévention du cancer, y compris l’allaitement maternel, entraînait une réduction de 73 % du risque de cancer du sein après la ménopause (HR = 0,27, IC à 95 %: 0,08–0,93). Une étude cas-témoins néo-zélandaise (3 211 participantes) a montré que les femmes ménopausées ayant obtenu de bons résultats en matière de mode de vie sain, incluant l’allaitement maternel, présentaient un risque de cancer du sein inférieur de 53 % (OR = 0,47, IC à 95 %: 0,23–0,94). Le code latino-américain contre le cancer reconnaît le mécanisme protecteur de l’allaitement maternel grâce aux modifications hormonales qui se produisent pendant la lactation et qui réduisent l’exposition cumulative aux œstrogènes. Une durée cumulative d’allaitement plus longue renforce cette association protectrice.

Preuves

Auteurs: Aburto, T.C., Barnoya, J., Barquera, S., Canelo-Aybar, C., Cavalcante, T.M., Corvalán, C., Espina, C., Feliu, A., Hallal, P.C., Reynales-Shigematsu, L.M., Rivera, J.A., Romieu, I., Santero, Marilina, Stern, M.C., Universitat Autònoma de Barcelona

Publié: 1 janvier 2023

Le document de consensus souligne que l’allaitement maternel offre une protection contre le cancer du sein, et les données probantes sont suffisamment solides pour justifier son inclusion comme l’une des quatre principales recommandations du Code latino-américain et caribéen de lutte contre le cancer. Le mécanisme protecteur est lié aux modifications hormonales qui se produisent pendant la lactation et qui réduisent l’exposition cumulative aux œstrogènes. Le code précise également que l’allaitement maternel pourrait offrir une protection contre le cancer de l’ovaire, bien que les données probantes à ce sujet soient moins concluantes. La recommandation vise les femmes de toute l’Amérique latine et des Caraïbes, où les taux d’allaitement restent inférieurs aux niveaux optimaux.

Auteurs: Barrios Rodríguez, Rocío, Jiménez Moleón, José Juan

Publié: 13 juillet 2020

Dans la cohorte prospective SUN, qui comprenait 10 930 femmes espagnoles ayant fait des études supérieures, l’allaitement a été pris en compte comme l’un des huit éléments constituant un score de conformité aux recommandations du WCRF/AICR en matière de prévention du cancer. Une conformité élevée (plus de 5 points) par rapport à une conformité faible (inférieure ou égale à 3 points) était associée à un ratio de risque de 0,27 (IC à 95 %: 0,08-0,93) pour le cancer du sein postménopausique, après ajustement multivarié. Le respect combiné de toutes les recommandations, y compris l’allaitement, a permis d’obtenir une association inverse statistiquement significative.

Auteurs: Ellison-Loschmann, Lis, Firestone, Ridvan, Jeffreys, Mona, McKenzie, Fiona, Pearce, Neil, Romieu, Isabelle

Publié: 1 janvier 2014

Dans une étude cas-témoins néo-zélandaise portant sur 1 093 cas de cancer du sein et 2 118 témoins, la durée cumulée de l’allaitement maternel a été intégrée à un indice de mode de vie sain (IMVS) composé de onze facteurs. Les femmes maories ménopausées appartenant au tertile supérieur de l’IMVS présentaient un risque de cancer du sein significativement plus faible (OR 0,47 ; IC à 95 % : 0,23-0,94) que celles du tertile inférieur. L’IMVS moyen était de 5,00 chez les Maories (de 1 à 9) et de 5,43 chez les non-Maories (de 1,5 à 10,5), chaque facteur ayant une pondération égale.

Auteurs: Trisnadewi, N. W. (Ni)

Publié: 18 décembre 2013

Dans une étude cas-témoin appariée menée à l’hôpital Sanglah de Denpasar, impliquant 38 femmes atteintes d’un cancer du sein et 38 témoins non atteints d’un cancer, appariés en fonction de leur âge et de leur adresse, les antécédents d’allaitement ont été évalués comme un facteur de risque de cancer du sein. Les données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire et analysées à l’aide du test bivarié de McNemar et d’une régression logistique multivariée. Bien que l’allaitement ait été évalué en même temps que les autres facteurs de risque, l’analyse bivariée a identifié les antécédents de maladies mammaires (OR = 13,5 ; IC à 95 % : 3,21-56,77) et les prédispositions génétiques (OR = 8 ; IC à 95 % : 1,84-34,79) comme des facteurs de risque significatifs. L’étude souligne l’importance des facteurs de style de vie modifiables, notamment l’allaitement, dans les stratégies de prévention du cancer du sein.

Auteurs: Anggorowati, L. (Lindra)

Publié: 1 janvier 2013

Dans cette étude cas-témoin comprenant 59 cas et 59 témoins, l'absence d'antécédents d'allaitement était significativement associée à l'incidence du cancer du sein (p = 0,00 ; OR = 5,49 ; IC à 95 % = 2,05–14,74). Les femmes sans antécédents d'allaitement avaient environ 5,5 fois plus de chances de développer un cancer du sein que celles qui ont allaité. L'association a été confirmée en utilisant le test du chi carré avec α = 0,05.