Alcool

Prudence

2 études · 1 recommandation

Dernière mise à jour: 25 février 2026

Alcool – Hyperplasie bénigne de la prostate
Prudence2 études

Réduire la consommation d’alcool peut contribuer à prévenir l’aggravation des symptômes urinaires liés à l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP).

Deux études menées sur un total de plus de 1 740 participants ont révélé une corrélation constante entre la consommation d’alcool et l’aggravation des symptômes affectant le bas appareil urinaire chez les hommes atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate. La ligne directrice clinique n° 97 du NICE recommande de réduire la consommation d’alcool comme première mesure hygiénico-diététique, avant de recourir à une intervention pharmacologique par l’administration d’alpha-bloquants ou d’anticholinergiques. Une étude longitudinale portant sur un groupe d’hommes âgés de 65 ans et plus vivant dans la communauté, suivie pendant 6,9 années, a révélé qu’une consommation excessive d’alcool était associée à une probabilité 60 % plus faible de rémission des symptômes (OR = 0,4, IC à 95 %: 0,2–0,9) en comparant les trajectoires de rémission et de progression des troubles du bas appareil urinaire. Les hommes ayant des antécédents de consommation excessive d’alcool étaient significativement surreprésentés dans le groupe présentant une trajectoire de progression (20 %) par rapport au groupe présentant une trajectoire de rémission (6 %). La limitation de la consommation d’alcool constitue une mesure pratique et peu risquée pour gérer les symptômes urinaires liés à l’hyperplasie bénigne de la prostate.

Preuves

Auteurs: Barrett-Connor, E, Holton, KF, Lapidus, JA, Marshall, LM, Osteoporotic Fractures in Men (MrOS) Study Group, Parsons, JK, Ramsey, K

Publié: 1 septembre 2014

Parmi 1 740 hommes de plus de 65 ans vivant dans la communauté et suivis pendant 6,9 années, ceux qui présentaient une évolution favorable des symptômes liés aux troubles urinaires du bas (n = 98, soit 6 %) étaient significativement moins susceptibles d’avoir eu des antécédents de consommation problématique d’alcool que les hommes dont l’état s’aggravait (n = 345, soit 20 %), avec un rapport de cotes (RC) de 0,4 (intervalle de confiance à 95 %: 0,2-0,9). La consommation problématique d’alcool était associée à une probabilité de rémission des symptômes inférieure de 60 % dans une analyse multivariée comparant les groupes présentant une évolution favorable et ceux dont l’état s’aggravait, sur la base de quatre mesures répétées de l’indice des symptômes de l’AUA.

Auteurs: Chapple, Christopher, Guideline Development Group, Hill, Jennifer, Jones, Clare, N'Dow, James

Publié: 1 janvier 2010

La recommandation clinique 97 du NICE préconise explicitement la réduction de la consommation d'alcool dans le cadre des conseils hygiéno-diététiques destinés aux hommes présentant des symptômes évocateurs d'une vessie hyperactive. Le groupe d'élaboration de cette recommandation s'est appuyé sur une revue systématique des meilleures données probantes disponibles. Une prise en charge conservatrice, incluant la réduction de la consommation d'alcool, est recommandée avant d'envisager un traitement médicamenteux par alpha-bloquants ou anticholinergiques, et s'applique en première intention aux hommes présentant des symptômes non gênants ou non compliqués.