Exercice aérobique.

Suggéré

5 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Exercice aérobique. – Cancer du sein
Suggéré5 études

L’exercice aérobique réduit la fatigue liée au cancer et améliore la qualité de vie des femmes ayant survécu à un cancer du sein.

Cinq études – dont une revue synthétique de 29 revues systématiques, deux autres revues systématiques, une méta-analyse de neuf essais de haute qualité (n = 1 156) et un essai contrôlé randomisé portant sur 140 personnes ayant survécu à la maladie – démontrent de manière constante que l’exercice aérobique réduit considérablement la fatigue liée au cancer chez les patientes atteintes d’un cancer du sein (DME = -0,29 à -0,51). Les séances supervisées se sont avérées plus efficaces que les séances non supervisées (DME = -0,48, p = 0,001), avec une faible hétérogénéité entre les analyses spécifiques à l’exercice aérobique (I² = 16 %). L’essai CAUSE a montré que la pratique d’exercices sur tapis roulant trois fois par semaine pendant cinq mois améliorait le VO2max, la vitalité subjective, la satisfaction de vivre, l’image corporelle et la qualité de vie liée à la santé, les bienfaits en matière de fatigue mentale persistant après un suivi d’un an. Les protocoles efficaces allaient des programmes de marche de six semaines aux programmes aérobiques de 12 mois, sans effets indésirables signalés dans aucune des études.

Preuves

Auteurs: Johansen, Sara Hassing

Publié: 1 janvier 2025

L’essai contrôlé randomisé CAUSE a recruté 140 femmes ayant survécu à un cancer du sein à long terme (stades II et III, âgées de 59,0 ± 6,4 ans, 11 ± 1 an après la fin d’un traitement à base d’épirubicine). Elles ont été réparties au hasard dans deux groupes : un groupe pratiquant une activité physique aérobique supervisée (marche/course sur tapis roulant trois fois par semaine pendant cinq mois) et un groupe recevant des soins habituels. Un groupe témoin de 69 femmes sans cancer (âgées de 57,8 ± 4,9 ans) a été utilisé à titre de comparaison. Le groupe pratiquant l’exercice a obtenu des améliorations significatives du VO2max par rapport au groupe recevant des soins habituels, bien que l’ampleur de l’amélioration de la capacité cardiorespiratoire ait été significativement moindre chez les femmes sans cancer, ce qui indique une réponse à l’exercice atténuée mais significative. Des améliorations significatives ont été observées en termes de vitalité subjective, de satisfaction de vie, de fatigue, d’image corporelle et de qualité de vie liée à la santé par rapport aux soins habituels. Les améliorations de la fatigue mentale et dans certains domaines spécifiques de la qualité de vie liée à la santé se sont maintenues lors du suivi effectué un an plus tard. Aucune différence significative entre les groupes n’a été constatée en ce qui concerne les facteurs de risque cardiovasculaires. Les effets ont été les plus marqués chez les femmes présentant une forte charge symptomatique initiale.

Auteurs: Chen, Jin-Xiu, Chen, Yan-Nan, Deng, Li-Jing, Tan, Jing-Yu (Benjamin), Wang, Chang, Wang, Tao, Xu, Yong-Zhi, Zhou, Hong-Juan

Publié: 1 janvier 2022

L’analyse de 29 revues systématiques et l’analyse par sous-groupes en fonction du type d’exercice ont révélé que l’exercice aérobique réduisait significativement la fatigue liée au cancer chez les patientes atteintes d’un cancer du sein (DME = -0,29, IC à 95 % de -0,56 à -0,02, I² = 16 %). La faible hétérogénéité (I² = 16 %) indique des effets constants dans les différentes populations étudiées. L’effet global combiné pour tous les types d’exercice a révélé une preuve modérée de l’amélioration de la fatigue (DME = -0,40, IC à 95 % de -0,58 à -0,22, P = 0,0001). L’exercice supervisé s’est avéré plus efficace que l’exercice non supervisé (DME = -0,48, IC à 95 % de -0,77 à -0,18, P = 0,001).

Auteurs: Gillespie, Cassandra

Publié: 1 janvier 2018

Une revue systématique a été menée en consultant les bases de données ZipSearch, Google Scholar et MEDLINE pour la période allant de 2008 à 2018. Elle a porté sur l’évaluation de 83 résumés et la sélection de 35 articles pour une analyse approfondie, en utilisant 20 requêtes de recherche distinctes. La revue a conclu que l’exercice physique apporte plusieurs avantages aux patients atteints de cancer, quel que soit le stade ou le type de cancer, et qu’il peut servir à la prévention primaire (en réduisant l’incidence du cancer), à la prévention secondaire (en améliorant les résultats pendant le traitement, notamment par une préparation préopératoire pour les patients devant subir une intervention chirurgicale) et à la prévention tertiaire (en favorisant la guérison). Il a été recommandé aux professionnels de santé d’intégrer des recommandations en matière d’exercice physique dans la prise en charge des patients atteints de cancer, à tous les stades.

Auteurs: A Campbell, A Jemal, A Jemal, A Wanchai, AJ Daley, AM Moseley, AP Verhagen, AS Fairey, B Strasser, CM Schneider, CW Chang, D Moher, E Guinan, EA Szymlek-Gay, EM Zopf, Emilio González-Jiménez, F Cramp, H Allgayer, HK Yuen, HM Milne, I Cantarero-Villanueva, JC Brown, JE Mortimer, JF Meneses-Echávez, JF Meneses-Echávez, José Francisco Meneses-Echávez, JP Higgins, K Oechsle, KA Robinson, KM Winters-Stone, KS Courneya, KY Wolin, LM Buffart, LW Jones, M Carayol, M Ergun, M Groenvold, M Kangas, M Markes, M Piñeros, MH Cho, MJ Velthuis, MP Singh, N Mutrie, NA Hutnick, P Rajarajeswaran, P Stone, PB Jacobsen, PD Loprinzi, R Segal, R Siegel, Review Manager (RevMan), RM Speck, Robinson Ramírez-Vélez, S Luciani, S Whitehead, SI Mishra, SI Mishra, T Saarto, YT Cheung

Publié: 1 janvier 2015

Une méta-analyse de neuf études de haute qualité (n = 1 156 patientes ayant survécu à un cancer du sein) a révélé que l’exercice aérobique supervisé réduisait significativement la fatigue liée au cancer par rapport aux soins conventionnels (DME = −0,51, IC à 95 % de −0,81 à −0,21), bien qu’avec une hétérogénéité statistique élevée (I² = 75 %, P = 0,001). L’analyse de méta-régression a révélé que les paramètres du volume d’exercice étaient étroitement liés aux estimations de l’effet sur la fatigue. Le test d’Egger a indiqué des preuves modérées de biais de publication (P = 0,04). La qualité des études a été évaluée à l’aide du score PEDro, et toutes les études incluses ont été classées comme étant de haute qualité. La recherche a porté sur les bases de données PubMed/MEDLINE, EMBASE, Scopus, CENTRAL et CINAHL, sans restriction linguistique.

Auteurs: Becker, Betsy J.

Publié: 1 février 2014

Une analyse systématique de cinq études (sélectionnées parmi 23 qui répondaient aux critères de recherche initiaux et filtrées selon les scores de qualité PEDro) a évalué l’efficacité des interventions basées sur l’exercice physique pour lutter contre la fatigue liée au cancer chez les patientes atteintes d’un cancer du sein. Quatre études sur cinq (80 %) ont révélé une amélioration des niveaux de fatigue. Les interventions duraient entre 6 semaines et 12 mois et comprenaient des séances d’aérobic aquatique et d’exercices de résistance de 8 semaines, des programmes combinés d’aérobic/d’exercices de résistance/d’étirements de 12 semaines, des programmes de marche à domicile de 6 et 14 semaines, ainsi qu’un programme d’aérobic à domicile d’une année. L’intensité était surveillée au moyen de l’échelle de Borg (RPE) et/ou du rythme cardiaque. La fatigue liée au cancer touche 70 à 100 % des patients en traitement, mais seulement 68 % d’entre eux reçoivent des informations sur la gestion de la fatigue. Aucune étude n’a signalé d’effets indésirables liés à la mise en œuvre de l’exercice physique. Trois outils validés pour mesurer les résultats en matière de fatigue ont été utilisés dans toutes les études.